ACTE I, SCENE III. i
DAUB0N1SE.
Si j'y crois? j'en suis sûr.
MADAME BLAVEAU , à part.
Ils sont tous de même.
DAUBONNE.
Mon cher neveu, je suis doublement content de te voir, car j'ai besoin de toi : il me faut deux témoins • le premier, c'est mon vieil ami Dubourg.
Ah, oui! le sous-chef de bureau... , le vieux mauvais sujet.
DAUBON1NE.
Il n'est plus sous-chef, ni mauvais sujet* il est à la retraite* mais* toujours gai, comme tu l'as connu..., toujours fin observateur.
BLAVEAU,
Oui j c'est un de ces gens qui sont si fins qu'on les mène comme on veut.
MADAME BLAVEAU.
Et le second témoin?
DAUBONNE.
Je comptais sur Dubuisson , mon confrère à la faculté des sciences j mais il est pris de son catarrhe.
BLAVEAU.
Pauvre homme! (à part:) à leur âge...
DAUBONNE.
Tu le remplaceras.
BLAVEAU.
Moi! avec grand plaisir, mon cher oncle.
MADAME BLAVEAU, à part.
Il faut que mon mari soit un des témoins !
BLAVEAU , à part.
Témoin pour un mariage qui me déshérite !
DAUBONNE.
Puis , je te prierai d'examiner les articles du contrat .
BLAVEAU.
Ah ! fi donc , mon oncle J
DAUBONNE.
Si fait, si fait : tu te connais mieux que moi en affaires Un entreposeur, c'est presque un financier!... Si , par hasard, j'avais oublié quelque chose... Je ne veux rien te cacher , moi... Je donne à ma femme tout ce que je peux lui donner* c'est bien naturel... Il vous en restera toujours assez , mes amis • à moins cependant qu'il ne me vienne des enfans , comme je l'espère... car alors...
BLAVEAU.
Oh! sans doute. ( bas à sa femme.} Il est capable d'en avoir!
MADAME BLAVEAU , bas.
Ils en ont toujours !
DAUBONNE.
Ahî voici l'ami Dubourg.