‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 202 sur 327 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Dans les trente dernières années de sa :ie, nous avons vu Herman Melville commencer et poursuivre silencieusement une seconde carrière : sans illusions sérieuses quant à la possibilité de reconquérir par ses vers un public que sa prose avait perdu, il se plut à confier au papier, en s’efforçant de leur donner une forme harmonieuse, les réflexions et les rêveries qui animaient sa vie retirée. Il écrivit presque uniquement en vers. Et ses poèmes, lentement amassés, furent considérés par lui comme l’œuvre essentielle de ses vieux jours : les quelques pages de prose qu’il écrivit aussi demeurèrent dans son pupitre, tandis qu’il voulut faire connaître ses vers au moins à quelques esprits capables de les aimer. C’est donc à Melville, poète, qu’il nous faut penser presque uniquement en étudiant les œuvres de la fin de sa vie.

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