‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 71 sur 327 · LE RETOUR D'EUROPE · texte numérisé non relu

LE RETOUR D'EUROPE

C’est le 2 février 1850 que Melville regagna son foyer. Les renseignements nous manquent sur son activité dans les mois qui suivirent. On peut, d’après la fin du Journal de 1849, conjecturer qu’il était heureux de revoir les siens, heureux aussi des souvenirs amassés ainsi que du succès de ses deux derniers livres. Il est à peu près sûr que, sentant l’heure venue d’un ouvrage où il mettrait le meilleur de lui-même, il commença sans tarder à écrire Moby Dick. M. Mansfield a en effet découvert une lettre, écrite le 7 août 1850 par Evert Duyckinck à son frère George, où il dit, avant même que Melville ait définitivement quitté New-York :

< Melville a un nouveau livre en grande partie achevé — une pré- « sentation romancée, fantaisiste, littéraire et extrêmement plaisante « de la pêche à la baleine — quelque chose de tout à fait nou- < veau *. »

Découverte d'importance : elle implique en effet que l’œuvre, conçue et même en grande partie exécutée avant que Melville ait rencontré Hawthorne, échappe dans une large mesure à une influence qu'on jugeait décisive. En outre, elle nous permet d’entrevoir le cours des pensées de Melville, en une période sur laquelle les témoignages extérieurs font défaut. Puisque, avec une ardeur joyeuse, il s’est dès son retour jeté dans le travail, on peut penser que ses tendances philosophiques, alors plus puissantes en lui que jamais auparavant ?,

1. D. C. Cité par L. $. Mansfield, Glimpses of Herman Melville’s Life in Piusfield, 1850-1851, Am. Lit, IX, I, p. 32, 4-13 mars 1937.

2. Melville revit Adler à New-York dans le milieu des Duyckinck. Voir lettres du 1er octobre ,12 décembre 1850, 14 février, 27 mars 1851.

lui sont non plus une source d’irritante perplexité, mais de mâle ‘exaltation. Il a le défi délibéré de l’écrivain qui sent sa force et sa maturité.

Quels motifs, au cours de l'été, le menèrent à quitter New-York ? On dit à l'ordinaire qu’il voulut seulement échapper à la fournaise qu'est la ville en juillet. C’est assez vraisemblable : d’autant que ce Pittsfield où il allait, et où il avait passé les moments les plus heureux de sa jeunesse, devait lui faire l’effet d’une fraîche oasis. Peutêtre aussi était-il un peu las de la maison familiale, et de son bataillon de sœurs et de belles-sœurs. Peut-être était-il fatigué de la vie fiévreuse qu'à New-York devait mener un homme de lettres à la mode. Peut-être surtout supportait-il mal la laideur croissante de cette ville de brique et de poussière où les vrais écrivains, quels que fussent leurs espoirs, étaient mal à l’aise au milieu des brasseurs d’affaires, des politiciens et du flot toujours croissant des immigrants incultes. En tout cas, dès juillet, Melville s’en alla dans les Berkshires, avec sa femme et son jeune fils âgé d’un an.

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LES BERKSHIRES LITTÉRAIRES.

On a déjà parlé des Berkshires, et du séjour qu'y avait fait le jeune Melville. Cette région, sise aux lisières du Massachusetts et de l'Etat de New-York, est une des plus pittoresques de cette belle contrée : au Nord, le Mont Greylock, haut de quelque douze cents pieds, domine tout le pays. Vers le Sud, ses pentes s’abaissent en un plateau faiblement ondulé, semé de lacs charmants. Là naît, près de Pittsfield, la rivière Housatonic qui s'échappe vers la mer, entre de riches prairies coupées d’arbres touffus. Les rives du cours d’eau sont dominées d’assez loin par des chaînes variées : collines boisées des Berkshires à l'Est ; à l'Ouest, pittoresque chaîne Taconique, riche en curiosités naturelles, et au delà de laquelle apparaissent à l’horizon les sommets bleutés des Kaatskill.

Cette campagne qui, aujourd’hui encore, attire chaque année des touristes nombreux, était alors, presque à l’égal de Concord, comme une thébaïde d’écrivains et d’artistes. Déjà au siècle précédent, Jonathan Edwards était venu y écrire des traités sur la grâce. Peu avant l’arrivée de Melville, Bryant, Longfellow, James Russell Lowell, et

d’autres maintenant oubliés y avaient séjourné. En 1850, Oliver Wendell Holmes habitait une spacieuse maison, sise à quelques milles au sud de Pittsfield, sur la route qui mène à Lenox. Maïs le vrai titre de la contrée à la gloire littéraire est l’arrivée presque simultanée, en cette année 1850, de Nathaniel Hawthorne et de Herman Melville.

Hawthorne avait alors. quarante-six ans. Ce n’était. plus. le jeune homme aux grands yeux pensifs, le reclus de la « Chambre solitaire », que nous fait connaître le portrait signé de Charles Osgood que l’on garde à Salem’, Ce n’était pas encore le sexagénaire dont les épais cheveux blancs, contrastant avec la noirceur des sourcils, des prunelles et de la grosse moustache, ont été popularisés par la photographie. C’était l’écrivain tard venu à la réputation, des Twice Told Tales et des Mosses from on Old Manse. I1 avait épousé en 1842 — à trente-huit ans — Miss Sophia Pealody, artiste, lettrée, convaincue du génie de son mari, et soucieuse d’assurer sa gloire. Elle avait su, avec doigté, ménager son goût de la solitude, tout en l’entourant d’affection, et lui avait donné, semble-t-il, une sérénité qui apparait peu dans son œuvre, mais sur laquelle s'accordent « carnets » intimes et souvenirs de ceux qui l’ont approché. Grâce peut-être à cette influence heureuse, le talent de l’écrivain s'était élargi. Des contes et des essais un peu minces, il s’était élevé jusqu’au roman, et venait de faire paraître The Scarlet Letter.

En 1850, Hawthorne était las du morne Salem, où il avait passé presque toute sa vie, et où il avait connu plus d’un moment amer ; il se mit en quête d’un lieu plus aimable. Une maison au bord de la mer l’aurait séduit, mais il n’en trouva pas à sa convenance. Son ami Briggs lui suggéra les Berkshires. Lenox était peu connu encore, mais Hawthorne l'avait visité douze ans auparavant, et jugea qu’à défaut de la mer cette campagne pittoresque était l’endroit idéal, tant pour reprendre des forces que pour y écrire. Au début de lPété, accompagné de sa femme et de ses deux jeunes enfants, il vint s'installer dans « la petite maison rouge », aux portes de la ville, sur la route de Pittsfield. La vie de la famille dans cet « édifice lilliputien », est connue par les souvenirs de Julian, le fils du romancier ?. Le génie pratique de Mrs Hawthorne, l’habileté manuelle de son mari, avaient heureusement tiré parti de la maison. Mais la plus grande part de la vie familiale se passait, l’été, au grand air, au bord du lac

1. Portrait peint en 1840. Propriété de Miss Rebecca Manning, Salem. 2. Julian Hawthorne. Hawthorne and his circle, New-York, 1903, pp. 19 sqq.

ou dans le bois que les enfants avaient nommé « Tanglewood ».

Cest dans ces circonstances heureuses que Hawthorne commença The House of the Seven Gables.

Si l’on veut, en quelques lignes, esquisser le portrait du romancier à cette date, il n’est que de se reporter aux témoignages dont on a parlé. Nous apercevons un taciturne souriant qui sait: écouter avec sympathie, comprendre les goûts et les soucis de ceux qui se confient à lui, mais n’éprouve pas, personnellement, le ‘besoin de se livrer. « C'était le confesseur, et non le pénitent », dit M. Austen Warren. C'était assurément un homme de cœur, délicat, loyal envers ses amis, et dont J. E. A. Smith, qui l’a bien connu, a pu dire

«& Que le cœur de Mr. Hawthorne fût chaleureux et tendre, jen € suis assuré grâce à plus d’une circonstance que je n’ai peul-être « pas le droit de rappeler ici. »

Mais il y avait en lui une réserve, une pudeur, qui empêchait tout véritable abandon, et que M. Weaver, dans une article qui fit quelque bruit, analyse en ces termes

< Dans ses amitiés, il est vrai, il donnait de toutes manières, et & sans parcimonie ; mais avec une manière de donner qui laissait

« son cœur intact et sa solitude inviolée. »

Un tel homme risquait d’être gêné par une affection indiscrète, Déjà il avait eu bien du mal à modérer les ardeurs excessives de Margaret Fuller. Nous allons le voir une seconde fois embarrassé, lorsque Melville s’enthousiasma pour cet aîné au génie un peu mystérieux, et s’exalta en songeant qu’il avait trouvé l’amitié idéale.

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L'ÉTÉ A PITTSFIELD.

La vieille maison familiale de Broadhall, bien déchue, recevait maintenant des pensionnaires l'été. Le Major Thomas Melville Jr était mort dans l'Illinois, et sa veuve, la tante d'Herman Melville, était revenue vivre à Pittsfield, tirant comme elle pouvait parti de sa maison. C’est chez elle que Melville alla s'installer, avec sa femme et son fils. Les débuts de son séjour nous sont bien connus, car, presque à son arrivée, il invita son ami Evert Duyckinck, et celui-ci, dans

des lettres à sa femme, qui nous ont été gardées, parle longuement “&

du séjour fait à Broadhall*.

1, D. C. Citées par Mansfield. Glimpses of H. M., op. cit.

Emmenant avec lui Cornelius Matthews, autre ami de Melville, Duyckinck débarqua le 3 août. Dès le début, il fut enthousiasmé par les brises fraiches et l’air embaumé du pays, par l’apparence heureuse d’Elizabeth Melville « en grande capeline de paille nouée sous le menton », et par la maison de Broadhall.

« La maison où nous sommes, celle de Melville, est un endroit

unique — un vieux manoir de famille, majestueux et couvert de « boiseries, avec de vastes galeries et de grands escaliers — un vrai

modèle de grandeur campagnarde à son déclin. La famille est

« déchue, et c’est sa dernière saison. La ferme a été vendue. Herman

Melville en connaît chaque pierre, chaque arbre, et sans doute <

tirera d’elle un livre Dites à Katy que c’est une gentille maison, <

celle de Melville, car Longfellow, ce gentil poète, y a séjourné

« voici un an ou deux, et ia maisonnette d'Oliver Wendell Holmes

« est en vu. »

A lire cette lettre optimiste, on devine que l’hôte était en belle humeur ; la suivante confirme tout à fait cette impression. Le 5 août, une grande excursion fut organisée. L'occasion en était une visite à un ami de Duyckinck, Dudley C. Field, qui vivait à Steckbridge, village sis à une vingtaine de milles de Pittsfield. Duyckinck, Matthews et les Melville y allèrent par le train ; à la gare les attendait leur hôte, accompagné d’un autre de ses invités : c’était Oliver Wen-dell Holmes. A la maison de Field, d’autres les rejoignirent, et parmi eux était Hawthorne. Duyckinck était depuis longtemps avec lui en termes d’amitié, mais c’était la première fois que Melville et lui se rencontraient. Hawthorne ignorait même presque entièrement Melville. Melville, lui, connaissait l’œuvre de Hawthorne, et venait même d'écrire pour le Literary World, sous la signature « Un Virginien », un article chaleureux sur Hawthorne and his Mosses. Mais il n’avait pas eu encore la curiosité de connaître l’homme. Duyckinck n’était certes pas fâché de voir enfin se réunir ses deux amis. On partit en promenade pour escalader « Monument Mountain ». En dépit d’une averse, la promenade fut très gaie, et Melville, plus que tous les autres, parut en verve.

« La pluie aurait pu être plus forte, et nous nous égaillâmes à « travers les rochers, Herman Melville allant s’asseoir, le plus hardi « de tous, à califourchon sur un roc en saillie, tandis que le Dr Holmes « jetait entre les parois un coup d’œil craintif, et jurait que l'effet

1. D. G. Evert Duyckinck à sa femme, 4 août 1850, cité chid., p. 28.

< produit sur lui était celui de l’ipéca. Hawthorne jetait des regards « étranges, comme cherchant la Grande Escarboucle. Matthews lisait « le poème de Bryant. C'était superbe. -»

On dina sur place, et la conversation fut pleine d’animation. « Holmes dit quelques-uns de ses meilleurs mots, et fit bondir toute la compagnie en émettant diverses propositions qui établissaient « la supériorité des Anglais. Melville releva l’attaque vivement. Hawthorne regardait !. »

Telle fut la première rencontre des deux hommes. On aimerait savoir ce que couvrait ce regard silencieux de Hawthorne.… Melville, lui, ne semble pas avoir été frappé. Ce qu’on retient de lui, c’est sa vigueur et son entrain. Tout confirme l’impression recueillie déjà en cette année 1850, il avait atteint la maîtrise, et tout en lui exprimait l’heureuse confiance du génie sûr de soi.

Le’*7 août, nous voyons encore, à travers une lettre de Duyckinck, ce même Melville fringant, qui conduit à grandes guides un attelage à deux chevaux ; avec lui et les siens (Allan Melville et sa jeune

femme venaient d'arriver, eux aussi), Duyckinck, Matthews et d’autres amis firent une excursion à la petite ville, déjà mondaine, de Lebanon Springs, et à la colonie de « Shakers » établie dans le voisinage. Et le 8, Duyckinck, qui décidément tenait à voir Hawthorne et Melville entrer en sympathie, conduisit le premier voir le second à Lenox. Mais la lettre qui décrit cette visite, si elle parle longuement, et en termes très heureux, de Hawthorne et des siens, est à peu près muette sur Melville : la seconde rencontre, pas plus que la première, ne paraît avoir été décisive ?. »

Mais Duyckinck ne semble pas s’être découragé : dès son retour à New-York, il envoya des cadeaux à ses amis. Melville reçut une caisse de champagne. A Hawthorne, il destina les œuvres complètes de Melville, et c’est l’auteur lui-même qu’il chargea de les porter. Ce que fut cette troisième entrevue, nous l’ignorons. Mais Duyckinck atteignit le but qu’il cherchait. Trois semaines après, Hawthorne avait lu Melville entier. Le 24 août, il écrivit à Duyckinck :

« J’ai lu les œuvres de Melville avec une estime croissante pour « l’auteur. Nul écrivain n’a jamais mis la vérité sous les yeux de « son lecteur d’une manière plus inflexible qu’il ne le fait dans « Redburn ou dans White Jacket. Mardi est un livre riche, dont

D. C. Id, 6 août 1850, ibid., p. 30.

D. C., id., 9 août 1850, ibid., pp. 34,35.

« çà et là les profondeurs vous obligent à nager de toutes vos forces « pour ne pas perdre pied’. »

Enfin, comme pour rapprocher encore mieux des deux ‘écrivains, Mrs Hawthorne lut avec ravissement l’article de The Liberary World. Elle écrivit à Duyckinck : ;

« Mais, mon cher Mr Duyckinck, je ne puis penser à rien d’autre « qu’à l’extraordinaire article sur Mr Hawthorne dans The Literary « Wortd. Le Virginien est le premier qui ait jamais, en des pages « imprimées, compris M. Hawthorne. Je ne cesse de lire et de relire « ces phrases inspirées, et je m’émerveille de plus en plus à l’idée « que les mots que j'attendais depuis si longtemps ont été dits, et « si bien dits. Il y a là un enthousiasme généreux et noble tel « que je n’en ai jamais encore trouvé chez un critique, à propos « d'aucun auteur. Tout en faisant ressortir la splendeur de son sujet « (excusez-moi, mais je parle comme si j'étais désintéressé en « laffaire), il s’enveloppe lui-même de splendeur. Il y a en cet « homme la fraîcheur d’une nature primitive, et la vraie flamme « d’un Prométhée brûle en lui. Qui peut-il être, si intrépide, ‘doué <« d’un cœur si généreux et d’une intuition si vive ? Son nom doit-il « être à jamais tenu secret ? ? » |

On peut supposer que, par le courrier suivant, les Hawthorne apprirent que l’inconnu était ce Melville qu’ils avaient vu d’abord sans lui prêter autrement attention. On peut considérer qu’alors l'amitié des deux hommes était née. Hawthorne avait deviné la nature exubérante de son voisin. Lui, l’homme qui n'avait jamais vécu, il devait éprouver une certaine curiosité devant ce cadet dont l’expérience était si riche, et chez lequel il apercevait, alors encore, une jeunesse et une ardeur qui lui avaient toujours manqué. Il est probablie qu’alors c’est lui qui, sans se départir de sa réserve, fit des avances à Melville. On ne saurait affirmer que Melville ait semblé répondre à cette sympathie par les sentiments exaltés que ses lettres vont bientôt nous montrer. Mais il est probable que, dès la fin d’août, il considéra Hawthorne comme un ami. Ê

Cette impression de vitalité débordante que donne Melville dans l'été de 1850, ce n’est pas seulement Duyckinck qui nous la fait connaître. Des témoignages précieux, cités en notes par Mr Mansfeld,

1. D. C. Sarah Hawthorne à Ev. Duyckinck, 29 août 1850, cité cbid., p. 36, ne022

2. D. C. Nathaniel Hawthorne à E. Duyckinck, 24 août 1850, ibid., D 373 1029: |

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viennent la renforcer. Nous voyons une jeune femme débarquant à Pittsfield et

« littéralement enlevée de son wagon par un individu à la barbe « opulente, et emportée comme par un ouragan dans un boghei der- « rière un poney noir, d’un aspect, d’une allure et d’une conduite bien < inquiétants !. »

Nous voyons Matthews, qui d’une plume fantaisiste évoque pour des lecteurs son séjour dans les Berkshires, voiler le nom de Melville du transparent pseudonyme de « Vieux Neptune », tandis qu'Hawthorne est appelé « Noble mélancolie? ». Et nous apercevons enfin Melville qui joue un rôle actif dans la mascarade organisée par Mrs Morewood, l’âme des réjouissances mondaines de Pittsfield ©. Tout concourt à nous faire voir en lui pendant ces mois d’été, un homme heureux, gai compagnon, et convive apprécié. Et c’était l’époque où Moby Dick prenait sa forme décisive. Tout semble vraiment indiquer qu’il fut créé dans la joie.

Pittsfield, qui avait laissé à Melville de si bons moments, ne l'avait pas déçu. I! crut, sans nul doute, que c’était l’endroit qui convenait à son épanouissement. I1 avait besoin de grand air, d’exercice : se fixer à Pittsfield, c'était s’assurer l’un et l’autre. Quant à la société new-yorkaise, il y renonçait bien volontiers. L’exemple de Holmes, de Hawthorne — et la fougueuse activité mondaine de Mrs Morewood — lui montraient que Pittsfield n’était pas le désert. Il décida d’acquérir un petit domaine, et de vivre désormais à la campagne. Il ne revint à New-York, en septembre, que pour déménager.

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