‹ Herman Melville Marin, métaphysicien et poèteChapitre 70 sur 327 · Journal de · texte numérisé non relu

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2. En ce qui concerne Jsraël Potter, voir Journal de 1849, 18 décembre. Melville note qu’il a acheté chez un bouquiniste un plan de Londres ancien : « I'want to use it in case I serve up the Revolutionary Narrative of the beggar ».

Les contes sont : The Two Temples, écrits en 1853, et non publiés à l’époque :; Poor Mans Pudding and Rich Man's Crumbs, 1854; The Paradise of Bache-

4 nt Tartarus of Maids, 1855. Ces contes ont été inclus dans la St. Ed: vol. :

Ses voyages antérieurs lui avaient fait connaître la vie primitive ; celui de 1849 lui montra le raffinement. Et il avait vu ces deux mondes si différents avec assez d'intelligence et de sympathie pour attacher à chacun sa valeur propre, et cesser, comme tant de ses contemporains, de tout juger du point de vue de la Nouvelle-Angleterre. Le voyage de 1849, si bref qu’il ait été, marqua chez Melville un nouveau progrès vers la libération des contraintes puritaines.

En second lieu, les conversations avec Adler contribuèrent à lui donner la base philosophique qui lui manquait : dès son retour, il se mit à lire les traités dont son compagnon lui avait parlé, et à les assimiler à sa pensée. Le résultat put être néfaste par la suite, quand les forces de Melville faiblirent : mais pour l'heure, cet enrichissement n’avait que des avantages.

Enfin, les nombreux ouvrages littéraires, très divers, maïs toujours de haute qualité, qu’il avait achetés, élargirent encore la culture de Melville. Cet autodidacte auquel on a tant de fois reproché son érudition parfois pesante devait, en avançant en âge, atteindre véritablement à l’humanisme. C’est peu après ce voyage de Londres qu’il cessa de dévorer avidement toute sorte de livres, et apprit à lire en lettré.

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