‹ Hermann et DorothéeChapitre 118 sur 138 · NUIT DU SABBAT · texte numérisé non relu

NUIT DU SABBAT

Montagne du flarz, vallée de Schlrke et déaeit.

FAUST, MÉPHISTOPHÉLÈS

N'aurais-tu pas besoin d'un manche à ba» lai? Quant à moi, je voudrais avoir un bouo Bolide... Dans ce cnemin, nous sommes encore loin du but.

FADST.

Ce bâton noueux me suffira tant que je me sentirai ferme sur mes jambes. A quoi bon abrég'er le chemin ? Errer dans le labyrinthe des vallées, puis gravir ce rocher, du haut duquel les eaux jaillissent éternellement, voilà le seul plaisir qui puisse assaisonner une pareille route. Le printemps circule déjà sous l'écorce blanche des bouleaux, et les sapins en ressentent aussi les influences : ne doit-il pas agir sur nos membres engourdis ?

MÉPHISTOPHÉLÈS

Moi, je ne sens vraiment rien; j'ai soif de neige et de glace; j'en voudrais tout le long de mon chemin. Que la lune est triste ! que les rayons de son disque échancré sont ternes ! comme ils glissent lentement sur le lanc des montagnes ! Elle éclaire si mal, qu'on donne à chaque pas contre un arbre

(I) Cette scène, ce hors-d'œuvre, qne les Alleman^'s eux-mêmes avouent ne pas comprendre, fourmille a allusions à des personnages et des faits de la cour de Weimar, à l'époque ou Gœlhe écrivait Faust. Comme précédemment, la partie versifiée est empruntée a U traduction Stapfer. (Note des éditeurs )

FAUsr 153

OU an rocher ! Permets que j'appelle un feu follet; j'en vois un là-bas qui promène assez drôlement sa lumière. Holà ! ami, oserai-je t'appeler à nous ? Qu'as-tu à flamber inutilement dans le vide ? Sois assez complaisant pour nous éclairer jusque là-haut.

LE FEO FOLLET.

Par politesse, j'espère pouvoir forcer mon naturel léger : notre course se dirige habituellement en zigzag.

MÉPHISTOPHÉLÈS

Hé ! hé ! voyez donc ! il veut singer les hommes. Marche droit, au nom du diable I ou je souffle ton étincelle de vie.

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