‹ Hermann et DorothéeChapitre 119 sur 138 · FAOST, MÉPHISTOPHÉLÈS, LE FEU FOLLET · texte numérisé non relu

FAOST, MÉPHISTOPHÉLÈS, LE FEU FOLLET

chantent alternativement.

Dans la sphère des mensonges, Des chimères, des vains songes, Nous voici, je pense, entrés.

Sois-nous un udéle guide :

Effleurons if sol avide, Foulons les rocs déchirés.

Vois-tu ces pins qui se pressent, Et dont les troncs me paraissent Saisis d'un long tremblement, Se fuir si rapidement T Et ces sommets qui s'abaissent.

Et ces nuages mouvants, £t ces prés battus des vents, St ces brouillards qui 89 fondent,

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Comme ils roalent, comme ils grondm

A travers rocs ei gazoa

iuit le torrent noir de fange

Et blanc d'écume.... Qu'entends-jo?

Un murmure, une chanson ?

Est-ce bien la voix d un ange î

D'amour est-ce bien les sons ?

Sons heureux que nous aimonsi

L'eciio de ce doux ramage,

Comme la voix dun autre âge

Va mourant de monts en monts.

Houl hou! chouchou! cris funétees)

Retentissent près de nous :

Merles, geais, corbeaux, hiboux,

Veillent-ils dans les ténèbres *

Qui frappe ici mes regards ?

Ventres plats, longues échine^

Scorpions, serpents, lézards,

Rampeut-ils sous les épines f

De toutes parts les racines,

Comme un million de bi^

S'allongen', devant nos pas.

Ici, cachant une fosse

Raboteuse, suant 1 eau,

Elles tendent un réseau

Flexible où le pied se fausse ,

Là,, du tronc des arbres morts

Elles s'élancent en gerbes,

Ou bien confon rient aux herbe»

Leurs longs lilaments retors,

Ktces taupes bigarrées.

Sur la bruyère égarées,

La mousse timide grattant,

Broutant, trottant, valetant ;

Et ces mouches fugitives

Dont le valeureux essaim

Sème sur notre chemin

Des étincelles si vives.

Dis-mof si nous resterons

Ou si nous avancerons ?

Ici tout pend, tout menace,

Vois ces pins déracinés

Qui déchirent notre face ;

Et c«s rochers calcinéi,

Ces Mux vertes, ces leux sombi*.

£♦ ces brouillards et ces ombres f

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