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réciproquement, pourquoi est-ce plutôt cette ébauche d'appareil femelle qui évolue, alors que l'appareil mâle entre en régression ?
Si nous connaïissions la réponse à cette question, nous saurions aussi quelle est la cause première de l'arrêt de développement que constitue l’hermaphrodisme vrai.
Mais quelles causes connaissons-nous, capabies d’agir sur la reproduction en général ?
D'abord, toutes les actions générales qui entravent l’accomplissement de la fonction reproductrice se manifestent par un trouble qui est apporté dans lPévolution normale des éléments sexuels. On sait combien de maladies organiques amènent soit chez l'individu, soit chez sa descendance une stérilité plus ou moins complète : l’hérédo-syphilis, la tuberculose, l'alcoolisme en sont des exemples trop notoires.
D'autres causes entravent la reproduction de l'espèce; on sait combien d'animaux ne se reproduisent pas en captivité; le changement de climat normal est souvent aussi une cause de stérilité.
L’hybridation se traduit par des actions très variées, mais qui, presque toujours, diminuent dans une certaine mesure la fécondité des descendants. Les expériences de Sranpruss sur les lépidoptères ont montré que l’hybridation pouvait être un facteur d'une grande importance sur la détermination de l’hermaphrodisme,
Chez l’homme, où l’on a cependant l'habitude de
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s’enquérir des antécédents morbides des sujets, on ne trouve guère d'indications dans les cas d’hermaphrodisme : il semble pourtant que, dans bien des cas, les grandes maladies organiques peuvent avoir une influence dans son étiologie.
Mais il s’agit là, en tout cas, de causes accessoires ; la cause première, générale, nous échappe.
Elle semble cependant résider dans l’indétermination élémentaire des ébauches sexuelles. C’est l’avis de Maupas qui dit: « L’hermaphrodisme dérive de la neutralité sexuelle primordiale des éléments génitaux. » Mais quand cet hermaphrodisme est développé à un haut degré, pouvons-nous admettre qu’à elle seule la faiblesse de la détermination sexuelle permet à une partie assez considérable de l’ébauche génitale d'évoluer en un testicule, par exemple, quand le reste doit se transformer en ovaire ?
Évidemment, cette indétermination sexuelle ne suffit pas, à elle seule, à expliquer l’hermaphrodisme, mais il est incontestable qu’elle contribue, pour une grande part, à provoquer son évolution.