‹ Hernani, drame en cinq actes. With explanatory notes by Gustave MassonChapitre 68 sur 105 · ACTE IV. SCÈNE IIL XÔf · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCÈNE IIL XÔf

But ton chevet de pierre accoude-toi. Parlons.

Oui, dusses-tu me dire, avec ta voix fatale.

De ces choses qui font l'œil sombre et le front pâîe.

Parle, et n'aveugle pas ton fils épouvanté.

Car ta tombe sans doute est pleine de clarté I

Ou, si tu ne dis rien, laisse en ta paix profonde

Carlos étudier ta tête comme un monde;

Laisse, s'il te mesure à loisir,i ô géant.

Car rien n'est ici-bas si grand que ton néant!

Que la cendre à défaut de l'ombre me conseille !

(// approche la clef de la serrure,) Entrons I

(Il recule.)

Dieu I s'il allait me parler à roreîlle' S'il était là, debout et marchant à pas lents l Si j'allais ressortir avec des cheveux blancs I Entrons toujours I— (Bruit de pas.)

On vient! — Qui donc ose à cette heure. Hors moi, d'un pareil mort éveiller la demeure ? Qui donc ?

(Le bruit se rapproche.) Ah I j'oubliais I ce sont mes assassins I Entrons I

(Il ouvre la porte du tombeau qu'il referme sur lui. — Entrent plusieurs homm£s marchant à pas sourds, cachés sous leurs manteaux d leurs chapeau^:,)

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