‹ Hernie diaphragmatique congénitale chez un homme de 55 ansChapitre 2 sur 12 · A LA · texte numérisé non relu

A LA

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INR ODUE HION

Le 17 décembre 1899, M. le professeur Cochez, d'Alger, me fit appeler à l’amphithéâtre de l'hôpital de Mustapha, pour me montrer sur un homme de $< ans, mort de tuberculose pleuro-péritonéale, une anatomie qui renversait les descriptions que J avais apprises jusque-là.

De premier cri d'étonnement passé, voici ce que nous constatâmes : le cœcum, le côlon ascendant, la moitié du côlon transverse, le pylore et tout le lobe droit du foie étaient logés dans la cavité pleurale droite.

C'était une hernie diaphragmatique. Mais la présence de tels désordres chez un homme de cet âge, mort d’une tout autre affection, nous fit réfléchir sur la cause et sur le processus intime de cette monstruosité. À

Mon Maître me fit l’insigne honneur de me confier le soin d'en faire la dissection attentive et l'étude détaillée Je suis heureux de lui présenter aujourd'hui les résultats de ma tâche. Il voudra bien voir le prix que j'ai attaché à cette marque de

confiance, dans les efforts que j'ai faits pour m'en montrer

digne.

Tout ce que j'ai appris depuis ce jour n’a fait que confirmer notre première hypothèse : les hernies congénitales diaphragmatiques peuvent être compatibles avec la vie. À Les cas identiques au nôtre sont exceptionnels. De plus, l’origine congénitale leur est refusée, parce qu'ils n’ont pas” déterminé la mort. C'est pour porter mon faible appui en faveur de la théorie congénitale que j'ai cru devoir publier cette observation. Nous étudierons donc toute la vie du malade, la maladie qui a causé sa mort, sa malformation et

l'embryologie nous éclairera sur la pathogénie de cette

affection.

ÉERNIE

DIAPHRAGMATIQUE CONGÉNITALE

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