‹ Hernies diaphragmatiques traumatiquesChapitre 20 sur 29 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

QUENU dans sa thèse écrivait : « La guérison spontanée n’a, à notre connaissance, jamais été observée ».

Malgré l'observation sensationnelle et unique de réduction totale spontanée d’une hernie diaphragmatique gauche, publiée par MM.

J. BERA et BRAUDE, chez un malade dont l’état général interdisait toute intervention et qui lut soigné médicalement (hygiène alimentaire, cardénal...), le traitement curatil médical de cette lésion ne saurait exister.

Aussi, lorsque le diagnostic de hernie diaphragmatique a été certilié par l'examen clinique et l'examen radiologique, une seule conduite s'impose : il faut intervenir.

Il est évident que l’âge avancé, le mauvais état général (cachexie, tuberculose pleurale ou

‘péritonéale..) du sujet, seront des contre-indications Îormelles à l’intervention.

Nous étudierons successivement les soins préparatoires, l'intervention elle-même, les soins post-opératoires. :

1° SOINS PRÉOPÉRATOIRES

Comme avant toute intervention chirurgicale, le bilan exact de l’urée sanguine, le temps de saignement et de coagulation, devra être dressé.

Il est are chez ces sujets qui présentent la plupart du temps un mauvais état général, d’instituer un régime de suralimentation avec des aliments facilement digestibles et non lermentescibles, fractionnés en plusieurs prises légères, de l’insuline, des extraits de foie et d'estomac.

Dans les formes s’accompagnant d'anémie intense, il est. à remarquer que l'opothérapie gastro-hépatique à une influence tout à fait remarquable.

IL faut également situer dans ce temps le .

pneumothorax préopératoire et la phrénicotonne.

Pneumothorax préopératoire :

Le pneumothorax préalable, jugé dangereux pour certains auteurs, permettrait pour d’autres d’habituer le sujet peu à peu aux conditions mécaniques nouvelles dans lesquelles il se trouvera pendant et après l’intervention.

En effet, il favorise préalablement l’augmentation de la capacité respiratoire du poumon PpRoÈE

.— il immobilise et réduit le volume du poumon sur lequel il agit :

LE

AE Le

— 1} habitue préalablement la séreuse au

contact de l'air ;

— 1l détermine, pour certains, une légère iritation pleurale qui exalte ses capacités de lutte contre linfection ;

— 1l évite le teen médiastinal.

Cependant, malgré ces avantages, l'opinion la plus répandue veut que le pneumothorax préalable est dangereux et qu'il est impossible de prévoir ses effets. D'ailleurs, sa création n’est pas toujours possible, ni toujours efficace. be

Chez notre malade, il n’a pas été institué de pneumothorax. En outre, il présentait un épanchement pleural et sa plèvre-n’était plus vierge.

Phrémcotomie :

Quelle que soit la voie adoptée, il n’est pas douteux que la paralysie de lhémidiaphragme facilite considérablement l'opération.

— FoLkE NoRp signale deux cas de guérisor obtenus par cette simple méthode chez des débilités, présentant une contre-indication formelle opératoire. |

— pour MENEGAUX, elle entraine parlois un relâchement immédiat de l'anneau herniaire plus ou moins contracté, elle diminue les eljets de l'aspiration thoracique, et, de ce fait, favorise la suture de la brèche, qui aura plus de chances de tenir.

— Elle élève également l’hémidiaphragme

et en permet un abord plus aisé.

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