A. — ENVELOPPES DE LA IIEHXIE
La (lislinclion pothoi>cni(|no mlmise par les auteurs ancieus, nelleiucut fornnilre par Iléliodore, suivaul hupiclle les hernies se développent tantcM par la ni|iliir(' (-/.-j-'-j. p?i;iv), lanlùl par l'élonii'ai ion (x-/t7. inky.T-j.aiv) du péritoine, se icirouve jiis([ue dans les <'-ciils de lloiissct; Arnaud, (jarengeot, Richter luiniéine ont eonservé. loul en la (•onsid(''rant connue exceptionnelle, la catégorie des hernies par (h'chirure du péritoine. Nous savons au jonrd'hui que les organes «pii prenncnl pari au déplacement, lorsqu'ils sont pourvus d'un l'evètement péril(in(''al coiniilel, rcl'oideiil Ion jours de\anl eux la si'-reuse pari(''lale, qui constitue de la sorte l'enveloppe la plus profonde et la plus constante tie la hernie.
La laxité du tissu c(dlulaii"e qui double le péritoine lui permet de glisser sur les plans fdtreux et musculaires de la paroi abdominale dont il tapisse la l'ace interne et de se laisser entraîner ou refouler par la pression des viscères au travers du trajet herniaire (d jusque dans les régions les plus superficielles. Le sac herniaire, ainsi constitué y^cv/- la locunuil ion ilii pcrtluiiie, re])résente, dans les hernies ordinaires complètes, vuie sorte de Imurse dont le fond est tourné du côté de la peau et dont l'orifice rétréci se continue, au travers des orifices herniaires, avec le péritoine abdominal. Cette continuité du sac herniaire avec le péritoine devient encore plus manifeste quand, par la dissecdion, on sépare la membrane cpii le constitue des tissus environnants; en poursuivant cette «lissection au travers du trajet herniaire, on arrive en un poini où le sac se continue avec la séreuse alxlominale. Lhie traction exercée sur le sac, isolé delà sorte, suffit alors pour attiier dans le trajet hei'uiaii'e les portions du péritoine adjacent aux(|uelles il s'atla(die el doni il se j)résente alors comme une sorte de diverticule.
Le sac, dans les hernies complètes et présenlard- une cerlaine ancienneté, ofl'i-e généralement la forme d'unc^ anq)oule ou d'une gourde, dont la pai tie renilée, située à rexiérieur lie la paroi aljdominale, tantôt globuleuse, tantôt piriforme, tantôt plus ou moins régulièrement cylindrique, ou simplement aplatie et étalée sous la peau et sous les enveloppes exlérieur(>s de la hernie, constitue ce ipi'on nomme le co/'ji^ du sac herniaire; le /'onil du sac, qui termine cette partie renflée, en est souvent, mais non pas toujours, la partie la plus sui)erlicielle. On d(uuu' le nom de colh'l, d'oi'ilice ou d'embouchure (Arnaud) du sac à la partie rétrécie par laquelle ce dernier se continue, au travers du trajet el des orifices herniaires, avec le péritoine : c'est la première de ces dénominations (pii est actuellement seule emjdojée.
FiG. 7. — Orifice (l'une hernie obturalrice récente, vu par sn face périlonéale. — On voit les plis radios que forme le périloine pour s'iniroiluire dans le trajet sous-pubien, au-dessous de la branche horizontale du pubis. (Denieaux.j
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CARACTÈRES ANATOMIQUES DES HERNIES