‹ Hero et Leandre drame antique en un acte en versChapitre 1 sur 19 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

MICHEL LËVY FAËBES, ÉDITËUBS

RUE ViyiENNHy â BIS.

Repiésentation, reproduction et traduction réservées.

 M. ÂD. HATZPBLD

Professeur de littérature étrangère à la FacuUé des lettres de Grenoble,

Mon cher ami,

C'est toi qui m'as suggéré la première idée de ce petit drame antique à trois personnages. Et de quel secours m'ont été dans rexécution ellemême ta connaissance profonde de Tantiquité, ton goût si délicat et si pur, je le dirais et je t'appellerais mou collaborateur, si ta modestie me le permettait. Souiire au moins que ma reconnaissance te dédie ce premier essai dramatic^ue et que je partage ici avec toi Fhumble succès qu*ii m'a vain auprès du public et de la critique presque partout bien veillan lie.

J*ai eu d'autres auxiliaires encore que je n'au-

rais garde d'oublier. Que de remercimeiUs ne dois-je pas aux exceflents artistes de h CSomëdie-

Française! M. Delaunay s'était fait mon jeune parrain devant le comité de lecture ; sans doute sa recommandation chaleureuse n'a pas été étranp;(>re à raccueil unanime que j'y ai reçu. Il s'est chargé du rôle de Léandre qui n*a qu'une scène. Et ce rôle, comme il l'a riiidii : quelle vigueur! quelle sensibilité pénétrante I quelle élégance antique et attiquel quelle précision dans sa verve audacieuse et pourtant contenue avec art! Il a été tout à finit le poétique, Théroïque jeune homme dont l'amour était plus grand que la mer ! Mademoiselle Favart, en prêtant sa grâce idéale et sa voix harmonieuse au personnage de la fiancée de Léandre, a mérité cet éloge : (( Il y avait long- ' temps qu'un rôle de tragédie n'avait valu à une artiste l'ovafîon sympathique qu'on lui a faite. Il n'y avait pas eu depuis mademoiselle Rachel un SUC9M de tragédienne aussi firanc et aussi mérité. » Une telle louange, et de la plume d'un des critiques les plus compétents \ me dispense de rien ajouter. Mademoiselle Édile Riquer, si jolie dans sa robe à longs plis, s'est dévouée au j)ersonnage ingrat de l'esdave peureuse. Enfin, M. D|i-

|. M. Éâw^acd Fouinlcr, dam lejonrnia la Patrit-

vesae, régisseur générai du Théâtre-Français, m'a donné de précieux conseils. C'est un véritable al tiste, un metteur en scène dont l'intejiigence n'a d'égale que ia mo4estie. Qu'il reçoive aussi ave&les interprètes de Hèro et Lé&ndre^ et après toi , mon cher ami , l'hommage de mon souvenir recmmaissant.

Louis Uatisbojsne.

2\ décembre 1SÔ8.

PEliSÛiNNiVGES

LEANDRE. M. Ufci.AUN\v.

HÉHO, prètEesnedeTéDut. Mil* Pava rt.

AM TJiLA, ieuue Baivante de la prerresse. MUe B. RiouBa.

L'action ce passe i Sealos, au bord de rHellespout , au pied d^iiie tovr solitaire baliitée par Héro , prêtresse de Vénus.

HERO

ET

LÉANDRE

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