TRE THON
à Moscou, après son retour d’exil en 1842, sans avoir encore rien Tu de Proudhon. Voilà pourquoi, lorsqu'il découvre Qw’est-ce que la propriété ? la thèse ne lui donne nullement l’impression de la nouveauté : l’application seule de la méthode dialectique à l’analyse d’un phénomène social le frappe par sa vigueur.
‘T1 était déjà parvenu lui- -même à l’idée que la possession résout la contradiction interne de là propriété. Il s’est donc rencontré avec Proudhon ; il n’a pas été formé par lui. Il ne lui est rede- - vable d'aucune de ses conceptions fondamentales. Proudhon l’a seulement aidé à tirer de celles-ci les conclusions auxquelles elles devaient aboutir, la négation de toute transcendance et de tout ordre extérieur aux choses conduisant logiquement à la négation d’un pouvoir politique extérieur aux individus.
Jusqu’en 1848, Herzen en était resté à l’État hégélien, conscience du corps social, dont son expérience de la province russe lui avait montré l’utilité pour éveiller la masse confuse des mouyjiks à l’instruction et au sentiment de son unité. Mais la succession des événements, qui poussent la République de 1848
vers les Journées de juin, appelle son attention sur les questions du suffrage universel, de la représentation populaire, de la nature de la monarchie et de la démocratie. La répression sanglante de l’émeute de juin lui prouve qu’un gouvernement républicain peut aussi bien qu’unê monarchie se dresser contre le peuple dont il prétend exprimer la volonté. Il est amené peu à peu à distinguer l’État de la société. Il va ainsi de lui-même vers l’anarchisme proudhonien, et il adopte celui-ci avec d’autant plus de facilité qu’il correspond aux négations vers lesquelles tend le mouvement même de sa propre . pensée. Les conceptions identiques de Proudhon et de Herzen sur la réalité de l’être social, sur l’unité organique liant la société et l'individu les amenaient conjointement vers un anarchisme tout différent de celui de Stirner, qui, considérant l’homme “comme une monade isolée et fermée sur elle-même, rejetait toute limitation de la liberté et réduisait la société à un agrégat
d’égoïsmes hostiles.Pour eux l’anarchisme ne pouvait être qu’une organisation meilleure de la vie collective par l’association des volontés libres, débarrassée du joug extérieur d’un État s’attribuant l'investiture d’une autorité transcendante. Herzen s’accordait naturellement avec Proudhon pour mener le même combat contre les survivances monarchiques et religieuses dans la République jacobine centralisée, sortie du Contrat social. I] était naturel de même qu’il nourrît sa critique personnelle de celle de Proudhon. C’est surtout cet enrichissement qu’il lui doit. |
Mais il garde son entière indépendance vis-à-vis de son guide et, tout en marchant d’un pas égal vers le même idéal anarchique, il suit son propre chemin. Sur la trame identique de ces deux esprits l'éducation reçue, les tendances personnelles ont façonné un tissu différent. Le régime despotique, dont Herzen a si longtemps éprouvé les rigueurs, l’a convaincu de l’impossibilité d’une libération de l'individu, tant que l’autocratie n'aura pas fait place d’abord à une république politique, imparfaite sans doute, mais seule perfectible par nature et capable d’évoluer vers une décentralisation, étape nécessaire vers le self-governement. D’autre part sa longue pratique du Saint- Simonisme évangélique l’a profondément pénétré de l’idée qu'aucune réforme n’est viable, si elle n’est pas d’abord intérieure. À travers son œuvre passe à tout instant la comparaison qu’il fait entre les destinées du socialisme et celles du christianisme naissant, qui, par sa seule maîtrise sur les esprits et sur les âmes, mit en échec la puissance impériale et substitua un monde nouveau à la Rome païenne. Le spectacle de la Révolution de 1848 a donné pour lui une force nouvelle à cette comparaison. Herzen attribue l’effondrement des espérances de février 1848 aux fausses conceptions de l’autorité dont l'esprit : français est imprégné. Par suite le progrès vers l'anarchie n’est possible qu’à deux conditions : une république substituant d’abord un régime de liberté politique à la monarchie, un
nihilisme philosophique détruisant tous les préjugés, nés du dualisme surmonté par Hegel et fortifiés par une histoire séculaire, s’acharnant contre toutes les manifestations du principe d'autorité dans l’État, dans la famille, dans la vie économique.
Proudhon, au contraire, comptable et économiste, est surtout porté vers les solutions économiques et financières. Il pense que le problème social est essentiellement un problème d’échange, suspendu à la fixation de la valeur et à la disparition du droit d’aubaine, instaurant lentement par le développement des contrats entre les individus le règne de la justice et de l'égalité. L'organisation contractuelle, en gagnant de proche en proche dans tous les domaines de la production et de la consommation, est seule capable de résorber l’État autoritaire. L’économique domine le politique.
C’est sur cet axiome que Herzen et Proudhon se séparent. Cette opposition explique leur conflit dans la question de Pologne, Herzen en faisant dépendre la solution de la conquête d’une indépendance politique, Proudhon de la participation de la Pologne aux réformes agraires de la Russie. Dans les dernières années de sa vie Herzen pensera que le mir russe, libéré du joug des nobles, pourra peu à peu par sa vertu propre rendre irrésistible le besoin d'institutions démocratiques et entraîner leur réalisation. Mais il aura fallu toutes ses désillusions au lendemain de l’insurrection de la Pologne pour le rapprocher de léconomisme de Proudhon. Son expérience personnelle l’a
détourné de l’action politique, beaucoup plus que les leçons directes de Prudhon.
Nous sommes ainsi ramenés aux conclusions auxquelles nous conduisait chacune de nos études sur les différentes périodes des relations entre Herzen et Proudhon. Herzen a toujours suivi sa voie personnelle dont la direction, dès l’origine, était parallèle à celle de Proudhon. Celui-ci a surtout hâté son accession à l’anarchisme, vers lequel il tendait lui-même par sa propre réflexion sur les causes de l’échec de la Révolution de 1848.
Proudhon a prêté à la critique sociale de Herzen toutes les richesses de la sienne. Telle est la mesure de son influencesur lui, Celle-ci est certes fort importante. Mais Proudhon n’a eu aucune part dans la formation des tendances profondes et des idées maîtresses qui dominent la vie intellectuelle de Herzen. Au moment de leur rencontre tous deux étaient déjà parvenus chacun de leur côté à des conceptions identiques. Tous deux voyaient de même dans la terre et dans la paysannerie les bases les plus stables pour l’ordre socialiste futur. Proudhon a été un guide pour Herzen parmi les contradictions. économiques, plutôt qu’un maître.
Quant à l’influence de Herzen sur Proudhon, elle se réduit à fort peu de chose. Herzen n’avait à lui apprendre que la Russie. I] lui a fait connaître le peuple russe et ses institutions agraires. Il a ainsi tourné son attention sur le mir et sur l’importance de la réforme d’Alexandre II qui libérait ce mir du servage, en lui laissant ses terres sans toucher au mode de tenure.Ïl ne paraît pas douteux que Herzen ait par là amené Proudhon à juger l’extension à la Pologne des bienfaits de l'émancipation comme plus utile à la future fédération des Slaves et aux progrès de la Révolution qu’une insurrection, dont le principal but était Pindépendance politique.
Mais ce que Proudhon doit surtout à Herzen, c’est sa granderenommée en Russie. Son œuvre, grâce à lui, s’est répandue jusqu’en Sibérie à la suite des Lettres de France et d’'Itale, de De l'autre rive, livres qui sont pleins de son nom. Puis elle a profité de la pénétration exceptionnelle dans tous les milieux de L'Étoile polaire et du Kolokol, où elle est toujours citée comme l’œuvre capitale du socialisme. Elle est dans les mains de tous. les disciples de Herzen, dans les cercles socialistes et dans les Universités. Ceux qui se réclament de Herzen se réclament
aussi de Proudhon. C’est ainsi que Lavrov, en 1860, dédie à
Herzen et à Proudhon ses Essais sur les questions de phitosophie: pratique : la personnalité (Oëerki voprosot praktiëeskoj filosofu :
vd Lt
Liënost’) (1). Cernyéevskij, Dobroljubov, Pisarev, Mikhajlovskij, en un mot tous les, socialistes russes qui font leur part dans le déterminisme de l’histoire à la volonté humaine et à la raison éclairée par la science, ont étudié Proudhon en même temps que Herzen. Mikhajlovskij en 1867 traduit De la capacité politique des classes ouvrières sous le titre La démocratie française. Il écrit une longue étude dans les Ofeestvennyja Zapiski (2) sur la biographie comparée de Bélinskij et de Proudhon, que Pavlenkov donne comme préface à son édition des œuvres de Bélinskij en 1806.
Dans les années 50 et 60, les œuvres interdites de Herzen ét de Proudhon courent sous le manteau, recherchées et lues avec la même avidité. A l’Université de Moscou, le cercle (3) fondé en 1861 par les étudiants Zajënevskij et Argyropoulo, qui publia la célèbre proclamation Molodaja Rossija (La Yeune Russie) et fut une des cellules importantes de la première organisation révolutionnaire de combat Zemlja i Volja (Terre et
. Liberté), traduit Qu'est-ce que la propriété ?, Les Contradictions économiques et l’Idée générale de la révolution (4). 1 les répand à travers toutes les Universités en même temps que De l’autre rive, Byloe à Dumy, La propriété baptisée de Herzen. Lorsque
(x) Sur Lavrov et Proudhon ef. le recueil d’articles sur Lavrov, à l’occasion du 20° anmiversaire de sa mort le 7 février 1900, publié par l’édition Kolos en 1922 (P. L. pros Sbornik Staiej, pp: 28-71-74-101-111- 194-275-344).
(2) Cette revue publia encore en 1873 (n° 11) un article de Pleë- Éeev sur La vie et la correspondance de Proudhon. En 1875 parurent, dans
le Véstnik Evropy, les études de P. D. Boborykin, signées D...ev, sous le titre « P. J. Proudhon » (n°S 3-5-7-12), et du même, en 1878 « Les dix dernières années de la vie de Proudhon » (n°5 6-0).
(3) Sur l’histoire et le rêle de ce cercle cf. Golos Minuv$ago (La Voix du Passé), n° 1, juin 1922, pp. 102-128.
(4) Les seules traductions de Proudhon autorisées par la censure, . dans les années 60, furent : La guerre et la paix (Moscou, 1864) ; Les majorais littéraires (St.-Péters… 1865) ; et celle de Mikhajlovski de De la capacité politique des classes ouvrières, sous le titre Francuskaja
Demokratija (St.-Péters.. 1867).
Zajënevskij fût arrêté, on trouva parmi ses livres : De la justice dans la Révolution et dans l’Église(1). Les étudiants de Kiev ne lisaient pas Herzen et Proudhon avec moins de passion que ceux de Moscou. « Nous savions par cœur Herzen, Sevéenko, et quelques pages de Proudhon », dit Dragomanov (2). A l’école militaire de Pavlovsk, où il entre en 1865 comme junker, S. N. Krivenko, un des fondateurs du narodméestvo, médite Proudhon en compagnie de Herzen, Cernysevskij, Moleschott, Darwin et Spencer (3).
Ces quelques faits, choisis parmi un très grand nombre d’autres, suffisent à nous montrer que l’étude des relations de Herzen et de Proudhon est la préface nécessaire d’une histoire de Proudhon en Russie. Herzen a été le grand introducteur de Proudhon, comme Petraëevskij, avec moins d’éclat, avait été celui de Fourier dans les années 40. Bakunin a sans doute aussi beaucoup aidé à répandre Proudhon, mais beaucoup plus tard, surtout parmi les émigrés russes de Genève, après 1865, et dans les milieux anarchistes qui se sont toujours réclamés de l’enseignement de Proudhon. Et encore cet enseignement, Bakunin le limitait à la critique de l’État. Pendant son séjour à Paris avant 1848, il ne comprenait déjà pas la politique de conciliation que poursuivait Proudhon.Il la comprit encore moins lorsque, après avoir échappé aux bagnes sibériens en 1860, il revint prêcher en Europe l’anarchisme destructeur et terroriste. D'ailleurs, bien avant son retour à Londres, Herzen avait depuis longtemps déjà assuré le succès de Proudhon en Russie. Il en
(1) Lemke, Politiéeskie processy v Rossii 1860 gg., 1926, Moscou, (Les procès politiques des années 60 en Russie), pp. 6-7.
(2) Dragomanov : Ukrainskij Sbornik, Hromada (Recueil ukrainien). Genève, 1878, t. II, p. 134.
(3) Minuvsie Gody (1908, N° 8, p. 152). Les étudiants, qui ne pouvaient se procurer les premières œuvres de Proudhon, en trouvaient une sérieuse analyse dans le livre très répandu en Russie, et traduit en russe en 1860, de l’économiste allemand Bruno Hildebrand, Nationalôkonomie der Gegenwart und Zukunft.
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a été le principal artisan, moins encore par son admiration si souvent exprimée dans son œuvre, que par sa pensée même, dont la parenté avec celle de Proudhon faisait d’un lecteur fervent de ses articles Sur l'étude de la nature et de ses livres un disciple immédiat de l’auteur des Contradictions économiques et des Confessions d’un révolutionnaire. Mais en même temps, par sa grande étude du chapitre xLr de Byloe à Dumy, dans L'Étoile polaire de 1850, il contribuait à fixer au sujet de Proudhon un jugement traditionnel que le développement particulier du socialisme russe allait encore davantage consolider : la force de Proudhon réside surtout dans sa critique de l’ordre existant, mais il n’a rien su construire et n’a jamais pu se délivrer de sa mentalité de paysan et de petit bourgeois français (1). Évidemment le nihilisme doctrinaire ne s’irritait pas moins que Herzen en 1859 des conceptions de Proudhon sur la famille et le mariage, contre lesquels il dirigeait ses coups les plus violents. Le nihilisme terroriste, comme l’anarchisme de
Bakunin, ne pouvait de même avoir aucune sympathie pour la
tactique révolutionnaire de Proudhon. Les différents partis socialistes ont hérité à son égard de ces méfiances semées par Herzen et par Bakunin.
Herzen a donné le branle au premier grand courant socialiste qui va du narodnicestvo, du « populisme », des années 1870 au socialisme révolutionnaire contemporain. Ce courant est sorti tout droit de son messianisme du mir qui, par sa synthèse de la propriété individuelle et collective, lui semblait être la cellule vivante, d’où naîtrait le véritable socialisme libérant à la fois l’homme et le travailleur. Aussi les zarodniki et leurs descendants ont-ils toujours été grands lecteurs de Qw’est-ce que la propriété ? qui aboutissait précisément à la justification de
(x) Cf. dans Nauënoe Obozrénie (Revue Scientifique, 1898, n° 2, l’article de M. Filippov : « Prudon kak ideolog melkoj burzuazi »
(« Proudhon, idéologue de la petite bourgeoisie »).
LABRY. 16
«la possession slave ». Mais même s’il comprenaient, comme Herzen, que le milieu occidental exigeait un genre de propriété moins précaire, ils ont délaissé tout de suite dans l’œuvre de Proudhon ce qui ne correspondait plus aux réalités russes.
A ce socialisme paysan et libertaire s’oppose, au début des années 80, un socialisme ouvrier et centralisateur, tirant son origine de Karl Marx (1), favorisé par le développement de l’industrie et dont Plékhanov a été le principal fondateur (2). Il a fait sienne la loi marxiste de la centralisation des capitaux et de la prolétarisation croissante des masses. I1 se dresse aussitôt contre le mir, car celui-ci, en assurant à chaque paysan sa part de terre, oppose l'obstacle le plus redoutable à cette prolétarisation. Adversaire acharné du narodniëestvo, il combat son idéologie et tous ceux sur lesquels elle se fonde, en particulier Proudhon. Il suit en cela les leçons de Karl Marx dans sa Philosophie de la misère. Proudhon, comme Herzen, est rangé par lui parmi les utopistes que le matérialisme historique n’a pas encore éclairés : il achève la lignée des Saint-Simon, des Owen, des Fourier. Les social-démocrates cependant, de même qu’ils ne dénient pas le rôle important joué par les utopistes dans l’enfantement du marxisme, ne refusent pas de même tout mérite à Proudhon. Aussi toute la partie de critique de son œuvre leur est-elle restée aussi familière qu’aux socialistes-révolutionnaires (3).
(x) Sur la traduction en russe du Capital de Marx, cf. « Lettresde K. Marx et de F. Engels à Nicolas. on », publiées avec une intro. ‘duction, par G.-A. Lopatin dans Minuv$ie Gody (1908, n° 8, pp. 38-77)
(2) Sur les débuts et le développement de la social-démocratie russe, cf. R. Labry, L’Industrie russe et la Révolution (Paris, Payot, 1919), PP. 19-30.
(3) Cette partie de l’œuvre n’a pas cessé d’être traduite après 1900 : 19 Le premier mémoire sur la propriété, traduit sous le seul titre : La Propriété, c'est le vol, en 1906, fut confisqué par ordre de la censure ; 2° La traduction, sous le titre de Qu'est-ce que la propriété, du premier mémoire et de la Lettre à Blanqui, en 1907, eut plus de chance ;
Martov, un des leaders contemporains de la social-démocratie russe, né en 1873, entre en 1888 au lycée de Tsarskoe-Selo. Il y lit Proudhon tout comme Le Capital et le Manifeste commumste. V. Cernov, le chef actuel du parti socialiste-révolutionnaire, quitte en 1891 le gymnase deSaratov pour entrer à l’Université de Dorpat. Il emporte Proudhon parmi les auteurs qui Buident sa recherche sociale et dont il fait le dénombrement
en citant ces vers du poète Goetz-Miller :
« Voici Comte et Bukle et Spencer et Riehl,
« Fils d’un autre temps,
« Le vieux Bentham, John Stuart Mill
« Et Pierre Joseph Proudhon
« Et Adam Smith et près de lui
« Le combatif Lassalle.
« Ils sont peu nombreux : mais ce serait se séparer d’un parent « Que se séparer de l’un d’eux, et aussi douloureux » (1).
Le développement des partis russes donnait donc une force particulière à la discrimination que Herzen avait faite en 1859 entre le Proudhon critique de la société et de l’État bourgeois, et Proudhon défenseur de la propriété romaine et du mariage indissoluble, Sa seule œuvre durable était pour les socialistes russes, de toute obédience, celle des premières années. Ils portaient d’ailleurs un jugement semblable sur l’œuvre de Herzen. Ils étaient prêts à souscrire à ce que Proudhon disait à Samarin : « Herzen aurait dû garder le silence après la publication de l’acte d’émancipation ». Ils le trouvaient, à la manière de Bakunin, trop peu révolutionnaire, trop ennemi d’une lutte à outrance contre le tsarisme, qui seule pouvait à leurs yeux faire avancer la Russie sur le chemin du progrès. Herzen et Proudhon,
3° En 1907 parurent les Confessions d’un révolutionnaire, sous le titre Anarkhija po Prudonu (l Anarchie d’après Proudhon).
(x) J. Martov, Zapiski socjaldemokrata, t. I, p. 48 (éd. Grepin, Berlin, 1922). V. Cernov, Zapiski socjalista-revoljucionera, t. 1, p. 53 éd. Gréebin, Berlin, 1922).
Aussi la fortune de Proudhon a-t-elle été doublement liée à
Adamson, 30.
Alembert (d’), 24.
Alexandre II,’ 143, 147, 166, 185, 187, 190, 194, 202, 234, ‘238.
Alton-Shée (d’ }. SE
Ampère, 24.
Annenkov, 20, 34, 35, 36, 41, 44, 48, 60
RE edile. 239.
Aristote, 12.
Arnal, 100.
Avril (Louis), 100,
Babœuf, 153.
Bacon, 12.
Bakunin, 7, 41, 42, 43, 44 45, 51, 52, 53, 54, 61, 62,70, 71, 753470 100,110 12T;- 210, 217; 225, 227, 240.
Barbès, 59, 65.
Barchou de Penhoën, 23.
Barrot (Odilon), 94,
Bastiat, 08, 100.
Beauvallon (de) 47
Beaurain, 44. d
Becher (Siegfried), 155:
Bélinskij, 7, 18, 19, 23, 33, 35.
Bentham, 243.
Bergmann, 130.
Bernadtski, ‘116.'
Berthod, 2, 163, ne 214.
Biderman, IO. ;
Birjukov, 206.
Blanc (Louis), 10, 34, 40, 41, 50, 67,98, 107, 109, 14f, 142, 148, 150, 153, 150, 164, 178. .
Blanqui, 11, 59, 65, 69, 78:
Boborykin, 238.
Bocquet, 60 , 61.
Bonaparte (Louis), 98, 100.
Botkin, 35, 52.
Bouglé, POS LI IIS U22; Bourgoing (Paul de) 166. , Bouteville, 24.
Bukharin, 48.
Bukle, 243.
Buonarotti, 10.
Cabet, 10, 1509.
Cambon, 70.
Campe, 78.
Catilina, 126.
Carlyle, 48.
Caussidière, 59. :
Cavaignac, 60.
Cavour, 204, 205% © :
“Chaude, 188, Bo go! 366:
:Chojecki (Charles Edmond), 253;
86, 87, ‘Ioo 102, 188.° Cieszkowski, RES Cœurderoy tract) 100, Colfavru, 63. 8 Comte (Auguste), 23, 24, sè na Considérant, 0, 11, 37, 41, 174.
Courtay, 50.
Cousin, 20, 23.
Crétin; 233; Cromwell, 157, 178...
Cubières, 47. TR
Cuvier, 231: 232;
Cuvillier, 2, 22.
Czartoryski fa no. |
Czerniecki, 144.
Caadaev, 42, 155.
Cernysevskij, 239, 240.
Cernov, 243.
Cumikov, 117.
Darimon, 44, 85, 86, 87, 91, 98, 134, 138.
Darwin, 240.
Delaroche, 9
Delaveau, 190, 191, 192.
Descartes, 18, 25.
Desessart; 8.
Diderot, 174.
Dobroljubov, 239.
Donoso-Cortès, 109, 110.
Dragomanov, 240.
Duchéne, 133.
Dujarrier, 47.
Ecquevilly (d’), 47.
Elagin (Mme), 42.
Enfantin, 23.
Engelson, 148, 140.
Ern-Reichel (Marie), 41.
ÆErmolov, 147.
Esquiroz, 8.
Fauché (Léon), 112.
Feuerbach, 76, 81, 86, 119.
Fichte, 19, 38.
Filippov, 241.
Firke (baron). Voir Schedo- Ferroti.
Fontaine (Louis), 196, 212, 213.
Fourier; 21, 37;:38; 39, 153, 150, 230, 232, 240, 242.
Galakhov, 11.
Garibaldi, 207, 206.
Girardin (Émile de), 82; 178.
‘Goethe, 183. :
Goetz- Miller, 243.
Gonzalès, 57. Granovskij, 7, 12, ne 37; 86.
Grigorovië, 152, Grotius, 189 Grün (Karl), 345 41, 44, 5% 119.
Guillemin, 85, 86, 87, 89, 90, 91 92, 94.
Guizot, 47, 94.
Haug (Ernest), 130, 131.
Hegel, 12, 15, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 26, 27, 28, 30, 38, 40, 42, 43, 51, 53, 54, 76, 86, 157, 159, 167; 173; 174, 183, 228, 230, 231. ‘
Heinzen, 84.
Henneguy- Proudhon (Mme), 44, 92, 132, 185.
Herwegh, 60, 62, 106, 107, TÉDATIO SET / IS 0 ee