‹ Hésiode et son poème moralChapitre 138 sur 165 · Tr., V. i · texte numérisé non relu

Tr., V. i

MéiJL^'OVTai d' apa toÙ; x^Xeicol; pàÇovTS ïitwai. (var. : pdtÇovr' kicitaai, pa^ov-ce; ïinaai).

5. Boe S'èwa6Tinptt> âpaeve xéxtiQcrOai (v. A36 sq.); cf. v. 608 : pdeXOfrai. Au vers 199, le duel ttov est régulièrement employé. Pour le mot x^9^t Hésiode l'emploie toujours au pluriel (v. 94, 19a, etc.): il n'y avait aucun intérêt à spécifier que rhomme a deux mains.

6. XoXcdvapisvo; çpe^lv ^^tv (v. 47), èv .„9vffiio<n (v. 77), Aib; povX^at (v. 79, cf. V. 99), à9pa8iv|; (v. i34)*, etc. Ces expressions sont homériques.

7. Ces mots conservent chez Hésiode leur valeur abstraite; cf. v. au : kq6ç T* «r^xcaiv ocXyea iidc(Tx«i- Chez Homère, le pluriel de cdayoz ne signifie pas hontes, mais aetions honteuses (Od., I, v. aa9 : at^'/ea izéXk" âpocov); ce passage des Travaux est d'ailleurs suspect. Quant au mot fpaS(jL09uvT|9iv (v. a 45), il est au contraire plus usitié au pluriel qu'au singulier.

8. Tr., V. 60-68: "H^ato-Tov $' êxéXe*j(7e xtX ...*Ep{ie(av T)Vtt>ye; cf. aux vers 74, 75, 76: ëOsaav, axéçov, t^p\Lo<n. Cf. II., XVII, v. 696: Nixr|V Sk Tpcoea^i 6{8ou, éçôSiQve 6* 'A*/o(tou;.

9. Mi|iuxs 5à yotXa xa\ dXi] (v. 5o8), à côté de mXv& (v. 5 10). Ce fait est fréquent chez Homère pour les verbes exprimant un bruit: x^xpaya, XéXaxa, xéxXTjya, Tg-rpiya, ^Upyjya, |jiÉïnr)xa. Cf. Kûhner-Gerth, II, i, p. 149.

17a HESIODE

celle d'un passifs Cependant, lorsque Taoriste — ou exceptionnellement Timparfail* — est employé pour exprimer un fait actuel, il est rare qu'il se confonde avec le présent^ : il exprime ordinairement une action qui s'est déjà produite et se renouvelle dans les mêmes circonstances. Cet aoriste a d'habitude » se rencontre déjà dans la poésie homérique, pour énoncer les actes où se manifeste le caractère d'un personnage, en particulier les attributions des dieux^. Hésiode l'emploie volontiers pour exprimer un fait qui se reproduit fréquemment, et que son expérience lui fait connaître : c'est tantôt un phénomène naturel dont le retour est périodique^, tantôt une remarque morale ou psychologique sur le sort et la conduite des hommes^. C'était le temps qui convenait le mieux aux sentences, expression d'une vérité très générale,

1. 'Apuvaâiuvoc (v. 55o); ce fait est moins fréquent chez Homère avec Taor. i qu'avec l'aor. a (Id., ibid., p. xi8).

a. Tr., V. 2ko : noXXàxi xcà |u{x.7ra9a ntfXt; xaxoO àvSpbc àicY)upa (Rzach: imjûpev). V. 11: Oûx âpa iio'jvov ïi\h '£p{8ci>v yévo;... Dans ce dernier exemple, on peut cependant conserver à Pimparfait sa valeur ordinaire, en l'interprétant ainsi : « 11 n'était donc pas vrai (comme je le supposais) qu'il n'y eût qu'un genre de rivalité. » Cf. Lucien, Utoç Set Ivxoptav avYYpaçeiv, S 2 : « 'AXvidàc âp' T)v (xftvo, xb n&Xe[io; &iravTci>v irarvip. »

3. Tr,,\. Sia: Brlpe; Si fpCaaouv*, oùpà; 6' ûicb yÀ^^t* ^Oevro.

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