‹ Hésiode et son poème moralChapitre 141 sur 165 · Tr.» V. a 4a · texte numérisé non relu

Tr.» V. a 4a

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(yspàvou ÇMVT\) xpaSitjv S' ^Sax' àvSpbc àSovTEO). Cf. V. aa4, 334.

L'EXPaESSION DES IDÉES MORALES : LA LANGUE ET LA VERSIFICATION l'j3

bien souvent constatée, et qui se réalise encore chaque jour >; il mérite déjà chez Hésiode le nom d'aoriste « gnomique » que les modernes lui ont donnée

Entre ces maximes, ces réflexions sur la vie humaine, qui ne contiennent aucune prescription catégorique, et les préceptes formels, la distinction que nous avions établie en analysant l'enseignement moral d'Hésiode est accentuée et précisée par l'étude de la syntaxe. Pour formuler directement un ordre, le mode dont l'emploi serait le plus naturel est l'impératif; on ne le trouve cependant que dans une vingtaine de propositions, tandis qu'en pareil cas on rencontre environ cent fois l'infinitif. C'est là une construction très ancienne, peut-être un vestige du langage primitif ^ : chez Homère, les deux modes sont employés, parfois dans le même vers, sans qu'on puisse attribuer à chacun d'eux une valeur spéciale^; en tout cas Tun ou l'autre s'emploie indifféremment dans la conversation courante. La prédominance de l'infinitif chez Hésiode devient très explicable, si l'on remarque que précisément il ne l'emploie presque jamais lorsqu'il s'adresse à un personnage déterminé^. Dans les apostrophes directes et personnelles,

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