Tr., v. 5 (pla), 3ii (oveiaoOi a65, 354, 355, etc
7. Tr,, v. 6-7 (feîa), 317-319 (aiôw;) 343-343 (xaXeîv, à la césure), 453-454 (prjiSiov), 579-580 (ri»;), 687 et 691-693 (Siivév), 3io-3i3 <àepyoû;-àEpY<>;), etc.
l'expression des idées morales : LA LANGUE ET LA VERSmCATlON iQ^
qu'alors la reprise du même son frappera davantage son oreille. C'est pour cette raison que dans toutes les langues beaucoup de proverbes sont composés de deux propositions qui assonnent ensemble >. Hésiode ne pouvait négliger un moyen d'action aussi facile et aussi familier : on trouve chez lui de véritables rimes, soit entre deux vers qui se suivent», soit plus fréquemment entre les deux hémistiches d'un même vers. Ces consonances semblent quelquefois résulter d'un pur hasard^; ailleurs, elles sont la simple conséquence d'un accord grammatical^; dans quelques sentences enfln, elles témoignent d'un effort sans doute instinctif, mais non inconscient, pour accentuer la cadence du vers ou préciser une antithèse : le retour périodique d'un son concourt au même effet que la répétition d'un mot :
Me{2^(i>v {jiàv fépTOç, {JieTCov B'èiul xépSeC xépSoç. llXs{(i)v {Jiàv ^XeovcDV {jieXéTY;, {Jiet!^(i)v $' è^cOi^xiQ.
I. c Si veut le roi, si veut la toi, » — « Quod licet Jovi non licet bovi;n cf. un effet analogue dans l'allemand : « Ein Mal ist kein Mal, » etc.
a. Tr., V. 3ii-3ia (oveiSoç - àepy^c), 4i3-4i3 (oçéXXet-icaWct), 671-472 (àp(<rry|xaxiorr)), etc. Aux vers 4^3 sq., les adjectifs tpiicidov, iircaic6^Y)v, oxTaic66Y)v, placés & la césure, constituent moins une rime qu'une répétition de mot.