‹ Hétérocéres nouveaux de l'amérique du Sud (volume 3)Chapitre 28 sur 127 · SAME · texte numérisé non relu

SAME

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Dessous des supérieures blanchissant avec un vague rappel de plusieurs des dessins du dessus ; dessous des inférieures avec un petit point discal noir suivi d’une médiane à peine visible, puis d'une postmédiane coudée au centre; une petite ombre anale.

Monte Socorro, 3,400 mètres, juillet; Paramo del Quindin, 3,800 mètres, septembre; Yuntas, près Cali, Colombie; trois SO et deux OQ © (Fassi).

Perizoma fractifascia, sp. nov.

28 mill. — Supérieures avec la base brune, une bande extrabasilaire géminée brun noir à centre brun, l’espace antémédian d'un lhilacé brunâtre, encerclé par une bande à bords brun noir et centre brun, le bord intérieur anguleux dans la cellule, le bord extérieur concave se rapprochant du premier sur la discocellulaire qu’il suit, puis continuant sous la 3 jusqu’au bord terminal, la bande envahissant ainsi toute la région extérieure interne, mais marquée d’une tache ocellée noire au troisième quart et d’une irroration lilacée vers l’angle; un commencement de bande postmédiane quittant la côte obliquement, cessant vers la 6, séparée extérieurement par un liséré clair d’une irroration subapicale lilacée, descendant également jusqu’à la 6 où elle se teinte de brun noir, à bord extérieur oblique de 6 à l’apex; le reste de l’aile ochracé terreux; un fin liséré terminal brun; frange rayée ochracé et brun. Dessus des inférieures blanc avec quelques points subterminaux sur les nervures marquant la ligne, une ombre anale et la frange légèrement soufrée. Dessous des supérieures ochracé brunâtre rappelant vaguement les dernières taches ; dessous des secondes aïles s’ochraçant avec la ligne subterminale de points nervuraux complète.

Paramo del Quindin, 3,800 mètres, septembre, Colombie;

deux GO (FAssr).

Spargania rufitæniata Dex., var. rufidentata, var. nov.

33 mill. — Diffère du type (Annales de la Société entom. de Belgique, tome 53, p. 228, 1909) par l’oblitération de la bande postmédiane fauve qui verdit et se fond dans l’aile, ne laissant pour la représenter que les bords dentés.

Alto de las Cruces, Cali, Colombie, 2,700 mètres, juin; un C (Fassr).

PÉRRTE LEERS

Spargania subdecorata, sp. nov.

33 mill. — Dessus des supérieures vert mousse traversé par une série de lignes noires, épaisses, irrégulièrement ondulées, saupoudrées par places d’atomes jaune vert, savoir : une basilaire; une double extrabasilaire ; une triple médiane, partiellement coagulée dans la cellule et sous la médiane; une double subterminale joignant de 2 à 6 un liséré terminal en chevrons, lequel pose des touffes nervurales noires dans la frange qui est verte. Ces lignes noires sont partiellement accompagnées d’irrorations blanches. Dessus des inférieures d’un gris rosé noireissant au bord terminal ; frange paille coupée de touffes nervurales noir rosé. Dessous des supérieures noirâtre rosé, la teinte rosée plus développée dans les régions sous-costale et terminale avec la côte jaunissant, une bande postmédiane jaune flexueuse de la côte à la 4, deux points subapicaux jaunes entre 6 et 8 sur une irroration apicale noire sablée de rosé, un trait apical jaune entre 7 et 8, une tache terminale jaune entre 3 et 4 et à l’angle; frange noire coupée de jaune sur le trait et en dessous de 4. Dessous des inférieures jaune strié de rosé et de noir, les stries noires s’accumulant en trois lignes irrégulières, une médiane, une postmédiane et une terminale (cette dernière plus importante) avec un point discal noir bien indiqué; frange jaune coupée de noir rosé aux nervures. Palpes brun et ochre; pattes brunes annelées d’ochracé; ventre ochracé; thorax vert.

Yuntas, près Cali, Colombie; un Oo (Fussi).

À placer auprès de Spargania colorifera WARREN.

Cyrrholygris cecilia, sp. nov.

40 mill. — Cette espèce est tellement semblable à première vue à Cyrrholigris momaria SNELLEN (Æubolria) qu’on réunirait aisément les deux, mais possédant également de Colombie deux C'O' et une © absolument conformes à la figure de SNELLEN (pl. 7, fig. 9), je crois devoir séparer ces deux OO, identiques entre eux d'autre part, en une espèce distincte. Voici les différences : les deux lignes blanches du dessus des supérieures, ininterrompues dans momaria, sont brisées dans cecilia; les deux séries postmédianes de chevrons noirs, complètes et suivies dans momaria, sont, dans cecilia, remplacées par quelques taches irrégulièrement fragmentées et bien séparées l’une de l’autre ; en dessous les ailes restent, aussi bien dans les G'O' que dans

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la © de momaria, uniformément grises et conformes à la figure du type; dans cecilia, au contraire, la base des quatre ailes et une partie de la cellule des supérieures rougissent, le premier tiers de la côte est coupé de rouge aux premières ailes; la ligne pâle du dessous des supérieures tremblée mais droite de momaria devient flexueuse dans cecilia. Sans doute une plus grande abondance de matériaux pourra donner les passages de l’une à l’autre forme, mais celle-c1 restera toujours une variété, locale peutêtre, intéressante.

Monte Socorro, Colombie, 3,500 et 3,800 mètres, juillet; deux GO (Fassr).

Rhodomena obstructa, sp. nov.

34 à 31 mill. — Dessus des supérieures vert mousse, semé d’atomes sombres, avec la côte marquée de sept grosses taches noires se suivant presque régulièrement et donnant naissance à cinq lignes transversales, la dernière s’amorçant sur les sixième et septième taches costales, la tache basilaire non suivie de ligne. Ces lignes (une extrabasilaire, deux antémédianes et deux postmédianes) se composent de taches irrégulières qui parfois s’atrophient mais le plus souvent se coagulent partiellement ou se suffusent dans le fond, lequel d’autre part est plus ou moins teinté de rouge sur les deux plis (sousmédian et cellulaire); la troisième ligne est coupée dans la cellule et la cinquième (termi1nale) entre 3 et 4 par le fond. L’aile est, en outre, marquée de deux taches blanches adossées entre 6 et 7, 3 et 4 à la cinquième ligne en avant; frange coupée de vert et de noir. Dessus des inférieures d’un blanc luisant tournant plus ou moins au gris perle, la frange blanche. Dessous des supérieures avec le rappel des taches costales du dessus, mais le centre suffusé de noir, la tache blanche entre 6 et 7 agrandie et surmontée usuellement d’une seconde tache blanche entre 7 et 8 et d’une troisième costale ; tache entre 3 et 4 parfois atrophiée. Dessous des inférieures noïrâtre avec l’indication de deux lignes postmédianes arrondies et d’un point discal.

Cette espèce, comme plusieurs du genre, semble variable ; voici les diverses variétés que je possède avec l'indication de leurs localités :

D’, D», E, F. — Quatre GO pris à San-Antonio, 2,000 mètres, avril et août, et Alto de las Cruces, 2,300 mètres, Janvier; près Cali, Colombie (FAssr) ; forme typique de Colombie, le rouge obscurci par les suffusions noires.

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À, B, C. — Trois GO d'Oconeque, Carabaya, Pérou $.-E.; lignes non diluées dans le fond, les deux plis rougissants.

G. — Un O' de Loja, Equateur; le rouge coalescent, se diluant entre les deux plis.

H. — Un c' d'Oconeque; le rouge atrophié, absent. J. — Un S' d'Oconeque; petit et noircissant.

K, L. — Deux Go, Paramo del Quindin, 3,800 mètres, septembre, Colombie (Fassr); grands, clairs,. le dessous des inférieures vert avec les deux postmédianes fines et bien dessinées.

M, N, O. — Trois Q ©, San-Antonio, Cali, Colombie, 1,900

; mètres, mars (Fassi); les lignes noires en partie atrophiées et le rouge, au contraire, envahissant une plus grande partie de l'aile; les taches blanches du dessous disparaissant complètement, ce qui n’est le cas dans aucun mâle.

Cette espèce est à placer tout auprès de præmundata WARREN, espèce qui semble restreinte à la Bolivie. Dans præmundata, le vert est pur, non mélangé de sombre; la dernière ligne terminale n’est pas coupée par le fond entre 3 et 4; la troisième ligne (celle avant le milieu) est entière, non interrompue dans la cellule et le coloris rouge est toujours absent.

Rhodomena biplagiata, sp. nov.

40 et 43 mill. — Dessus des supérieures vert mousse, sablé de stries plus sombres, les lignes irrégulières, noires. Un point costal basilaire; une ligne extrabasilaire et deux antémédianes entrecoupées, arrondies, puis, plus éloignées, deux postmédianes, la dernière composée de chevrons et pointée de blanc en avant entre 3 et 4, 6 et 7. Dans l’espace médian, entre les troisième et quatrième lignes, une légère irroration rougeâtre sur les deux plis. Bord terminal et frange verts, coupés de noir aux nervures.

Dessus des supérieures gris perle, la frange légèrement ochracée.

Dessous des quatre ailes à centre noirecissant, le reste vert avec une ligne postmédiane commune, épaisse, arrondie, l’indication d’une seconde postmédiane (parfois complètement absente), le point subterminal blanc entre 6 et 7 et, chez la ©, l'indication costale des trois premières lignes; frange comme en dessus. Paramo del Quindin, 3,800 mètres, septembre, Colombie;

trois O'O' et une © (FassL).

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Rhodomena roseofusa, sp. nov.

45 mill. — Dessus des supérieures vert largement irroré de rouge dans toute la longueur de l’aile sur les deux plis, l’irroration débordant dans le centre, à la base du bord interne et le long du bord terminal; les dessins noirs. La côte marquée de sept taches; la ligne extrabasilaire représentée par une tache sousmédiane, la première antémédiane par deux grosses taches, l’une à cheval sur la médiane au départ de 2, la seconde sur la 1; une très grosse tache triangulaire subterminale s'appuyant sur les sixième et septième taches costales et un tronçon de ligne subterminale du bord interne à la 3 ; bord terminal rayé de noir aux nervures; frange verte mêlée de rosé et coupée de touffes nervurales noires. Dessus des inférieures blanc grisant, notamment sur les bords, la frange blanche. Dessous des premières ailes suffusé de noirâtre au centre, la côte et le bord terminal verdissants, celle-c1 coupée par la plupart des taches du dessus ; dessous des inférieures grisant ; franges pâles coupées de noirâtre.

Paramo del Quindin, 3,800 mètres, Colombie; une Q (Fassi).

Erebochlora regularis, sp. nov.

40 mill. — Dessus des supérieures brun clair, avec un grand nombre de taches brun noir, tous les contours lisérés, la plupart de rouge brique, quelques-uns de blanchâtre. Ces taches se succèdent ainsi : une basilaire costale ; une série entrecoupée extrabasilaire de toutes petites taches; une première série antémédiane ininterrompue formant bande, le milieu composé d’une très grosse tache assise sur la médiane, immédiatement suivie d’une seconde postmédiane composée d’une tache costale et d’une simple ligne; au centre, une tache discale triangulaire; une première postmédiane composée de taches et festons intranervuraux reliés; une seconde postmédiane posant sur la côte une très grosse tache subcarrée, continuée par de petites et moyennes taches intranervurales en ligne arrondie; une série terminale posant une plus grosse tache de 4 à 7; le bord liséré de rouge entre les nervures; un trait oblique rouge surmonté de frange blanche sur l’apex; reste de la frange brune. Dessus des inférieures noirâtre ochracé à bord terminal coupé de blanc entre les nervures, la frange blanche à l’apex, noirâtre coupé de blanc par ailleurs. Dessous des quatre ailes noir, les supérieures avec une tache apicale blanche, la côte coupée de traits rosés et un com-

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mencement de ligne postmédiane, oblique et légèrement arquée de la côte à la 4; les inférieures avec une tache apicale blanche, une postmédiane arrondie et le bord coupé de blanc comme en dessus ; franges blanches sur les taches, puis noires avec quelques coupures blanches. è

- Yuntas, près Cali, Colombie; deux GO (Fassr).

Cette espèce est à placer tout à côté d'£rebochlora (Hydriomena) obfucescens Dan. de Loja, Equateur, laquelle, entre autres différences, ne possède aucune tache apicale en dessous. Je ne sais dans quelle mesure ces espèces peuvent varier, toujours est-il que les deux GO ci-dessus sont presque identiques entre eux.

Erebochiora fusimacula, sp. nov.

42 miil. — Espèce également bien voisine de regularis, avec le dessus des supérieures de mêmes tonalités, mais les taches variant; la postdiscale surmontée d’une tache costale et donnant naissance à une ligne qui descend au bord interne ; la très grosse tache costale postmédiane réduite à trois plus petites taches superposées qui touchent la dernière tache terminale; apex non coupé d’un trait rouge ; frange brune sans touffe blanche. Dessus des inférieures d’un noirâtre gris et non ochracé, à bord terminal sans liséré blanc; la frange blanche avec quelques poils gris. Dessous des quatre ailes noir, marqué à chaque aile d’une tache apicale blanche, avec quelques coupures rosées costales et sans lignes aux supérieures et la vague indication d’une postmédiane aux inférieures. Franges noirâtres.

Yuntas, près Cali, Colombie ; deux G'O' bien semblables entre eux (FAssL).

Erebochlora roseofasciata, sp. nov.

46 et 47 mill. — Voici une espèce toute voisine d’Zrebochlora (ÆHydriomena) violascens Dax. de Loja, Equateur, mais également avec des différences de détail comme dans les précédentes espèces et pour les mêmes raisons, Je crois mieux de la séparer. Dessus des supérieures d’un violacé rougeâtre, les dessins brun noir, les lisérés à peu près de même teinte que le fond, se perdant dans celui-c1; un point basilaire; une fine extrabasilaire composée de quatre festons intranervuraux ; une bande postmédiane arrondie, les taches du milieu plus grosses; une seconde post-

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médiane composée d’une tache costale, puis d’une simple ligne irrégulière coupée par les nervures; une médiane représentée par une tache costale oblique et un trait longitudinal coupant la discocellulaire ; deux postmédianes assez parallèles composées de chevrons intranervuraux et finissant sur deux taches costales, la première petite, la seconde grosse et descendant à la 6; une subterminale composée de chevrons épaissis, celui entre 6 et 7 manquant, celui entre 5 et 6 joignant la série terminale de traits qui enserrent des taches terminales intranervurales couleur du fond ; un trait et sa frange violacés sur l’apex, le reste de la frange noire, grisant en partie. Dessus des supérieures d’un noirâtre ochracé, la frange blanche coupée de noirâtre sur 2 à 5. Dessous des quatre ailes noir, chaque aile avec une tache discale blanche; supérieures avec six taches rosées sur la côte et une bande oblique s’appuyant sur les deux dernières taches et s’arrétant à la 4; inférieures avec la discocellulaire rosée, une tache rosée entre 4 et 5 et une postmédiane arrondie rosée; franges noires aux premières ailes, sauf à la pointe apicale, blanches aux inférieures avec des coupures noires de 2 à 8.

Yuntas, près Cali, Paramo del Quindin, 3,800 mètres, septembre, Colombie ; deux GO (FassL).

Hypolepis crassinota, sp. nov.

O 18, Q 24 mill. — Espèce toute voisine d’Hypolepis tenuinota Dax. (Hétérocères nouveaux de l'Amérique du Sud, fascicule TITI, p. 27, Oberthür) dont elle se distingue par les différences suivantes : point de tache sousmédiane après la ligne extrabasilaire géminée ; point de seconde ligne géminée qui n’est indiquée que par une tache costale ; la bande médiane au lieu d’être fusiforme part, épaisse, de la côte; point de ligne géminée postmédiane remplacée par une tache costale et une simple ombre vague. Inférieures semblables dans les deux espèces avec les mêmes lignes en dessous.

Rio Toche, Quindin, 2,100 mètres, septembre, Colombie; une paire (FAssr).

Cambogia albosignata, sp. nov.

26 m1ll. — Bord terminal des quatre ailes droit, non festonné, anguleux sur 4, plus profondément aux inférieures. Dessus des ailes avec les nervures paille semé d’atomes bruns et les lignes

ere

brun violacé pour la plupart et paille semé d’atomes bruns, les espaces intermédiaires presque tous blancs ; un point discal brun à chaque aile. Sauf l’antémédiane des supérieures, brune et diffuse, les lignes sont communes aux quatre ailes, savoir : une extrabasilaire diffuse ; une postmédiane formée de trois lignes festonnées, rapprochées, à centre paille et formant bande; une subterminale et une terminale, toutes deux géminées et festonnées, les espaces intérieurs blancs; le bord liséré de brun violacé. Supérieures avec la côte paille coupée par les lignes, une ombre brun violacé souscostale dans toute la seconde moitié et la 4 ombrée de brun violacé sur toute sa longueur; les franges paille coupées de brun sur la 4 et plus sombres aux nervures. Dessous blane, les lignes et nervures tournant au vert sans 1rrorations sur la 4 et sous la côte aux premières ailes.

Vuntas, près Cali, Colombie; un O' (Fassi).

Cette espèce est toute voisine et a les mêmes dessins que Cambogia reticulata ScHs., mais celle-ci est plus petite et a le fond uniformément jaune et non blanc et paille.

Heterusia obtusSa, sp. nov.

30 mill. — Ailes noires et jaunes. Supérieures (avec 3 et 4 se touchant presque à l’angle) à peu près comme dans salvins: BTz., inférieures comme dans declivis Dan. Dessus des premières ailes avec la côte coupée au départ de stries rouges, le bord supérieur du fond jaune partant de la côte vers le milieu, légèrement sinueux et traversant l’aile obliquement jusque peu avant l’angle interne, puis rentrant sur le bord; une tache costale jaune au troisième quart. Dessus des inférieures noir traversé par deux longues bandes longitudinales jaunes, la plus large, médiane, passant sur et débordant la cellule pour atteindre presque le bord interne sur la 3; la seconde, abdominale, laissant pourtant un mince filet terminal noir sur la seconde moitié. Franges noires grisant en partie. Dessous avec la même division en jaune et noir, mais les supérieures avec toute la côte et une large tache apicale crémeuses coupées de stries rougeâtres. Dessous des inférieures crémeux, la tonalité s’assombrissant sur les parties noires du dessus, avec de nombreuses stries rougeâtres, plus accumulées vers les premier et second tiers de la région costale. Franges noires de l’angle à la 2 aux supérieures, crémeuses coupées de rougeâtre par ailleurs.

Bogota; un O7.

Heterusia subvermiculata, sp. nov.

28 mill. — Ailes assez allongées, un peu comme dans ceresia Druce; supérieures noires, la base gris verdâtre, coupées par une tache transversale médiane blanche en fuseau arrondi au sommet, la pointe assise sur la discocellulaire s’arrêtant à la souscostale, le sommet ne dépassant pas la 2 ; côte coupée de trois traits longitudinaux blancs, antémédian, médian et postmédian, ce dernier donnant naissance à un commencement de ligne; frange noire. Dessus des inférieures blanc semé d’atomes verdâtres à la base, avec une bordure noire sur la seconde moitié costale et le bord terminal, cette bordure amincie entre 4 et 5; la frange noire avec quelques poils blancs. Dessous des supérieures avec la moitié costale et apicale à fond noir recouvert d’atomes, jaune verdissant, les trois traits costaux blancs développés en taches, Le second rejoignant la pointe de la tache fus1forme médiane, laquelle se diffuse en dessous de 2; frange noire vers l’angle, jaunissant par ailleurs. Dessous des inférieures blanc semé de taches striées noires et jaunes, la bordure terminale du haut reparaissant en stries noires et jaunes accumulées ; la frange mélangée blanc et noir.

Rio Toche, Quindin, 2,400 mètres, Colombie; un GO (Fassi).

Lomographa angulilinea, sp. nov.

28 mill. — Dessus des quatre ailes blanc brillant saupoudré d’atomes gris, plus particulièrement sur les inférieures et la moitié terminale des supérieures; celles-ci traversées par trois lignes bien distinctes formées d’atomes accumulés : une antémédiane coudée dans la cellule où elle s’atrophie; une postmédiane plus épaisse, coudée entre 5 et 6 et tachant les nervures de noir; une terminale, arrondie de 5 à 7; le bord avec un fort liséré gris noir coupé de blanc sur les nervures qui jettent des touffes blanches dans la frange grise; un trait discal gris noir. Inférieures avec une postmédiane et une terminale arrondies, le bord et la frange comme aux premières ailes. Dessous des quatre ailes blanc luisant uni; les supérieures avec la côte finement blonde, la région costale d’un blanc moins pur, l’apex largement blanc précédé d’une large ombre noire droite, un tout petit point discal noir, le liséré terminal noir coupé aux nervures, la frange

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blanche ; les inférieures avec le liséré terminal très atténué, la frange blanche. |

Yuntas, près Cali, Colombie; un © (FAssr.).

Lomographa griseoiineata,; sp. nov.

28 à 30 mill. — Dessus des quatre ailes blanc brillant sablé d’atomes gris, les lignes formées d’atomes accumulés. Supérieures avec la côte jaune; un très gros point discal noir; une antémédiane épaisse allant du bord interne à la nervure médiane; une postmédiane également épaisse au départ du bord, légèrement arrondie ; une mince terminale tout contre le bord sur lequel se posent des taches triangulaires noires entre les nervures. Inférieures avec un tout petit point discal; une mince postmédiane arrondie; la ligne terminale et le bord comme aux premières ailes. Franges blanches semées d’atomes gris. Dessous des quatre ailes blane pur luisant, les bords terminaux avec les taches comme en dessus, le point à peine visible aux inférieures, très gros aux supérieures dont la côte jaunit ; toutes les franges blanc pur. Front jaune brun; vertex, dessus des antennes au départ, sommet de la tête, collier, ptérygodes et corps blancs; palpes et coxæ jaunissants; première paire de pattes blanches à dessus coupé de brun.

Loja (EI Monje et Zamora), Equateur; plusieurs CO.

Nipteria cuculoides, sp. nov.

32 à 35 mill. — Espèce toute voisine de Vipteria cucula Dex. de l’Equateur (Annales de la Société entom. de Belgique, tome XLIV, 1900, p. 448), s’en distingue par les différences suivantes : fond des ailes plus blanc, la côte des supérieures beaucoup plus tachée de stries blanches, la première ligne (extrabasilaire) absente, l’extracellulaire avec le coude contournant la cellule bien indiqué, mais la suite, à partir de l’angle inférieur cellulaire, réduite à un mince filet ou atrophiée. Dessous des premières ailes présentant les mêmes différences. Dessous des inférieures avec la ligne extracellulaire plus rapprochée du point que dans cucula.

San-Antonio, près Cali, Colombie, 2,000 mètres, novembre; quatre O'O' bien identiques entre eux (FAssr).

Ut.

? Nephodia minima, sp. nov.

22 mill. — Cette espèce mimique de près l’Aeterusia coniades figuré par DrucE dans les Proc. Zool. Soc., 1893, pl. XXT, fig. 21. Les quatre ailes blanches à nervures noircissantes. Supérieures avec la région costale et toute la seconde moitié noires, le noir débordant intérieurement la discocellulaire, coupant le départ de 3, puis 2 en son milieu et atteignant le bord interne non loin de l’angle ; franges noires. Inférieures avec une bordure terminale noire commençant peu avant l’apex et finissant, amincie, à la 3; frange blanche. Dessous des premières ailes pareil, mais la région costale, le bord terminal finement et la région apicale largement irrorées de blanc sur le noir; dessous des inférieures entièrement blanc. Palpes noirs; front à centre noir, les côtés blancs ; vertex blanc; sommet de la tête, collier et ptérygodes blanchissants ; antennes noires, la gaîne blanchissant; abdomen blanchissant; pattes noires, blanchissant en partie.

Rio Toche, Quindin, Colombie, 2,400 mètres; un G' (FAassi).

Nephodia imperilia, sp. nov.

34 mill. — Les quatre ailes et franges gris brun pâle; supérieures avec une antémédiane, le point discal et une postmédiane ; inférieures avec la postmédiane, faisant suite à celle des premières ailes. Dessous pareils, les dessins indistincts. Front brun à la base, s’ochraçant au sommet; vertex et sommet de la tête ochracés ; collier et épaulettes s’ochraçant en avant; thorax et première partie du dessus de l’abdomen gris brun pâle, l’abdomen s’ochraçant vers l’extrémité, par côtés et en dessous ; pattes grises en dessus, les dessous ochracés ; coxæ et ventre ochracés.

Cañon de Tolima, Colombie, 1,700 mètres, octobre; un ©

Voisin des Vephodia perilla DrucEe et impunctata TE. M., dont la tête et le corps restent couleur du fond, et de flavivertez DGx. Celle-ci a la ligne des secondes ailes moins rapprochée du bord, le vertex seul jaunissant et le corps couleur du fond.

Pherotesia suffumosa, sp. nov.

45 et 48 mill. — Dessus des supérieures brun olivâtre sablé de stries noires, la côte finement ochracée coupée de stries noires,

An et

les dessins noirs. Premières lignes réduites à des points (deux sur la côte, un sousmédian basilaire, deux cellulaires se suivant); une grosse tache discale, vaguement précédée d’une ombre chevronnée, une vague tache sousmédiane centrale; une fine ligne postmédiane claire dentée passant entre 4 et 7 sur de grosses taches, entre 7 et 8, le bord interne et la 3 sur de plus petites taches; une série subterminale de sept taches intranervurales, celle entre 3 et 4 plus petite ; un liséré terminal noir renflé entre les nervures; une double tache presque apicale ochracée sur 7 et 8; la frange couleur du fond, ochracée sur l’apex. Dessus des inférieures et frange noir clair brunâtre avec des commencements de lignes au bord abdominal avant l’angle et la frange s’ochraçant à l’apex. Dessous des quatre ailes d’un noirâtre uni soutenu avec des points discaux fondus dans le fond, plus gros aux premières ailes, la tache ochracée renforcée à l’apex des supérieures, la frange bien ochracée à l’apex des inférieures, le reste des franges concolore. Tête et corps couleur du fond des ailes.

Monte Socorro, Colombie, 3,800 mètres, juillet; deux GO (FassL).

Neofidonia olivescens Warr., var. nigerrima, var. nov.

30 mill. — Port, aspect et dessins de Veofidonia olivescens WARREN (Vovwitates Zool., 1904, p. 555), mais noircissant et se couvrant de stries, les lignes se fondant dans les stries noires du fond et se lisant avec difficulté.

Rio Toche, Quindin, Colombie, 2,400 mètres; un © (F4ssr).

Représente peut-être en Colombie la race typique décrite de l’'Equateur.

Cidariophanes muscosa, sp. nov.

43 mill. — Dessus des supérieures mousse semé de stries noires en lignes ou plutôt en fragments de lignes, les nervures et la côte teintées en ochracé rosé (cette dernière coupée de nombreuses stries noires), avec deux fines lignes noires transversales bien nettes, lisérées en partie, la première intérieurement, la seconde extérieurement, de blanc : une antémédiane rentrant sur la côte et le bord interne avec les deux traits (cellulaire et sousmédian) droits, sauf aux extrémités ; une postmédiane festonnée, oblique de la côte à la 4, puis rentrant intérieurement et arrondie de 4

au bord interne; un point noir sur la discocellulaire ; une ligne (ombre) médiane notre assez épaisse, coudée en dehors et contournant le point discal, droite de la base de 2 au bord interne; une irroration ochracée rosée suivant la postmédiane, se perdant à la côte dans une irroration noire triangulaire et au bord interne sur une petite 1rroration noire; un liséré terminal noir ponctué entre les nervures; les stries en lignes s’accumulant sur l’emplacement de l’extrabasilaire, vers le milieu du bord interne, dans les irrorations noires subterminales et avant le bord entre 4 et 6; franges mélangées de noirâtre et d’ochracé. Dessus des inférieures ochracé notrâtre. les dessins du dessous reparaissant afaiblis, le bord avec un liséré noir comme aux supérieures, la frange ochracé grisant. Dessous des premières ailes noirâtre s’ochraçant sur la côte et dans la région terminale avec un gros point discal, une fine subterminale arrondie, dentée, une ombre terminale noire entre 4 et G et le liséré comme en dessus ; frange ochracée. Dessous des inférieures ochracé sablé de stries noires avec un gros point discal noir, la subterminale arrondie, dentée, faisant suite à celle des supérieures, le liséré et la frange comme à celles-ci.

Quindin, Totsche, Colombie, 2,100 mètres, septembre; deux SO (F'AssL).

Cette espèce rappelle Cidariophanes indentata W ARREN ; elle n’a pas aux supérieures la ligne subterminale de points blancs usuelle dans plusieurs espèces et sa ligne antémédiane droite centralement la distinguera aisément.

Cidariophanes stigmatalis, sp. nov.

40 et 42 mill. — Fond des supérieures noir sablé d’atomes blancs, ochracés et, sur plusieurs points, verdâtres, coupé par deux bandes claires (antémédiane et postmédiane), en sorte que l'espace médian forme comme une large bande centrale bien délimitée. La base, teinte du fond, a de nombreuses écailles vertes sous la côte; les bandes claires sont mélangées de blanc et de mordoré clair et se composent : d’une antémédiane large, à bord extérieur arrondi deux fois coudé (dans la cellule et sous la médiane), à bord intérieur droit; d’une postmédiane flexueuse, rentrant sous la 2, plus nettement délimitée à l’intérieur, à centre coupé de fines stries. L’espace médian renferme la discocellulaire, entièrement recouverte par un gros point noir semilunulé, précédé d’atomes claifs, la côte plus particulièrement coupée de clair dans cet espace. L'espace terminal couleur du fond traversé par une ligne blanche dentée qui suit la seconde

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bande claire; frange mélangée de noir et d’ochracé. Dessus des inférieures blanc semé d’atomes noirâtres dans les régions costale, apicale et, très finement, sur le bord interne, la subterminale et le point discal du dessous reparaissant en pâle, avec un liséré terminal noir; la frange blanche avec quelques poils noirâtres. Dessous des supérieures avec les divisions et dessins du dessus pâlissant et s’atténuant. Dessous des inférieures comme en dessus mais les atomes bien noirs, le point discal gros, noir et bien marqué ainsi que la subterminale, sinueuse de la côte à la 4 puis reparaissant sur la 1.

Tochesito, 3,000 mètres; Volcancito, 3,500 metres, Quindin, Colombie, septembre; trois GO (Fassr.).

Rappelle Cidariophanes. edaxaria Dex. (Crocallis), assez superficiellement d’ailleurs.

Plesiophyle, cen. nov.

Ce genre, tout voisin de Wimophyle WARREN (Nowitates Zoologicæ, NITI, 1901, p. 480), s’en distingue par les différences suivantes : antennes du © bien pectinées; cellule s'étendant sur la moitié de l’aile; supérieures avec la 2 du troisième quart de la cellule et 10 ne faisant qu'approcher la 11 sans anastomose; fovea fortement marqué au C, anastomose instable des costale et souscostale aux inférieures.

Type : Plesiophyle cinerascens, sp. nov.

Plesiophyle cinerascens, sp. nov.

O' 21, Q 28 mill. — Les quatre ailes brunes sablées d’atomes noirs, les dessins noirs. Supérieures avec la côte coupée d’un trait basilaire, un point discal et deux lignes transversales tourmentées : une extrabasilaire au premier quart, coudée en dehors de la cellule; une postmédiane formant une série d’accents circonflexes, les pointes en dehors, sur 1, 2, 3, 4 et 6, la ligne rentrant sous la 2; un mince filet terminal. Inférieures avec un point discal et une postmédiane analogue, faiblement indiqués. Franges concolores. Dessous d’un brun plus clair; les supérieures avec le point et la postmédiane affaiblis, les inférieures avec le point et la ligne mieux marqués qu’en dessus; franges plus claires avec des touffes nervurales noires. Palpes et gorge blancs ; tête et corps couleur du fond des ailes ; pattes finement annelées de clair.

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