‹ Hétérocéres nouveaux de l'amérique du Sud (volume 3)Chapitre 76 sur 127 · PE FR · texte numérisé non relu

PE FR

e1 d'autre part se suffusent davantage dans le fond avec lequel ils se confondent en partie.

Une série de GO; Chaquimayo, Pérou, type; Saint-Laurent du Maroni, Guyane française.

Hemiceras æna Dognin.

Je crois bien faire de rectifier ici un lapsus calami qui m'a fait dire dans la description de cette espèce (Hétérocères nouveaux de l'Amérique du Sud, fascicule IT, mai 1911, page 45) « bord terminal des supérieures fortement denté, etc... », alors qu'il faut lire « bord 2nterne des supérieures fortement denté, BtC.:. 2.

Je profiterai de cette occasion pour remarquer qu'æna qui, à première vue, semble pareil à Æemiceras nigricosta Schaus, s’en distingue par l’absence du stigma aux inférieures alors que m2gricosta en à un couleur du fond. En outre æna n’a pas le reflet violacé de nigricosta; ses inférieures ont les veines plus contrastées ; le dessous des supérieures reste pâle subapicalement et terminalement de + à l’angle alors qu'il brunit unifor-

mément dans nigricosta sauf à la base interne.

MELALOPHIDÆ

Rosema apollinaireiïi, sp. nov.

48 mill. — Supérieures allongées, triangulaires, à apex courtement arrondi, le bord terminal droit et le bord interne très légèrement incurvé avant l’angle. Palpes à dessous rosé; tête

verte; collier grisant; les anneaux de l’abdomen dorsalement

annelés de rosé. Dessus des supérieures vert d’herbe vif; la côte largement ochracée, à tonalité rosée sur la première partie ; tout l’espace apical au-dessus de la 6 ochracé; un large lavis verdâtre ochracé, plus étroit au départ vers le premier tiers du bord interne et se terminant à l’angle; la frange suivant la

couleur du fond. Dessus des inférieures et franges blancs,

s’ochraçcant légèrement au bord abdominal, sur les veines et la frange. Dessous des premières ailes très pâle, blanchissant, mais avec les mêmes dispositions. Dessous des secondes ailes

comme le dessus, mais la côte largement garnie de poils rosés.

Un C'; Bogota, Colombie.

2 go

J’ai grand plaisir à dédier cette belle espèce au très cher frère Apollinaire Marie, de l’Institut de la Salle à Bogota, qui s'occupe avec tant de zèle du développement des sciences naturelles dans ce riche pays.

GEOMETRIDÆ

CYLLOPODIDÆ

Stenoplastis grandimacula occlusa, var. nov.

R9 mill. — Diffère de Stenoplastis grandimacula mih1 typique (Annales de la Société entomologique de Belgique, tome XLVI, p. 474, 1902) en ce que la tache blanche du dessus des supérieures diminue, ne déborde plus la cellule et se couvre d’écailles brunes.

Trois Go ; Chaquimayo et Marcapata, Pérou ; Corvico, Bolivie.

Stenoplastis grandimacula inversa, var. nov.

28 et 29 mill. — Diffère de grandimacula typique en ce que la tache blanche du dessus des supérieures est pure, non semée d’atômes bruns (estompée de gris dans ma description de grandimacula), la tache du dessus des inférieures, par contre, comme dans occlusa.

Deux CO ; Yungas de la Paz, Bolivie.

GEOMETRINÆ

Hydata subpartita, sp. nov.

20 m1ll. — Front, vertex entre les antennes et dessus de cellesei, coxæ et intérieurs des pattes blanc brillant; sommet du front et de la tête, lames des antennes ochracées ; palpes blanes et ochracés ; ptérygodes vert pâle. Supérieures quelque peu trans-

SR) Det

lucides comme dans toutes les espèces voisines, d’un vert très pâle mais de ton assez vif, avec la côte finement blanche s’ochraçant vers la base et l’apex ; la base de l’aile mêlée de vert plus sombre et d’ochracé; deux taches internes vert mousse donnant naissance à deux lignes faiblement indiquées ; une antémédianc anguleuse sur la 1 et la nervure médiane ; une postmédiane également anguleuse au départ du bord interne puis arrondie postdiscalement; une ombre discale imperceptible (pas de point); une troisième tache mousse subterminale sur le pli sousmédias ; une large tache subapicale noirètre coupée par les nervures mousse et lisérée de mousse, à bords irréguliers, entre 3 et 8 aboutissant au bord entre 3 et 4, reliée à l’apex par une petite embre mousse. Dessus des inférieures ochracé, le bord terminal restant vert, coupé par une large bande médiane noircissante à bord intérieur passant sur la discale, amincie et cessant brusquement avant le bord abdominal, suivie peu après par une ombre noirâtre atteignant le bord ; aucun peint discal perceptible. Franges blanchissantes. Dessous des quatre ailes vert d’eau à reflets brillants et nacrés avec le rappel atténué des dessins du dessus mais aux inférieures la bande médiane et l’ombre bien séparées par un espace blanc. Franges concolores.

Un C'; Medina, 509 mètres, est de la Colombie. Espèce toute voisine de prepinqua Prout marqué de points discaux et dont la bande médiane des inférieures est plus large

vers le bord abdominal que vers la côte, ce qui est le contraire de subpartita.

STERRAINÆ

G. Neothysanis, gen. nov.

Palpes ne dépassant pas la tête à troisième article menu ; antennes à double, courte et fine ciliation: les quatre ailes bien coudées sur 4. Supérieures avec ? d'avant l’angle; 3, 4 d’un point de l’angle ; 6 de l’angle supérieur ; 7 de l’angle supérieur de l’aréole ; 8, 9, 10 tigés de l’angle supérieur de l’aréole; 11 d'un peu en dessous. Inférieures avec 3, 4 d’un point de l’angle inférieur de la cellule; 6, T d’un point de l’angle supérieur.

Type: Veothysanis (Erythrolophus) bicolor Dognin (Annales . de la Société entomologique de Poe tome XLIV, 1900,

HYDRIOMENINÆ

Hammaptera nigrata, sp. nov.

33 et 34 m1ll. — Dessus des supérieures sablé d’atômes noirs et mousse, ces derniers dominant à la base, les noirs sur le reste de l’aile, avec quatre lignes blanches (basilaire, extrabasilaire et antémédiane géminée) plutôt arrondies, irrégulièrement dentées; la côte coupée de plusieurs commencements de lignes noires; une très large bande médiane à centre irrorée en partie d’atômes blancs, contenant un trait discal noir, la limite intérieure formée par l’antémédiane géminée, la limite extérieure par une double postmédiane blanche plutôt diffusée, émettant : des pointes sur les nervures, oblique de la côte sous la 7, puis formant demi-cercle jusqu’à la 4, rentrant alors au bord interne légèrement arrondie sousmédianement; l’espace terminal 1rroré irrégulièrement de blanc avec une série subterminale de points intranervuraux blancs ; frange noire et blanche. Dessus des iutérieures gris, plus sombre sur le bord terminal avec la série subterminale de points pâles intranervuraux, un petit point discal et un fin liséré noir coupé de blanc aux nervures; la frange blanche avec quelques coupures nervurales noires. Dessous des premières ailes gris noirâtre avec un point cellulaire noir, suivi de trois commencements costaux de lignes noires et d’une large liture blanche qui va de la côte à la 4 où elle finit en pointe recourbée, la série subterminale de points et la frange comme en dessus. Dessous des secondes ailes blanchâtre grisant semé d’atômes avec le point, les traces de trois lignes postmédianes fondues dans le fond, le bord assombri et la ligne de points moins marquée qu’en dessus ; la franche blanche.

Deux SC; Agualani et Uruhuasi, Pérou.

Dans le co-type, les lignes blanches noircissent en partie.

Priapodes longipalpata filaviradiata, var. nov.

45 mill. —- Diffère de longipalpata Thierry Mieg (Le Naturaliste, 1° novembre 1892) en ce que le dessus des supérieures est traversé par une bande ochracée partant du commencement de la cellule, couvrant presque toute la moitié inférieure cellulaire, puis la 4 et la moitié supérieure de l’espace entre 4 et 3 jusqu’au bord interne qu’elle atteint sous la 4.

Un G'; Pacho, Colombie, 2,200 mètres (Fassi).

MN Ve

Cœnocalpe undilinea, sp. nov.

29 mill. -— Dessus des supérieures entièrement couvert par une successsion de lignes blanches et olive pâle, à peu près parallèles au bord terminal, toutes les antémédianes rentrant sur la côte après un angle très aigu sur la souscostale; une subterminale blanche, géminée, mieux marquée, légèrement flexueuse, ceudée ‘après 7 pour rentrer sur la côte ; la terminale blanche plus tourmentée; un assez gros point discal noir. Dessus des inférieures blanc, avec une série de lignes olive pâle beaucoup moins dense, en partie effacées, parallèles au bord, la dernière se diffusant terminalement; un faible point discal. Dessous des quatre ailes avec les points discaux, les lignes diffusées et moins nettes. Franges blanches à pointes olive pâle.

Une .Q ; Monte Tolima, 4,200 mètres, Colombie (Fassr).

Du groupe des Cœnocalpe sternularia Herr. Sch., eÂluata Snellen, etc... mais semble bien distincte.

Cœnocalpe majorata, sp. nov.

C'O 24 à 80 mill. — Dessus des supérieures blanc rosé traversé par une série de lignes brunâtre olive, obliques, anguleuses souscostalement; ces lignes plus teintées, élargies ou agglomérées par place : après la base, juste avant le point, postmédianement et terminalement, laissant des éclaircies entre elles qui disparaissent chez les Q © et même, en partie au moins, dans certains GC'; l’agglomération postmédiane suivie de deux fortes hgnes blanches obliques, presque droites, cessant entre 6 et 7, les deux lignes blanches suivantes leur faisant suite pour aboutir à l’apex, la dernière (subterminale) semant un point triangulaire blanc entre 3 et 4; une irroration blanche terminale avant ie hiséré brun; un point discal noir. Dessus des inférieures blanc, la moitié abdominale traversée par une série de lignes brunes parallèles ; un fin liséré terminal brun noir. Dessous des quatre ailes olive brunâtre lavé de rosé avec les quatre points discaux bien indiqués, les lignes complètes mais en partie diffusées, un espace subterminal plus clair rosé et le point subterminal blanc aux premières ailes. Franges rayées d'olive et de blanc.

Q © 28 mill. —- Semblables mais plus assombries que les GS, … le dessus des premières ailes sans espaces clairs, on y distingue

De DRE

pourtant la double ligne blanche allant du bord interne à l’apex;

les lignes sur le dessus des inférieures complètes.

Quatre SO; Yuntas, près Cali et Paramo del Quindin; deux Q Q ; Rio Toche et Monte Socorro, Colombie (Fassr).

Cette espèce pourrait n'être qu'une grande race de Cœnocalpe efluata Snellen, mais, pourtant, la ligne subterminale bianche des supérieures est plus droite, moins flexueuse que dans efluata.

Cœnocalpe spissilineata, sp. nov.

do 30 mill. — Dessus des supérieures ochracé pâle, la côte plus teintée sans retour de lignes, traversé par une série de lignes brunes à tonalité olive plutôt plus obliques que le bord et qui s’agglomèrent par un lavis brun en trois bandes de plus en plus larges: une extrabasilaire et une antémédiane droites, cessant au pli cellulaire, la seconde juste avant le point discal noir; une postmédiane légèrement coudée en dehors sur +, immédiatement suivie par une double ligne ochracée qui va du bord interne à l’apex légèrement infléchie sousmédianement et un peu coudée à 4 comme la bande: entre ces deux dernières, un espace médian rosé grisant; une série de points terminaux bruns entre les nervures et un très fin liséré brun. Dessus des inférieures ochracé blanchâtre avec un très petit point discal; une série de lignes brunâtres plus espacées, droites parallèles, effacées dans la région costale, l’avant dernière plus teintée ; quelques points terminaux et le fin liséré brun. Dessous des quatre ailes ochracé pâle, brunissant sur la région costale des supérieures avec quatre petits points discaux et entièrement couvert de fines lignes brunâtres régulièrement dentées qui se fondent dans le fond. Franges concolores, grisant en partie.

34 mill. —- Tonalité des ST. Dessus des supérieures avec

les lignes ininterrompues, uniformément teintées et sans bandes

plus foncées, la côte comme chez le C', la subterminale marquant à peine l’inflexion sur 4 ; le point discal mais pas de points termi1naux. Dessus des inférieures avec les lignes complètes, sans points terminaux, le discal à peine sensible. Dessous exactement comme chez le ©.

Deux Go, une O: Monte Tolima, 3,200 mètres, Colombie (Fassi).

Page 1