‹ Hétérocéres nouveaux de l'amérique du Sud (volume 3)Chapitre 77 sur 127 · SEE · texte numérisé non relu

SEE

ASTHENINÆ

Camkogia brunneïicosta, sp. nov.

15 à 18 mill. — Dessus des quatre ailes paille clair, les dessins brun rouge sablés d’atômes blanc lilacé brillant. Supérieures avec la côte coupée de quatre traits antémédians épais, obliques et de trois taches postmédianes se diffusant ensemble souscostalement, rattachés à un trait discal suffusé et donnant naissance à cinq lignes de taches irrégulières, entrecoupées, dont deux antémédianes dont on retrouve à peine les traces et qui semblent manquer aux inférieures et trois postmédianes mieux indiquées, notamment la subterminale, anguleuse aux secondes ailes sur 3 à 4; un petit point discal aux inférieures. Dessous des quatre ailes plus pâle, les lignes costales et discale des supérieures plus diffusées encore qu’en dessus, sans autre trace de ligne ou points, sauf en transparence. Franges couleur des fonds. Devant du thorax brun rouge continuant la diffusion souscostale, reste du corps couleur des fonds, les anneaux faiblement ponctués de brun dorsalement. |

Un ©, deux Q Q ; Lino, Panama, 800 mètres (Fass1).

Cette espèce est voisine de restrictata Warren et cinyras Schaus.

Cambogia chasca oculata, subsp. nov.

21 et 23 mill. — Diffère de Cambogia chasca mihi (Annales de

. la Société entomologique de Belgique, tome XLIIT, 1899, p. 136)

en ce que la côte est entièrement lavée de jaune, le jaune entou-

rant complètement le point discal qui est noir; les supérieures

avec la trace d’une ligne postmédiane lilacée, arrondie postdis- calement.

Deux SO; Monte Tolima, 3,200 mètres, Colombie (FAssL).

Cambogia Warreni Dognin.

J’ai décrit cette espèce dans les Annales de la Société entomclogique de Belgique, tome LVIT, 1913, pp. 595, 396, sur une Q de Pacho (2,200 mètres); depuis j'ai recu le C' également de - Fassc et provenant de Monte Tolima, 3,200 mètres, Colombie.

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De même taille, celui-ci diffère de la Q par une restriction très sensible des lignes ou plutôt de leur diffusion, laissant ainsi le fond sur un espace plus grand. Aux supérieures, la suffusion postmédiane est la plus importante, elle est suivie par une suffu-

sion subterminale qu’elle touche costalement, qui est pointillée

de jaune dans son centre, atrophiée au bord interne et coupée sousmédianement par une suffusion horizontale reliant les lignes de la première moitié au bord terminal sur 3 et 4. Aux inférieures la postmédiane est simple, les autres lignes et la suffusion horizontale aboutissant au coude terminal sur 3 et 4 comme chez la © mais amincies et plus entrecoupées. Dessous blanchissant et luisant comme chez la ©, les lignes s’atrophiant plus encore.

L’espèce la plus voisine me semble Cambogia obada Druce que je ne crois pas synonyme d’heliadaria Guénée.

NEPHODIINÆ

Pentophlebia fuscifronta, sp. nov.

42 mill. — Pattes blanches, les extrémités grisant ; coxæ blanc sale; palpes grisant, la base ochracée; front, vertex (entre les antennes) et antennes gris noirâtre ; collier blanc jaunâtre ; ptérygodes blanc pur avec une touffe basilaire blanc jaunâtre; thorax, corps et les quatre ailes blanc pur; franges d’un blanc moins pur; supérieures avec la côte plus finement gris noirâtre que dans l’espèce toute voisine, Pentophlebia fuscicosta Warren dont la tête jaunit tout entière.

Une © ; Pacho, 2,200 mètres, Colombie (FassL).

Nipteria subpardata, sp. nov.

En juillet 1893, dans les Annales de la Société entomologique de Belgique, tome XXXVII, p. 373, j'ai décrit la Mypteria pardata, de Loja, Equateur; mais j'avais mélangé plusieurs espèces parmi les six CS indiqués dans ia description. L'un de ceux-ci appartient à une espèce que je crois inédite et que Je propose de nommer subpardata.

Les deux espèces sont grises, tête, corps et ailes; toutes deux ont la côte des supérieures blanchâtres, sablées de gris; subpe.. data a le centre des ailes, des inférieures surtout, moins chargé

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d’atômes et par conséquent plus hyalin. Dans pardata, dessus et ;

dessous, les quatre points discaux sont bien indiqués, ceux des

secondes aïles plus gros ; dans subpardata, aucun point aux premières ailes et sur le dessous des inférieures un petit trait discal

quine se retrouve qu’à grand’peine au-dessus. La ligne commune te)

sur le dessus de pardata est très sensiblement plus rapprochée du bord aux supérieures, elle quitte la côte plutôt après le dernier quart, oblique, parallèle au bord terminal; dans subpardata, cette ligne quitte la côte au second tiers plus perpendiculaire et un peu flexueuse au départ. En dessous, la ligne commune est plus fortement dessinée, plus oblique dans pardata, obsolescente peu après le départ dans les deux espèces, coudée postdiscalement aux secondes ailes ; le dessous des inférieures, costal et terminal des supérieures brunit assez fortement dans les deux espèces mais pardata l’a plus chargé d’atômes et granuleux, subpardata plus uni. Le type O' de pardata mesure 39 millimètres, subpardata 38 mill. Franges concolores.

Un C'; environs de Loja, Equateur.

Nipteria maturata mihi (Annales de la Société entomologique de Belgique, tome XLIV, 1900, p. 447) est une espèce voisine qui s’en distinguera aisément par ses quatre points discaux et l’absence de toute ligne postmédiane perceptible.

ASCOTINÆ

Hymenomima tharpoides russula, subsp. nov.

28 à 31 mill. —- Diffère de tharpoides miht (Annales de la Société entomologique de Belgique, tome LVII, 1913, p. 407) en ce que la région terminale du dessus des ailes se lave plus complètement de rousseâtre, la ligne subterminale dentée blanche par suite plus nette, précédée d’une ombre noirâtre bien complète, la pointe des dents faisant face aux chevrons noirs terminaux

- dont quelques-uns s’allongent en traits intranervuraux ; en quelq

dessous l’ombre terminale des inférieures est complète (dans tharpoides, elle cesse sur 4).

Une série de CO; Saint-Laurent et Saint-Jean-du-Maroni; rivière de Kourou; Guyane française (Le Movurr).

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2? Hymenomima infoveata, sp. nov.

Hymenomima tharpa Schs n’a Jamais été publié par M. Schsus et ce nom, répandu dans beaucoup de collections, a été donné à plusieurs espèces ou variétés. La forme typique, possédant le fovéa aux ailes supérieures, est, je crois, synonyme d’'Aymenomima (Boarmia) amberia Schaus, décrit de Saô Paulo (Trans. Ent. Soc., XX VIT, février 19901, p. 183) ; j'en possède plusieurs exemplaires de Rio Janeiro (typique), de Santa Cruz, Brésil méridional et de Chanchamayo, Pérou. Ainsi que le remarque le docteur Bastelberger (1908, p. 75), 1l est possible que subsordida Warren décrit de l'Argentine (Nov. Zool., 1901, p. 478) soit également synonyme d’Amberia Schaus. |

Mais une autre des formes auxquelles le nom de tharpa a été appliqué et dont je possède une série de la Guyane française s’en distingue par l’absence du fovéa et son remplacement par une touffe de poils brillants.

29 à 32 mill. —— Dessus des ailes plus sombre que dans amber1ia typique avec les mêmes dessins, mais mieux marqués et plus complets; blanc grisant sablé d’atômes noirs clairsemés, lavé d’irrorations rousseâtres avant l’antémédiane, après la postmédiane et terminalement sur les nervures; deux lignes noires bien marquées: antémédiane aux supérieures, semi arrondie, deux feis plus écartée sur la côte qu’au bord interne, continuée aux inférieures par un trait basilaire et à l’abdomen par un trait dorsal sur le premier anneau; postmédiane deux fois infléchie à chaque aile, en dehors postdiscalement, en dedans sousmédianement, finement dentée sur les nervures. Entre ces deux lignes, la médiane beaucoup moins fortement dessinée, anguleuse en dehors du trait discal lunulé avec lequel elle forme comme un rond dans certains exemplaires, touchant la postmédiane sousmédianement aux premières ailes, épaissie et à peine courbée, précédant le trait disceal aux secondes ailes. La ligne subterminale

blanche des quatre ailes régulière, bien dentée, précédée d’une

ombre noirâtre plus marquée entre 4 et 6 et suivie au bord de points intranervuraux noirs marquant le creux des festons; franges concolores. Dessous gris uni avec quatre petits traits discaux et une large ombre terminale noirâtre complète ; la frange pâle.

Une série de GS; Saint-Laurent et Saint-Jean-du-Maroni, Guyane française (LE Mouzr).

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