‹ Hétérocéres nouveaux de l'amérique du Sud (volume 3)Chapitre 96 sur 127 · AU PRE LAPOES QU · texte numérisé non relu

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Pauz DOGNIN

Fascicule XIII

IMPRIMERIE OBERTHUR, RENNES

PAUL DOGNIN

DE L’AMÉRIQUE DU SUD

DIOPTIDÆ

Polypoetes mesitana, sp. nov.

89 et 30 mill. — Palpes à dessus noir, dessous blanc, le départ garni de poils jaunes; front et sommet de la tête noirs lisérés de blanc; collier blane et noir; ptérygodes noirs avec une tache jaune au départ; thorax noir mêlé de quelques poils jaunes; abdomen à dessus noir et ventre blanc bleuâtre. Les quatre ailes brun noir, plus sombre aux inférieures. Dessus des supérieures avec toutes les nervures jaunes et une tache discale blanche Gvalaire; dessus des secondes ailes avec une tache postdiscale blanche plus grande qu'aux premières ailes et qui rentre dans la cellule (dans le paratype cette tache déborde entre 6, 7 tigés et 8 et s'agrandit dans la cellule). Dessous de même tonalité que le dessus, les nervures concolores, les taches postdiscales comme en dessus, mais en outre, aux supérieures, une tache blanc bleuâtre occupant la médiane et 1° de la base jusqu’à peu avant la naissance de 2. Quand aux inférieures plus de la première moitié de l’aile devient blanc bleuâtre, cette teinte s'étendant sur toute la région abdominale jusqu’au bord et presque jusqu’à la 2? qu’elle n’atteint pas, rentrant sur 2 et 3, 4 tigés, ressortant pour couvrir la tache postdiscale et, de là, rentrant obliquement sur la côte.

Las Mesitas, près Bogota, Colombie; deux © Q dues à l’obligeance du cher frère APOLLINAIRE-MARTE.

Cette espèce est toute voisine de Polypoetes cethegus Schaus, dont le dessous est semblable au dessus.

EUPTERODIDÆ

Carthara intranea, Dognin.

Depuis ma description de cette espèce sur deux do de Colombie (Hétérocères nouveaux de l'Amérique du Sud, faseicule VIIT, page 89, 15 mai 1914), j'ai reçu une © (39 millimètres) qui me semble exactement conforme pour tous les dessins, mais les teintes pâlissent beaucoup et les supérieures n’offrent plus l’aspect contrasté du ©. L’aspect général est mousse pâle, la fascia sousmédiane brune se retrouve, mais à peine distincte

du fond, il en est de même des autres taches noires. Inférieures

rosé pâle, les dessous marquant les mêmes dessins affaiblis. Cañon del Tolima (1.700 mètres), Colombie.

NOTODONTIDÆ

Lord Rothschild vient de publier dans le volume XXIV des Novitates Zoologicæ un travail très intéressant sur les Votodontidæ. Voici quelques observations et synonymies à propos de cette étude.

Bardaxima castaneo brunnea, p. 234, pl. 4, fig. 4, doit être et je ne crois pas me tromper, la même espèce que Phedosia turbida Moeschler (Beiträge zur Schmetterlingsfauna von Surinam, p. 691, pl. X, fig. 49) = apicenctata Dognin (Proelymiotis) (Annales de la Société entomologique de Belgique, t. LIIT, pre, LOUP

EÉragisa basifera, p. 234, pl. 8, fig. 23 = Meragisa arida Schaus (Proceedings of the United States National Museum, vol. XXIX, p. 268, 1905).

Lepasta bractea gigantea, p. 235, pl. 3 fig. 24 = Lepasta bractea majorina Dognin (Hétérocères nouveaux de l'Amérique du Sud, fascicule VIT, p. 20, 1914).

T'achuda (Tachida) cossula, p. 235, pl. 3, fig. 19, semble excessivement voisine de ma ? 'agela noctuidiformis (Hétér. nouv., fascicule IX, p. 13, 15 mai 1916) ; la seule différence paraissant être dans la ligne noire postmédiane légèrement anguleuse sur 3 dans cossula, oblique et droite (ou pour être

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absolument exact très légèrement infléchie de 6 à 8) dans noctuidiformis Dognin.

Drugera muscosa, p.239, pl. 8, fig. 12 — Hamidonta unca Dognin (Hétér. nouv., fascicule IT, mai 1911, p. 36).

Notoplusia distinguenda, p. 240, pl. 3, fig. 2 = Chadisra Aavodiscata Dognin (Hétér. nouv., fascicule IT, p. 32, mai 1911). Trichomoplata stigmatica, p. 241, pl. 6, fig. 1 — Trumanda fifiana

Dognin (Hétér. nouv., fascicule III, p. 19, 1911). Rhuda opalistriga, p. 249, pl. 5, fig. 13 et 14 — Æhuda minor Schaus (Loc. cit., p. 261).

Rifargia basiplaga, p. 255, pl. T, fig. 1 — Anita galibensis Schaus Woc. cit, p. 219).

Rijargia cossoides, p. 254, pl. 7, fig. 9, est, je crois bien, la même espèce que /fargia mistura Schaus (loc. cit., p. 269). Maschane costipunctata, p. 262, pl. 3, fig. 4 =Maschane frondea Schaus (loc. cit., p. 268).

Dylomia nubiloviolaceus, p. 262, pl. 3, fig. 22 = Dylonvia fragilis Schaus (loc. cit., p. 277).

Moresa obliquifascia, p. 261, pl. 3, fig. 12 — Kosema magniplaga Schaus (loc. cit., p. 294).

Æosema klagesi, p. 261, pl 7, fig. 18 = Rosema appollinairei Dognin (Hétér. nouv., fascicule IX, 15 mai 1916).

Salluca psitticula, sp. nov.

30 mill. — Semble, d’après la description, un diminutif de Salluca psittica Schaus qui mesure 44 millimètres.

Palpes ochracé rosé pâle, le dessus brunissant; tête, collier, ptérygodes, thorax et une touffe dorsale sur le premier anneau vert d'herbe clair; abdomen et pattes ochracé rosé pâle, la touffe anale verdissant; tibia et tarses de la première paire bordés de poils verts. Dessus des supérieures vert d'herbe, coupé par des hignes épaisses, diffuses, d’un vert mousse, plus sombre au départ de la côte et en partie lisérées extérieurement de vert clair. Ces hgnes comprennent une subbasilatre géminée rentrant intérieurement de la côte sous la médiane où les deux lignes réunies cessent; une antémédiane géminée également oblique intérieurement, chevronnée de la médiane au bord interne; une postmédiane géminée, à traits bien marqués au départ de la côte, puis pâlissant, diffuse, lunulée dentée, la seconde ligne et les deux lunules internes de la première bordées en dehors de vert

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clair; cette postmédiane est immédiatement suivie par une ligne, lunulée du bord interne à la 7, qui se diffuse en dehors où son bord liséré de vert pâle rentre intérieurement du pli sousmédian à la 3 et de 4 à 6; extrême bord costal blanchissant entre les lignes, avec trois coupures blanches, la première après la postmédiane, les deux autres sur la ligne qui suit et dont le départ costal est coupé par le fond vert clair; discocellulaire vert clair comme les lisérés des lignes; une ligne subterminale dentée, coupée par les nervures; la frange concolore coupée de clair aux extrémités nervurales. Dessus des inférieures, dessous, des quatre ailes et franges ochracé rosé pâle, vaguement teinté de verdâtre par parte; le dessus des inférieures légèrement rembruni dans la seconde moitié.

Un O'; Saint-Jean du Maroni, Guyane française (Le Mourr).

Rifargia phasma, sp. nov.

90 m1ll. — Tête, collier et thorax mêlés de poils bruns, mousse et fauve; abdomen gris, le dessous blanc ochracé. Dessus des supérieures mousse ochracé (évidemment plus vert à l’état frais) lavé de fauve et sablé de noir au départ de la côte et sousmédianement jusqu'à la ligne antémédiane, l’extrême bord interne noir presque sur toute la première moitié; ligne antémédiane

noire, fine, ne semblant pas atteindre la côte, formé de larges .

demi-lunules sousmédianement et au bord interne; une ombre noire médiane du pli sousmédian au bord; un trait discal noir liséré de fauve de chaque côté, précédé dans la cellule par une ombre noire qui s'étend extérieurement sous la 3 Jusqu'à la 2 et la ligne postmédiane, puis postdiscalement jusqu'à la naissance de 7, ainsi qu'entre 4 et 6 jusqu’à une ombre subterminale noire, laquelle est continue de 2 à 7; la ligne postmédiane noire est composée de larges demi-lunules, arrondies intérieurement, du bord interne à la 4 (géminées dans le cotype), elle est continuée de 4 à 8 par quatre traits internervuraux noirs et suivie entre 4 et 3, 2 et 1 par deux points noirs accompagnés de fauve; frange mousse noircissant sur les nervures. Dessus des inférieures blanc teinté d’ochracé, noireissant dans les régions costale et abdominale avec la vague indication, sur la côte seulement, d’une ligne postmédiane, le bord terminal grisant ; la frange blanche grisant par places. Dessous des quatre ailes blanc teinté d’ochracé, la moitié costale noircissant aux premières ailes.

Deux GC; Joinville, S®-Catharina, Brésil, type; République Argentine, territoire des missions.

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GEOMETRIDÆ.

HEMITMEINÆ

Racheospila vermiculata,; Dognin.

J’ai décrit cette espèce sur deux GC de Colombie dans les Annales de la Société entomologique de Belgique, t. LVII, 1913, p. 960; depuis J'ai reçu une © provenant du volcan Irazu (2.400 mètres), Costa-Rica. Elle est exactement pareille aux CO sauf que la bordure terminale rose des ailes s’élargit et que le départ des lignes est accompagné de taches roses aux bords interne et abdominal. Au bord interne la tache accompagnant l’antémédiane est extérieure, celle de la seconde ligne, intérieure; au bord abdominal l’antémédiane s’indique et les deux taches sont confluentes et se rejoignent.

STERRAINÆ

Flavinia bogotensis, sp. nov.

36 mill. — Très voisin de Flavinia ops Druce and mamillifera Warren, cette espèce en diffère par la bordure terminale noire très amincie sur les bords terminaux. Les quatre ailes jaunes bordées de noir. Supérieures avec la côte noire jusqu’à la cellule ; un très mince filet noir de quelques écailles seulement sur la discocellulaire ; la bordure plus large à l’apex mais ne dépassant pas quatre millimètres dans sa plus grande largeur; l’espace Jaune du fond entre la discocellulaire et le bord interne de la bordure mesurant 6 millimètres sous la côte; bordure terminale à peine d’un millimètre entre 3 et 2? puis sensiblement égale jusqu’à la base. Bordure terminale des inférieures également complète sur tous les bords; légèrement plus large à l’apex où elle atteint un millimètre, amincie de 3 à l’angle. Franges noires, dessous pareil, palpes noirs, la base jaune; tête et collier noirs avec quelques poils jaunes, le cou jaune en dessous; thorax noir ponctué de

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jaune; ptérygodes jaunes, la moitié supérieure noire: dos noir avec un filet jaune longitudinal; ventre jaune.

Une © ; la Union, Bogota, Colombie.

Je ne crois pas que ce puisse être une simple forme locale de Flavina ops Druce dont je possède quatre spécimens typiques de Bogota; il serait intéressant de recevoir une série de cette espèce qui, sans doute, varie à la manière de llavina ops Druce et Mamallifera Warren.

ASTHENINÆ

Rhodometra (Sterrha) virgenpamba Dognin.

et virgenpambka roseata, var. nov.

J’ai décrit cette espèce et signalé sa variété dans le Vaturaliste du 1% octobre 1892.

La forme type, ou du moins qui semble la plus commune, est d’un jaune clair; la seconde ligne (postmédiane) est suivie par une suffusion ochracée qui s’élargit vers l’apex et l’espace marginal se poudre d’atomes ochracés, la frange dans le G' type est faiblement teinté de rosé. Cette forme possède la première ligne (antémédiane) qui est ovale sous la côte, semble incomplète parce qu’elle est obsolescente au travers de la cellule mais se retrouve très visiblement sur et sous la côte; les supérieures possèdent un petit trait discal ochracé très distinct en dessus (en dessous les lignes et le trait se retrouvent en transparence).

J’ai signalé dans ma description deux SO tournant au rose vif et Je propose pour eux le nom de vergenpamba roseata. Ils

diffèrent du type par l’absence de la première ligne (antémédiane)

laquelle se rappelle pourtant sur l’un des deux exemplaires par trois points nervuraux roses (souscostal, médian et sousmédian) ; le trait discal s’efface et ne laisse qu'une faible petite ombre ochracée ; l’extrême bord costal se teinte de rose de la base au point d’où l’antémédiane devrait partir ; l'emplacement de la postmédiane se teinte de rose vif qui se diffuse en dehors jusqu’au point, dans l’un des deux exemplaires, de recouvrir toute la moitié supérieure terminale; bord terminal (sauf à l’angle interne) et frange roses.

Deux GC'; El Monje et environs de Loja, Equateur.

Rhodometra angasmarcata, sp. nov.

30 mill. — Cette espèce est excessivement voisine de la précédente et ressemble de près à la variété roseata; mais les supérieures sont d’un Jaune plus chaud (laque jaune) et la postmédiane est plus oblique dans la moitié supérieure de l’aile, atteignant la côte à moins de deux millimètres de l’apex alors que dans roseata la distance est de trois millimètres pleins (mesures comprenant toute la largeur de la ligne). Cette ligne, un peu diffusée en dehors, garde à peu près la même largeur partout. Extrême bord costal rose jusque vers le milieu ; une ombre discale rose ; quelques traces de points nervuraux roses antémédians sur l’emplacement de la ligne ; extrême bord terminal finement rose; frange entièrement rose. Inférieures blanc paille luisant. Dessous des secondes ailes comme le dessus des premières ailes paille luisant avec le rappel de la postmédiane, la côte et la frange comme en dessus.

Une © ; Angasmarca, Pérou.

Je signalerai iei comme une espèce me semblant touie voisine la Phabalapteryx partitaria Maassen, p. 165, pl. IX, fig. #, à supérieures gris argenté, la ligne postmédiane est sensiblenient la même comme direction que chez angasmarcata, mais s’amincit dans la moitié supérieure. |

TRICHOPTERYGINÆ

Dyspteris viridilineata, sp. nov.

25 et 26 mill. — Palpes, tête, dessus des antennes, collier, ptérygodes, thorax et dessus des supérieures d’un vert d’eau assez soutenu ; les ailes avec un trait discal blanc et trois lignes transversales obliques formées par la teinte du fond non irroré de blanc. Ces lignes à peu près parallèles au bord terminal et entre elles (les deux premières rapprochées sur la 2) sont légèrement tremblées ; la première part du bord interne au premier tiers, s’épaissit et passe sur le trait discal puis, amincie, se perd souscostalement; la seconde, postmédiane, est complète et légèrement plus rapprochée de l’apex que de l’angle interne ; la troisième, subterminale, moins sombre que les deux premières est lisérée en dehors d’une fine ligne blanche également tremblée; entre ces

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lignes le fond s’irrore d’une légère teinte blanche qui s’accentue sous la côte et au bord terminal; extrême bord costal mousse brunissant ; frange à première moitié blanche coupée de mousse aux extrémités nervurales, la seconde moitié mousse pâle. Dessus des inférieures également vert mais les régions basilaire et costale blanchissant, avec une ligne médiane verte précédée et suivie d’irrorations blanches partant de la côte et se perdant dans le fond de l’aile, l’une de ces irrorations formant une ligne subterminale.

Dessous des quatre ailes vert saupoudré de blanc, moins dans

la cellule des supérieures ; celles-ci avec le trait discal blanc plus

complet qu’en dessus. Les quatre ailes traversées par deux lignes communes; la première, verte (par l'absence du glacis blanc), traversant les inférieures au milieu et les supérieures peu après celui-ci, droite aux secondes ailes, oblique et bien dentée aux premières ailes où elle se fond au-dessus de 6 dans le fond vert non sablé de blanc (ce fond se prolongeant souscostalement vers l’apex) ; la seconde ligne, blanche, subterminale, fine et tremblée, parallèle aux bords, cessant à la 7 aux premières ailes. Franges des inférieures et du dessous comme en dessus des supérieures.

Cette description est faite sur le type de Saint-Jean, très frais et marquant bien les dessins.

Trois SO'; Saint-Jean-du-Maroni (type), Saint-Laurent-du- Maroni, Guyane française ; Pebas, Pérou N. 0.

Du groupe de Dyspteris inæquaria Gruénée, Mexicaria Schaus, trifilaria Walker (? — suffectaria Moeschler), parvula Warren dont viridilineata se distingue par ses lignes vertes. Diffère des Dyspteris naïadaria Guénée et vecinaria Schaus dont le fond est strié.

DEILINIINÆ

Lomographa (Syliexis) chartularia Dognin.

En décrivant cette espèce dans le Vaturaliste, le 15 juin 1892, j'avais sous les yeux, outre quatre exemplaires en mauvais état, deux GŒ bien frais dont je m'étais servi pour la description; or il se trouve que l’un d’eux correspond exactement, la taille exceptée, à Lomographa inæquata décrit par Warren dans les Novîtates Zoologicæ, XII, 1905, p. 348 et le second à ZLomographa penumbrata Warren, Vovitates Zoologicæ, XIV, 1907, p. 260.

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