‹ Hétérocéres nouveaux de l'amérique du Sud (volume 3)Chapitre 98 sur 127 · EN VENTE · texte numérisé non relu

EN VENTE

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PMÉRIOUR DU SUD

Pauz DOGNIN

Fascicule XIV

1e" NOVEMBRE 1918

EMERIMERIE OBERTEUR, RENNES

PAUL DOGNIN

HYPSIDAE Barna pluricincta, sp. nov.

33 mill. — Q à antennes noires pubescentes garnies de cils espacés fins et courts; palpes, tête, pattes et corps noirs, ce dernier avec quelques reflets 1risés. Dessus et dessous des quatre ailes orangé clair, entièrement bordés de noir, sauf au bord abdominal des inférieures qui reste orangé. Supérieures avec la bordure costale d’un bon millimètre de largeur (double à peu près de la bordure d’Antiotricha 1integra Walker) de la base jusque sous la 7 qu’elle recouvre entièrement, continuant sous la 7 jusqu’au bord terminal dont la bordure est plus étroite et diminue encore sur le bord interne (à peu près comme dans integra). Inférieures avec la bordure du bord terminal comme dans 2ntegra, mais la bordure costale environ deux fois aussi large. Franges noires, orangées au bord abdominal des secondes ailes.

Une ©; Yuntas, près Cali, Colombie (Fassi).

Cette espèce ressemble absolument à Antiotricha integra Walker ; elle s’en distingue par la bordure costale plus large aux quatre ailes.

Darna tolimata, sp. nov.

40 mill. — Q à antennes pubescentes noires; palpes et tête noirs ; collier, ptérygodes, thorax et dessus du corps noirs irisés

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de bleu, avec deux taches punctiformes jaunes sur le collier, les ptérygodes tachés de jaune dans la moitié supérieure, le dessus du thorax et du corps saupoudré d’écailles jaunes; le ventre et les pattes noir de suie, les coxæ bleuissants. Supérieures jaune citron bordées de noir s’irisant de bleu; la bordure noire, s'étendant jusqu’à la sous-costale au départ de la côte, se réduit à un filet au-dessus de la seconde moitié cellulaire; elle quitte alors la côte au-dessus de la discocellulaire, rentre obliquement en dehors en coupant les départs de 6 et de 7 Jusque sur la 3 qu'elle atteint un peu après son milieu, rentre alors intérieurement jusque sur la 1 qu’elle suit un moment, puis quitte pour atteindre la base. Toute la région apicale est donc largement noire. Inférieures entièrement noires 1risées de bleu. Franges noires avec quelques poils blancs. Dessous pareil.

Une Q prise par Fassr, à 1.700 mètres d'altitude, en octobre 1909, au Cañon del Tolima, Colombie.

HYDRIOMENINAE

? Perizoma albifasciä, sp. nov.

32 mill. — Antennes pubescentes; palpes dépassant bien la tête, garnis de poils, à troisième article court; dernière paire de tibias avec quatre éperons. Supérieures avec double aréole; T et 8 d’un point à l'extrémité de l’aréole ; 8, 9, 10 tigés; II de près l'extrémité de la seconde aréole. Inférieures avec la 2 assez éloignée de 3; 3 et 4 écartées; 5 en dessous du pli cellulaire; discocellulaire à moitié inférieure infléchie, la moitié supérieure perpendiculaire ; 6 et 7 tigés.

Dessus des supérieures mousse pâle jaunâtre tacheté de blanc et par les dessins noirs avec une large fascia centrale blanche occupant la moitié inférieure cellulaire (sauf à la base) et se prolongeant entre 4 et 5 jusqu’à la ligne subterminale ; les lignes noires irrégulières, incomplètes pour la plupart et comme marbrées, se décomposant comme suit : trois à la base, marquées par les points costaux, également espacées, la troisième diffusée dans la cellule; une extrabasilaire indiquée par deux points costaux, diffusée dans la cellule et sous là médiane; une triple anté et postmédiane, chacune partant de quatre points costaux, avec les six lignes irrégulières, mais bien indiquées qui vont se réunir sous la 2 et se ponctuent en trois taches sur la 1, la sixième

‘ligne forte et droite de la côte à la 4; entre ces deux triples lignes le point discal noir; trois points costaux auxquels correspondent des stries noires entre 6 et 7 et entre 2 et 4; une subterminale et une terminale confuse composées de stries noires, en partie intranervurales et irrégulières, coupées par une série subterminale de traits blancs ; le bord coupé de noir de chaque côté des nervures ; la frange blanche et mousse pâle coupée de noir sur les nervures. Dessus des inférieures blanc finement strié de blond pâle dans la seconde moitié avec l'indication en transparence du point et de la ligne postmédiane, plus visibles et même marqués en dessous, la frange concolore. Dessous des premières ailes blanchâtre avec l'indication pâle et diffusée des lignes du dessus, le dessous des inférieures plus chargé d’atomes qui noircissent et s'accumulent sur le point discal et une faible ligne postmédiane irrégulière.

Deux SC; Monte Tolima, Colombie, pris à 4.200 mètres par FAssL. ;

Cette espèce a un aspect très particulier et je ne l’ai reconnue dans aucune des espèces décrites.

Hammabptera nivesecta olivofusca, var. nov.

9) à 56 m1ll. — C’est avec quelque doute que je rapporte cette forme à Æammaptera (Anapalta) nivesecta décrit par WARREN sur deux CO de Santo-Domingo, Carabaya, Pérou. De nivesecta Je possède deux Go de Huancabamba, Pérou, neuf GO et une Q pris par Fassr, en Colombie, et 1l n’est pas deux de ces douze spécimens qui soient semblables entre eux; deux des plus dissemblables ont été vus et identifiés par WARREN.

D'autre part, je possède deux SO d’Euphyia (Epirrhoë) subpulchrata Warren, de Bolivie (Staudinger), et l’un d’eux m’a été retourné par WARREN comme absolument typique. Or, subpulchrata et nivesecta me semblent tout à fait distincts l’un de l’autre et facilement reconnaissables entre eux, ne fût-ce que par les dessous, bien ochracés dans subpulchrata, fortement grisant dans mivesecta; la ligne postmédiane extérieure (bord extérieur de la bande médiane) émettant deux fortes dents entre 2 et 4 dans subpulchrata, simplement sinuée dans nivesecta. Aussi je ne comprends pas que WARREx ait pu tenir les deux races pour la même espèce et sa description de nèvesecta est tout à fait insuffisante et incomplète. |

Quoi qu'il en soit, les trois G'O' que je rapporte à la forme olivofusca sont bien semblables entre eux; le quart basilaire du

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dessus des supérieures est brun rougeâtre traversé dans son milieu par une ligne extrabasilaire olivâtre peu distincte et bordé en dehors par une ligne antémédiane également olivâtre, arrondie dans la cellule; la large bande médiane est brun rouge chocolat dégradé, la teinte la plus sombre sur le bord extérieur, des traces de lignes n’apparaissant que sur la côte et le trait discal se laissant à peine deviner; la bande médiane près de deux fois aussi large sur la côte qu’au bord interne avec un rétrécissement sur la 2, son bord extérieur limité par une fine ligne blanche et ondulé presque sans aucune des petites dents qui se trouvent dans le type; le tiers terminal est olivâtre pâle, coupé de brunâtre sur les nervures, subterminalement à l’angle interne, puis largement dans la région apicale qui brunit presque entièrement; une irroration blanche plus ou moins étendue suit le bord extérieur de la bande médiane; frange olivâtre coupée d’un peu de brunâtre aux nervures. Dessus des inférieures et franges blanc luisant avec quelques points noirs géminés aux extrémités nervurales. Dessous grisant comme dans la forme typique, les supérieures avec les commencements de lignes à la côte, la série subterminale de points blanes et l’ondulation postmédiane du bord de la bande plus adoueie que dans le type ainsi qu’en dessus ; les inférieures saupoudrées d’atomes avec le point discol et la série de lignes parallèles arrondies comme dans le type.

Trois S; Monte Tolima, 3.200 et 4.200 mètres; Parano del Quindin, 3.800 mètres ; Colombie (Fassr.).

Spargania fallaciosa, sp. nov..

28 mill. — Palpes grêles, très longs. Dessus des supérieures vert pâle ochracé, les lignes brun noir en partie lisérées d’ochracé et semées de quelques atomes ochracés ; la côte marquée avant la bande médiane par cinq points, les second, troisième et quatrième plus gros, quelques traces de lignes correspondant à ces points, notamment sur le bord interne; bande médiane partant de deux gros points costaux, à bords irréguliers, une pointe entre 3 et 4 plus en dehors, rentrant sous la médiane, coupée sur sa première moitié par celle-ci, traversée centralement par une ligne verte irrégulière, lisérée en partie de blanc en dehors; la côte, après la bande, coupée par quatre points costaux auxquels correspondent quatre séries incomplètes de lunules intranervurales ; le second point après la bande médiane donnant naissance à une ligne épaisse qui cesse à la 6; le quatrième, terminal, suivi dune tache subapicale et d’une tache entre 6 et 4; le bord

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