‹ Hétérogénie: ou traité de la génération spontanéeChapitre 17 sur 56 · SECTION II. — DE L'EAU · texte numérisé non relu

SECTION II. — DE L'EAU

L'eau joue un rôle important dans les phénomènes de l'hétérogénie, et elle est regardée, avec raison, comme l'un des éléments indispensables au développement des Proto-organismes. En considérant le sujet d'un pointde vue plus élevé, on reconnaît même que toute existence soit végétale, soit animale, dérive primitivement de celle-ci , et que dans la suite, soit

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à l'état liquide, soit à l'état de vapeur, elle continue d'être de la plus haute importante pour l'entretien de la vie.

C'est donc avec une sorte de raison instinctive, que les auteurs inspirés des principales cosmogonie», font tous sortir de l'eau la majeure partie de la création. En traçant le tableau de l'origine des choses, les livres sacrés de presque toutes les nations nous représentent la superficie du globe comme étant submergée par un immense océan. Les commentateur de la Bible, ainsi que l'indique lui-même saint Jean, s'accordent à émettre qu'à l'époque du chaos, la terre était entièrement couverte par une vaste mer, qui disparut pour faire place à la création (1). Le mot abîme de notre texte sacré a même été considéré par la plupart des commentateurs comme synonyme des eaux sur lesquelles planait l'esprit de Dieu (2).

L'élément fluide joue aussi un très-grand rôle dans les cosmogonies indiennes. Là, les védas représentent Si va, le suprême auteur de la création, déposant dans le sein de l'Océan les germes de l'universalité des êtres (3). Ailleurs ils peignent Vichnou, qui en est le symbole, flottant sur l'abîme des eaux,

(1) Saint Jean, Apocalypse, ch. xxi, 1. — Comp. Bost , t. I, p. 238.

(2) Comp. J. A. Bost, Dictionnaire de la Bible. Paris, 1849, 1. 1, p. 231. — Job, xxxvm, 30. Ps. xui, vin, civ, vi. — Jonas, n, fl.

(3) Siva, principe de la chaleur et de la lumière, y tient manifestement la place du grand générateur ou créateur. Son action a précédé toute autre action, et c'est lui qui déposa dans les eaux primitives (représentées parBhavani), les germes producteurs .de toutes choses. (F. Creuzeb, Religions de V antiquité. Paris, 1825, 1. 1, p. 177.)

paisiblement endormi dans les replis du serpent adysséchen (1). Enfin, dans d'autres endroits, s'offre la charmante figure de Maya, mère de la mer de lait, matière première de toutes choses (2), et d'où naquit la déesse des sciences elle-même, Sarassouadi, épouse de Brama (3).

Dans les anciennes théogonies des Persans, on voit que ceux-ci regardaient la terre, l'air et l'eau, comme les principes de toutes choses (4).

Au milieu de leurs errements, les alchimistes du moyen âge et de la renaissance, accordent aussi à l'eau une suprême puissance et la considèrent comme le grand agent de la vie universelle. Dans un endroit de ses œuvres, le trop célèbre Paracelse la désigne sous la dénomination de creaturarum universarum matrix (5). Et plus loin, comme s'il avait une con-

(1) Selon Creuzer, Vichnou n'est pas seulement l'eau, mais bien plutôt l'esprit ou le souffle divin, se mouvant ou marchant sur les eaux, c'est-à-dire les vivifiant. (Relig. de Vant., 1. 1, p. 469.)

(2) C'est une des plus gracieuses conceptions de Tari indien. Cette déesse , richement parée et entourée du voile des préformations, dont les plis recèlent toute la création, effleure légèrement la surface de la mer de lait qui s'écoule de son sein en deux longs ruisseaux.

Comp. Niclas Muller, inDoROw's morgenldnd. A liert hum, pl. 2, rig. 2. — Creuzer, Relig. de l'ant.

(3) Sowerat, Voyage aux Indes orientales. Paris, 1782, t. I, p. 154-172.

(4) Th. H y de, Veterum Persarum religionis historia, eorumque Mayorum. Oxonii, 1760, t. I.

(5) Paracelse. Nobilis, clarissimi ac probatissimi philosophi et medici, Dn. Aureoli Philippi Theophrasti Bombait, ab Hohenheim, dicti Paracelsi , operum medico-chimicorum site paradoxorum, tomus genuinus primus. Francfort, 1603, t. 111, p. 25.

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fuse idée du rôle des principaux agents de l'hétérogénie, on le voit dire : « Vita in omnibus animalibus a a duabus sphœris gubernatur: a superiore quœ a aer est et ignis ; ab inferiore , quœ aqua est et « terra (1). »

Si, abandonnant ces supputations purement historiques, nous passons à l'examen de la fonction de l'eau dans la production des phénomènes de l'hétérogénie, nous reconnaissons que, quoique l'apparition normale des Proto-organismes nécessite ordinairement la présence simultanée de ce fluide, de l'air et d'un corps putrescible, il est cependant non douteux que des organismes peuvent apparaître, ainsi que le dit Gleichen, dans l'eau simple, filtrée ou distillée; seulement leur formation y marche beaucoup plus lentement que dans les infusions, la nourriture y manquant (2). Selon Fray, l'eau pure seule pourrait môme engendrer des Microzoaires ; il assure en avoir parfois observé dans celle-ci (3). Si ce savant ne prétendait y avoir rencontré que des végétaux rudimentaires, nous pourrions partager son opinion, mais jamais nous n'avons vu de l'eau distillée produire des animalcules, si ce n'est de la matière verte.

En effet, lorsque de leau très-pure, ou môme de l'eau distillée, est abandonnée à la lumière dans les vases de nos laboratoires, au bout d'un temps qui varie, selon la température, on voit y apparaître des

(1) Pabacelse, Id., ibid., p. 27.

(2) Gleichen , Dissertation sur la génération. Paris , an VII , t> U6.

(3) I'uay, Essai sur l'origine des corps organisés. Paris, 4817.

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granulations d'un beau vert, rondes ou elliptiques, plus ou moins abondantes et rapprochées. Celles-ci sont immobiles ou douées de mouvements excessivement prononcés.

Cette matière verte, dont il est souvent question lorsqu'il s'agit de génération spontanée, fut signalée au monde savant par Priestley, dans un travail devenu célèbre. Ce physicien ne l'avait d'abord considérée que comme un sédiment muqueux (i); mais à peine deux ans s'étaient écoulés depuis sa découverte, qu'il revint sur sa première idée, et éleva cette matière au rang des végétaux, en la regardant comme une espèce de Conferve (2). Forster, Senebier et De Candolle, ont successivement partagé cette erreur. Le premier la prit pour le Bissus botryoides de Linnée; Senebier ne vit en elle que le Conferva cespitosa filis redis undique divergentibus de Haller (3) ; et De Candolle créa pour celle-ci son Vaucheria infusionum (4).

Ingen Housz, patient observateur, jeta un jour nouveau sur la nature de la matière verte, qui avait déjà donné lieu à tant de controverses (5). Il la considéra d'abord comme une espèce de mousse ; puis plus tard il se rangea de l'opinion de M. Thompson de la société royale de Londres, qui ne vit en

(1) Priestley,, Expériences et observations sur différentes espèces d'air, etc. Paris, 4779, t. IV.

(2) Priestley, Expériences et observations, etc. 1781, t. V.

(3) Senebier , Journal de physique. 1781, t. XXVII, p. 209. Ouvrage sur la lumière solaire, 1782.

(4) De Candolle, Flore française. Paris 1805, t. lï, p. 65.

(5) Isgen Housz, Journal de physique. 1784, t. XIV, p. 356.

elle que des animalcules (1) et il l'envisagea comme n'étant que le groupement d'une immense quantité de Microzoaires auxquels il donna improprement le nom d'Insectes (2). Cette matière se développe également dans l'eau de pluie, dans les infusions, et même dans l'eau de la mer, et elle abonde parfois aux environs des fontaines, sur les pierres qui sont imbibées d'eau. Selon Bory de Saint-Vincent, elle se développe bientôt après que l'eau a manifesté son sédiment muqueux, et celui-ci s'en remplit pour constituer le végétal qui, par son extrême simplicité, a le droit d'être placé à la tète de la série, le Chaos prirnordialis. Ainsi donc, pour ce savant, celui-ci n'est que le résultat de l'apparition de la matière verte, qu'il appelle matière végétative de la matière muqueuse (3). Enfin, plus récemment, cette matière paradoxale a été regardée par Wagner comme n'étant formée que par les cadavres de plusieurs espèces d'infusoires de couleur verte, et surtout par ceux de YEuglena viridis (4). Nos observations nous ont conduit à la même conclusion, en voyant cette matière verte s'animer à certains moments de mouvements qui ne peuvent appartenir qu'à l'animalité.

Des Proto-organismes peuvent aussi apparaître dans des liquides de composition variée. Retzius dit

(1) Thompson, Transactions philosophiques. 1787.

(2) Ingen Housz, Expériences sur les végétaux. Paris, 1789, t. n, p. 365.

(3) Bortde Saint-Vincent , Dictionnaire classique d'histoire naturelle. Paris, 1826, 1. 1, p. 264.

(4) Comp. J. Muller, Manuel de physiologie, 1. I, p. U.

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avoir vu desConferves se développer dans une dissolution de chlorure de baryte , opérée à l'aide d'eau distillée, et contenue dans un flacon bouché à l'émeri (1).

Dans certaines circonstances, la composition de l'eau peut à elle seule expliquer l'apparition des Microzoaires, sans qu'il soit utile d'invoquer la présence de germes. De l'eau météorique, analysée par Zimmermann , lui a fourni une certaine quantité d'une substance particulière, dégageant de l'ammoniaque, différente du mucus, et qu'il a appelée Pyrrhine. Cette eau contenait en outre du fer, du manganèsé, de la chaux et quelques autres substances (2). » Selon Nées d'Esenbeck, lorsque cette pyrrhine vient à se précipiter, il se peut qu'elle produise des animalcules.

Selon Burdach, l'eau qui, dans nos expériences, se fait remarquer par sa plus grande fécondité en produits organiques, est celle de la rosée; l'eau de pluie vient après, et enfin celle de source (3).

On peut considérer comme une règle générale que le mouvement fermentescible qui précède constamment l'apparition des Protozoaires, se manifeste beaucoup plus lentement et plus difficilement dans l'eau qui a bouilli, que dans celle qui n'a pas subi l'action de la chaleur. Les observations viennent à satiété établir ce que nous avançons.

(1) Retzius. Froriep, Notizen$, n° 56,

(2) ZiMMERMArw , Archiv. fUr gesammte Naturlehre, t. I, p. 257. Archives de l'histoire naturelle.

(3) Burdach, Traité de physiologie. Paris, 1. 1, p. 18.

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Expérience. — Les diverses combinaisons suivantes ont été abandonnées durant cinq jours à l'air libre, par une température moyenne de 24°, et une pression de 0,755. On opérait sur 300 grammes d'eau.

Le premier vase contenait une décoction de foin, filtrée, ayant subi une heure d'ébullition. Le liquide était un peu trouble et fortement coloré en fauve; sa surface n'offrait aucune trace de pellicule. Seulement de place en place on voyait nager quelques petits îlots d'un Bissus microscopique, inarticulé, rameux. Il n'existait aucun animalcule dans la liqueur.

Le second vase contenait, outre la même décoction que le précédent, 5 grammes du foin qui avait servi à la confectionner. Le liquide n'offrait pas la moindre trace de pellicule. Le microscope y signala quelques rares fragments du même Bissus que dans le vase précédent, et de plus une immense quantité de Vibrions en mouvement. Aucun autre animalcule n'y existait.

Le troisième vase contenait de l'eau de citerne filtrée, dans laquelle on avait mis 5 grammes de foin qui avait subi l'ébullition. Le liquide était d'une couleur fauve, et recouvert d'une pellicule bien formée. Il était peuplé de Kolpodes, de Glaucomes et d'une innombrable quantité de Vibrions dispersés au milieu de filaments bissoides.

Enfin , un quatrième vase était rempli d'eau de citerne, et contenait 5 grammes de foin, n'ayant subi aucune préparation. Dans ce vase la pellicule était encore plus épaisse que dans le précédent. L'examen y fit reconnaître un nombre de Vibrions.

de Kolpodes et de Glaucomes encore beaucoup plus considérable que dans le troisième mat ras, et en outre une infinité de petits kistcs oviformes, représentant les nouveaux éléments d'une immense population de Monade lentille, qui va apparaître.

Cette expérience, que nous avons répétée plusieurs fois, en variant l'intervalle du temps, nous a toujours donné les mêmes résultats. Elle démontre donc : 1° que l'eau qui a subi un certain temps d'ébullition est infiniment moins apte à produire des animalcules que ne l'est l'eau ordinaire ; 2° que le foin qui a subi l'ébullition, comme nous l'avons déjà vu, est luimême moins rapidement prolifique que celui qui est naturel. Elle prouve, en outre, que ce n'est pas le foin qui recèle les germes des animalcules, puisqu'il s'en développe d'abondantes légions dans les expériences où lui seul a subi l'ébullition ; et enfin, que ce n'est pas non plus l'eau qui contient ces germes, puisque dans l'eau qui a bouilli on découvre également des animalcules, mais seulement ceux-ci n'y apparaissent qu'avec plus de lenteur.

On peut aussi considérer comme une loi fondamentale que les phénomènes de l'hétérogénie se manifestent avec d'autant plus d'intensité que le corps putrescible est placé davantage vers la surface du liquide. Cela est tellement évident, que lorsque nous voulons activer dans nos bocaux la production de certains animalcules, nous nous bornons à laisser surnager une petite portion de la substance sur laquelle nous opérons. Il est même fort curieux de noter que la profondeur à laquelle se trouve le corps

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putrescible, influe môme sur la nature des espèces qui sont produites, ainsi que le prouvent les dernières expériences que nous citons ici à l'appui de nos assertions.

Expérience. — Une forte éprouvett&est remplie d'eau de citerne jusqu'à la hauteur de 30 centimètres; 1 centimètre au-dessous de la surface du liquide on a suspendu 5 grammes de foin haché, maintenu dans un sac de tulle. Le troisième jour, le liquide est légèrement trouble ; sa surface offre une pellicule mince, fragile, et des bulles d'acide carbonique. On y rencontre des Kolpodes piriformes et des Kérones nageant au milieu d'une immense quantité de Vibrions granifères, de Vibrions gigantesques, et de Monades .

Dans une éprouvette absolument semblable, avec la même quantité d'eau, on met le foin au fond du vase. La pellicule est excessivement mince, eteette macération est infiniment moins peuplée que la précédente. Les Monades y sont clair-semées; les Vibrions gigantesques et les Vibrions granifères sont beaucoup moins nombreux; on n'y rencontre ni Kolpodes ni Kérones.

Expérience. — Dans une autre expérience, nous avons placé 5 grammes de foin à 50 centimètres de profondeur dans un long tube de 2 centimètres de diamètre. Parallèlement, on a placé la même substance, et en quantité égale, au fond d'un tube, à 1 mètre au-dessous du niveau de l'eau; enfin, dans un troisième tube, le foin a été placé à 2 mètres de profondeur. Vingt-quatre heures après, voici ce que

l'on observait, la température étant de 25°, la pression de 0,757.

Dans le tube où le foin était à 50 centimètres sous Peau, il existait une innombrable quantité de Monades, et d'innombrables légions de Vibrions gigantesques et de Vibrions granifères, tous fort agiles.

Dans le tube où le foin était placé à 1 mètre sous l'eau, il y avait moins de ces animalcules.

Enfin, dans le tube où le foin était situé à 2 mètres au-dessous du niveau de l'eau, on ne rencontrait plus que des Monas termo, Mull. fort espacés, fort rares, entremêlés de quelques Vibrions très-fins. On ne découvre plus ici un seul Vibrion gigantesque, ni un seul Vibrion granifère.

Expérience. — J'ai répété cette expérience, mais en observant seulement ses résultats quatre jours après qu'elle avait été commencée. Voici ce qui eut lieu :

Dans le tube où le foin a été placé à 2 mètres de profondeur, la pellicule est aréniforme et composée de granules immobiles : la liqueur ne contient pas le moindre animalcule vivant.

Dans le vase où le corps putrescible est à 1 mètre de profondeur, il existe quelques animalcules indéterminables, très-agiles, allongés, d'une division micrométrique de longueur, puis un assez bon nombre de fins Vibrions.

Dans le tube où le corps fermentescible est placé à 50 centimètres au-dessous du niveau de l'eau, on trouve une immense quantité d'animalcules trèsagiles, d'une division micrométrique de longueur,

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encore indéterminables; puis des Vibrions très-fins; et en outre un nombre considérable de Protées, tandis que les autres tubes ne contiennent pas un seul de ces animalcules.

Ces expériences, que nous avons répétées à diverses reprises, et toujours avec des résultats analogues, viennent donc nous démontrer que la profondeur à laquelle le corps putrescible est placé sous l'eau, a une extraordinaire influence, non-seulement sur la rapidité de révolution des Microzoaires, mais encore qu'elle suscite l'apparition d'espèces absolument différentes, quoique Ton fasse usage de la même substance. Ces expériences prouvent en outre, que si les germes des animalcules étaient dans l'un des trois corps que l'on en a fait successivement déposisitaires, il n'y aurait pas de raison pour que les animalcules ne fussent pas identiques et aussi abondants dans un tube que dans l'autre ; au contraire, cela s'explique , si leur production n'est que le résultat de l'action combinée des éléments de l'eau, du solide et de l'air.

Expérience. — En expérimentant sur de l'eau contenant du Trèfle ordinaire, je suis parvenu aux mêmes résultats que précédemment. Si ce végétal se trouvait submergé par une abondance d'eau, les infusoires étaient fort longtemps à apparaître, et peu nombreux. Au contraire, plus j'approchais de la surface du liquide le végétal en expérience, plus la génération était copieuse et rapide. Enfin, si même je laissais une portion du Trèfle sortir de l'eau, dans ce cas j'obtenais une production de Microzoaires

d'une abondance à nulle autre pareille, et dans le moindre espace de temps.

Fray et Burdach, dansd'autres expériences, avaient déjà obtenu des résultats analogues aux miens, mais pas tout à fait aussi nettement tranchés, aussi précis. Le premier dit seulement que si la substance qui macère est surmontée d'une trop haute colonne de liquide, il ne se produit pas d'animalcules distincts (1); et Burdach avance simplement qu'en plongeant un morceau de granit dans de l'eau, si celte roche y est totalement submergée , la matière verte ne se reproduit que lentement; et qu'au contraire, si ellç ne Test qu'imparfaitement, et qu'une partie surpasse le niveau du liquide , cette matière apparaît plus promptement et plus abondamment (2).

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