CHAPITRE VI
PREUVES GEOLOGIQUES.
La génération, ou la manifestation de la vie à la surface du globe, a été l'un des premiers actes de la création, et toutes les théogonies constatent aussi qu'elle est devenue le premier sujet des méditations de l'intelligence humaine.
A diverses époques, dont aucun chronomètre ne peut donner une idée, la matière inerte a formé des êlres organisés, sans le secours d'aucun être organisé préexistant (1). C'est une conséquence toute naturelle de la géogénie ; personne ne le conteste. Il s'agit donc uniquement de savoir s'il y a eu, postérieurement à ce premier acte, d'autres générations, et s'il peut encore s'en manifester aujourd'hui de nouvelles; c'est là toute la question.
Si une puissance suprême, dont l'unité se révèle sur chaque parcelle du globe, a présidé éternellement et universellement à tous les phénomènes qui s'accomplissent à la surface de celui-ci; et s'il lui a plu, de peupler la terre de tribus d'animaux et de plantes qui s'y sont succédées, pourquoi donc ne répélerait-
(1 ) Bonifas, De la génération spontanée. Paris, 1 858, p. 1 8, tranche nettement la question et dit : Il y a eu génération spontanée.