TRANSMISSION HÉRÉDITAIRE
doit lancer à chaque procréation? Enfin, achevons en disant qu'on n'a jamais rencontré un seul œuf d'helminthes durant les millions d'observations qui ont été faites sur le sperme.
La mère ne peut nullement non plus transmettre les Entozoaires à son fœtus.
Pour cela, il faudrait qu'ils fussent absorbés dans son intestin et qu'ils passassent dans l'appareil circulatoire; qu'ensuite ils fussent absorbés dans le placenta par les radicules de la veine ombilicale, puis qu'ils traversassent l'appareil circulatoire du fœtus pour être enfin déposés dans l'intestin de celui-ci par une sorte d'excrétion spéciale! mais il y a là, absolue impossibilité. L'absorption ne s'opère que par endosmose et à travers les parois des vaisseaux et des membranes; et si l'on supposait même que ces corps, qui sont de nature à ne jamais être absorbés, le fussent cependant, ils seraient trop volumineux pour parcourir le système capillaire, et encore plus pour en sortir et aller se répandre dans les cavités viscérales.
Et cependant nous verrons plus loin que l'on rencontre des vers intestinaux sur le fœtus humain, comme sur celui des animaux.
Or, si comme tous les physiologistes en conviendront, sans conteste, la mère ne peut transmettre d'œufs d'Entozoaires au fœtus, il est évident qu'il ne peut y avoir4>our ces animaux d autre origine que la génération/spontanée. C'est le sentiment de Bremser, de Burdach, de Bérard(i), et c'est aussi le nôtre.
(I) Bremser» Traité zoologique et physiologique sur les vers intestinaux de l'homme. Paris, 1824. — Burdach, Traité de Physiolo-
POOCHET. S 4
SECTION 11. — INTRODUCTION DES HELMINTHES PAR l/ ALIMENTATION •