novembre 1688. Histoire de Louvois, III
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ment la golille et le justaucorps de Versailles, Le peuple espagnol continua, conune par le passé, à charmer ses loisirs en jouant de la guitare et du couteau. La princesse des Ursins gouverna TEtat, tout en vaquant aux soins serviles dont elle entourait les jeunes souverains (voir les Mémoires de Saint-Simon, Berwick et Noaîlles ; nous n'osons pas citer). — L'affaire de la perruque royale fut grave ; car elle souleva ces deux importantes questions : !• Pouvait-on faire venir un coiffeur de Paris sans accroître la jalousie suscitée déjà en Espagne par rinfluence française? n'y avait-il pas à craindre, en outre, qu'un artiste parisien ne glissât dans les perruques de Sa Majesté catholique quelque sortilège? 2® Les cheveux destinés à ces couvre-chefs devaient-ils nécessairement avoir été pris sur la tête d'un gentilhomme?
Le comte de Benavente, hidalgo jusqu'à la moelle , prit rudement le parti des perruquiers indigènes et des cheveux d'extraction nohle. Le marquis de Louville, français et homme de progrès, ne craignit pas de soutenir que l'important était d'avoir un bon perruquier et de beaux cheveux. Sans l'intervention amiable du patriarche des Indes, un conflit sanglant éclatait peut-être.
Philippe V, le 19 juin 1706, fut forcé de s'enfuir de Madrid, où lord Galloway ^ et le marquis de Las
1. Ce lord Galloway était un Français réfugié^ du nom de Ruvigny; Berwick était Anglais. La plupart des princes engagés dans cette lutte étaient unis par des liens de parenté. Voltaire a eu bien raiion de dire que ce fut une guerre civile.
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Minas entrèrent six jours après. Berwick et Noailles, dans leurs Mémoires, vantent la constance et le courage du petit-fils de Louis XIV; mais la postérité n'a pas sa cour à faire à Versailles. Si la cause des Bourbons finit par triompher, Philippe, en vérité, n'y aida guère. Ses belles lettres à son aïeul ne sont pas de lui. .