‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 105 sur 108 · DF. LAMARTINE · texte numérisé non relu

DF. LAMARTINE

3ag

Sur son cœur palpitant il la tint rapprochée.

Il parcourut ainsi le sol oriental.

Or, l’enfant se flétrit comme une fleur qui tombe; i Et le père attristé ne vit plus qu’une tombe !

Alors, il s’en servit comme d’un piédestal....

L'horizon lui parut enveloppé d’un voile ;

Mais il vit resplendir une nouvelle étoile Dans le ciel , son pays natal.

Fleure! pleure, ô mon Barde, ici-bas, solitaire! Pleure! Dieu qui t’a fait un désert de la terre,

Veut t’attacher à lui par de nouveaux liens.

Puis, reprends dans ta main le signe qui console', ■ Que ta voix enflammée au bout du monde vole ,

Et prêche la croisade, ainsi qu’aux jours anciens.

A cette voix d’amour, d’où tombe la lumière ,

On verra revenir à sa source première La multitude des chrétiens.

Vois! tout autour de nous quelque chose fermente, Et le siècle inquiet qu’un grand désir tourmente, Porte vers l’horizon ses regards effarés.

Dans son impatience il attend le prophète.

Qui doit de la montagne illuminer le faite,

Et descendre en chantant ses cantiques sacrés.

Sois le nouveau prophète ! et planant sur le globe , Jette au loin les clartés des longs plis de ta robe Sur tous les peuples égarés!

O Lamartine! prends ta lyre encore ceinte

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