‹ Heures d'insomnie par le C.te L. de MaricourtChapitre 49 sur 108 · I.es richesses tombent à flots · texte numérisé non relu

I.es richesses tombent à flots

Et l’on voit glisser sur les eaux Les gondoles légères.

Et c’est là que Lisbeth reparut seize étés :

I>e beau lac de Brientz éprouva sa constance;

Il retient même encor ces mots, dont chaque stance Arrivait en mourant, sur les bords enchantés.

« E’air est pur : à leur teinte effrayante et pâlie,

(.es monts n’annoncent plus le mistral d’Italie;

Aucun bruit ne surgit;

Bien ne trouble la paix du bateau qui dérive: Seulement, sur les rocs de la lointaine rive.

Le Diesbach mugit.

«Oh! fiez, fiez-vous en votre batelière,

C’est une pauvre femme, et sa rame est légère, Aimables passagers !

Mais son bateau qui baisse et remonte en cadence , A toujours été sûr. J’ai courage et prudence A l’heure des dangers.

« La: passage du lac, comme tous les passages.

Est bien des fois troublé par le vent des orages; Jouissez du beau temps!

Digiti

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