‹ Heures d'OmbrieChapitre 8 sur 8 · LA COLLINE SACRÉE · texte numérisé non relu

LA COLLINE SACRÉE

\ u grand étonnement, au scandale presque de mon cocher, je lui dis de ne pas s'arrêter à Sainte-Marie-des-Anges. C'est le souvenir le plus pénible de mes anciens pèlerinages à la colline sacrée : pourquoi le renouveler? Certes, c'est là que fut la Portioncule, c'est là le berceau de cet ordre illustre qui donna cinq papes à l'Eglise : mais que reste-t-il

de la cabane primitive où se déroula l'idvlle naissante de saint François et de <( madame la Pauvreté ? » Sur une brochure achetée à une précédente visite et que j'ai retrouvée dans mon guide, je lis bien que « l'élégance des divers styles, la parfaite pureté des lignes, l'ampleur de l'enceinte font de cette basilique l'une des plus belles du monde et qu'en y entrant le cœur se sent comme agrandi tant elle est spacieuse et lumineuse », mais je me rappelle douloureusement la petite chapelle, si misérable dans la vaste église moderne, et l'horrible fresque d'Overbeck, et le jardin des roses sans épines dont les moines vous donnent — moyennant une offrande — quelques feuilles ta-

chées de rouille... Doux Povercllo, qui voulus un jour renverser les murs couverts de tuiles, que tes compagnons avaient, en ton absence, substitués aux cabanes de chaume, que dirais-tu si tu entrais dans la froide et somptueuse demeure que les gens de ce siècle t'élevèrent ? Vainement tu chercherais le toit de la cellule sur lequel, le soir où tu mourus, les alouettes vinrent, au coucher du soleil, se poser et crier joyeusement, des alouettes qui pourtant ne chantent qu'au clair soleil du matin, alaudce aves ïucis aviïcœ. A un tournant de la route, Assise apparaît dans son majestueux développement. Vue d'ici, la cité est formidable. C'est une ville guerrière, une forteresse

lOO HEURES d'oMBKIE

imprenable, dressée sur un contre-fort du Subasio. N'est-ce pas d'ailleurs une citadelle, l'une des plus glorieuses du monde spirituel ? A son aspect, comment ne pas éprouver l'une de ces secousses profondes qui, deux ou trois fois dans l'existence, nous font tressaillir jusqu'en nos fibres les plus secrètes, quand, devant une œuvre d'art, nous découvrons la pure beauté, quand, sous les lignes d'un livre, nous entrevo3'ons les lois mêmes de la vie, quand, d'une hauteur, nous apercevons tout à coup, comme Ruskin de la terrasse de Schaffouse, un panorama si merveilleux et si éclatant que nous nous sentons prêts à ployer les genoux ?

Toujours nous émeuvent les lieux où

HELRKS [) OMRRIE 10 1

vécut un grand homme, lorsqu'ils servirent à façonner sa sensibilité. Les paysages parlent surtout cà notre imagination parce qu'ils ne changent point et que nous pouvons nous dire : Voici l'horizon qu'il avait sous les yeux, voici les campagnes et les collines, pareilles après des siècles, dont ses regards s'enivrèrent.

Plus que le couvent et les églises d'Assise, la nature environnante éveille notre émotivité. Ces arbres déjà roussis par l'été, ces pampres dorés suspendus aux ormeaux, ces prés jaunissans reverdiront encore, toujours jeunes et toujours nouveaux, quand ces murs formidables seront depuis longtemps écroulés...

Aucun saint n'a plus passionné les éru-

dits et n'a provoqué plus de commentaires savans que celui qui condamna la science et vendit un jour, pour acheter du pain à une vieille femme, l'unique psautier de la Portioncule. Je ne sais qui a dit, assez méchamment, que saint François avait eu la haine des livres parce qu'il prévoyait ceux qu'on lui consacrerait.

Renan le comprit mieux que personne ; il goûtait surtout son amour de la pauvreté, cet amour si particulier et si rare que même ses disciples ne le comprirent point qui regardèrent la mendicité comme une œuvre de piété donnant des grâces spéciales. « Comme le patriarche d'Assise, dit-il, j'ai traversé le monde sans attache sérieuse au monde, à l'état de sim-

pie locataire, si j'ose dire. Tous deux, sans avoir rien eu en propre, nous nous sommes trouvés riches. Dieu nous a donné l'usufruit de l'univers et nous nous sommes contentés de jouir sans posséder. »

Ce qui fait le charme de saint François et explique l'attrait qu'il exerce sur les esprits les plus éloignés de lui, c'est que nul n'est moins homme d'église. Il n'est pas du tout prêtre, pas du tout théologien. Il sait mal sa Bible, ignore le premier mot de la scolastique. Il connaît à peine les saints dont il devrait être le plus grand. Il est surtout profondément humain. Ayant vécu de la vie de ce monde, il n'en ignore ni les tristesses ni les dé-

lOj HETRES I) OMBRIE

boires. « Il en est de lui, dit un de ses historiens, comme du livre de Vlmitation, où les hommes les plus opposés d'idées et d'opinions trouvent leur pâture et qui était cher au fondateur du positivisme.

Pour goûter passionnément ce livre, comme pour admirer les actes et les paroles de ce saint, il n'est pas nécessaire de croire ; il suffit d'avoir vécu, aimé et souffert. » Le fils de Bernadone, le drapier d'Assise, avait vécu, aimé et souffert. Il aurait pu faire siens les vers que l'abbé Le Cardonnel me récita, l'an dernier, sur ce petit balcon de San Pietro que j'aperçois d'ici, suspendu au flanc du coteau, ce balcon où Léon XIII venait rêver quand il était archevêque de Pérouse :

Comme le voyageur qui n'a trouvé que sables, Chercheur d'ivresse, cœur amèrement puni Four avoir trop aimé les beautés périssables, Je sais quelle tristesse est au fond du fini...

Ce n'est pas an simple hasard qui fait vivre ici, dans ce couvent d'Assise, celui qui écrivit les plus beaux poèmes chrétiens de notre langue, l'auteur de cette admirable Attente mystique, dont les tercets me reviennent aux lèvres, tandis que je monte lentement vers la colline sainte^ entre les oliviers poussiéreux.

MONTEFALCO

T" 'un des faits les plus extraordinaires de l'histoire de Part est cette prodi- ;gieuse floraison de peintres qui, aux alentours de la Renaissance, revêtirent de chefs-d'œuvre les murs des églises d'Italie et plus particulièrement de Toscane et ■d'Ombrie. De toutes petites chapelles perdues dans la montagne renferment des fresques souvent remarquables, presque

IIO HEURES d'oMBRIE

toujours dignes d'intérêt. Chaque jour, sous le badigeon, en apparaissent de nouvelles. Beaucoup sans doute dorment encore sous leur blanc linceul. Dans leur hâte stupide de faire disparaître ces vénérables reliques, les gens des xvii® et xviii* siècles ne prirent point le temps de les détruire et se contentèrent de les recouvrir d'une couche de plâtre. Ces artisans barbares devinrent ainsi les conservateurs inconsciens des chefs-d'œuvre dont leur mauvais goût s'offusquait. Que n'ai-je le loisir d'aller visiter quelques-unes de ces humbles églises, celle de la Rocchicciola, par exemple, oi^i l'on ne peut accéder que par un sentier abrupt et où, il y a quelques années, M. Broussolle eut la

HEURES d'oMBRIE I I I

joie de rendre la vie à toute une série de belles peintures ! Mais le temps presse : il me faut quitter l'Ombrie. Je n'ai plus que deux journées à lui consacrer et je les ai jalousement réservées à Montefalco.

La traversée de la plaine de Foligno, l'ascension du pic sur lequel est perchée la petite ville comme un faucon sur son aire, la montée dans les oliviers, les horizons sans cesse agrandis à mesure que l'on s'élève, les trésors d'art qui vous attendent dans la vieille église de San Francesco : voilà certainement l'une des séries d'impressions les plus exquises et les plus fortes que réserve cette prodigue Ombrie. C'est que là, vraiment, la civilisation moderne n'a rien changé. Monte-

falco est restée telle qu'elle était aux siècles passés et les touristes y sont rares encore. Pendant deux jours j'ai été le seul étranger à errer dans les rues désertes ; nul autre pas sacrilège n'a résonné sur leurs cailloux pointus.

La plaine de Foligno est l'une des plus fertiles de l'Italie. Nulle part, même en Lombardie. je n'ai vu d'aussi belles vignes. Le long des arbres courent, en épaisses guirlandes, les rameaux touffus d'oi!i pendent les grappes lourdes aux grains dorés, gonflés à éclater. Les ceps vigoureux, gros parfois comme des bras, enlacent les troncs des mûriers et des ormeaux ; les branches flexibles de la vigne jaillissent des têtes rondes des arbres, lé-

HEURES d'oMBRIE II 3

gères et ondulant au vent, comme autant de banderoles de fête. Les teintes différentes des verdures se marient si élégamment que les vers des Gcorgiques viennent tout naturellement à l'esprit ; on comprend mieux Virgile et son âme élégiaque. Par endroits, les vendanges commencent. Les vignerons hissés sur des échelles, enfouis dans le feuillage, cueillent les raisins venus aux plus hauts sarmens; les femmes coupent les grappes qui pendent aux guirlandes, à la portée de leurs mains. Quand les corbeilles sont pleines, d'un geste vif, elles les chargent sur leurs épaules et les emportent, le pas souple, la marche harmonieuse. Où donc ai-je vu pareille scène? Ah ! je me sou-

viens : au Campo Santo de Pise, dans ces Vendanges de Noé, si célèbres pour le détail, d'ailleurs accessoire, de la Vergognosa. C'est ici que Gozzoli dut avoir l'idée de sa fresque; je reconnais ses mêmes vignerons, ses mêmes vendangeuses ; près d'une ferme voici la même tonnelle. Et, serait-ce suggestion ? il me semble que le décor qu'il a peint est justement ce coin de pa3-sage que j'aperçois entre la double ligne des vieux saules longeant les fossés de la route.

Nous croisons des chariots traînés par de grands bœufs blancs, aux cornes magnifiques et luisantes. Leurs yeux sont pensifs, tristes et doux. Leur pelage est clair, sans une tache, de la nuance lai-

teuse des vieilles majoliques de Gubbio. Tout à coup mon conducteur se retourne, m'indique d'un geste théâtral un mince ruisseau et solennellement annonce : le Clitumne! Puis il m'explique que c'était là le fleuve sacré dont l'eau donnait la blancheur aux animaux qui s'y désaltéraient. Le ponceau sur la rivière est tellement en dos d'âne qu'il faut lancer les chevaux au galop pour l'escalader : encore un auquel les ingénieurs de ce siècle ne touchèrent point ! L'eau est d'une absolue limpidité. On comprend la vieille croyance. Sans doute, bien d'autres torrens sur le flanc des Apennins ont la même transparence ; mais pourquoi ne pas ajouter foi aux légendes ? Elles sont

Il6 HEURES d'o.MHRIE

chères aux poètes. Pline, qui l'était à ses heures, compare la couleur de cette eau à celle de la neige. Xe le contredisons point, pas plus que Byron qui nous affirme que les nymphes n'eurent jamais pour se baigner un plus pur cristal :

... the mosl living crysial thaï was e'er The haunt of the river nymph, lo gaze and lave Her limbs...

Après une série d'autres petits ponts sur les nombreux bras du Teverone, qui va rejoindre le Topino en arrosant les champs de Bevagna, l'ascension commence. Les chevaux se mettent au pas ; le cocher descend de son siège : en voilà pour une bonne heure. Mais c'est une si

HEURES d'OMBKIE hj

douce sensation de s'élever ainsi au-dessus de l'une des plus glorieuses plaines du monde, au milieu des oliviers argentés frissonnant sous le blond soleil, que l'on trouve presque la route trop courte. La volupté est complète : joie de l'âme et de l'esprit, joie aussi de « notre frère le corps » pour parler comme saint François. A mesure que l'on monte, les pics, les collines, les vallons se dessinent. Derrière les coteaux, les bourgades paraissent, surgissent à chaque pli du terrain. Dans le creux, la vallée s'étale, parfaitement unie : on se rend compte qu'elle est l'ancien lit d'un lac desséché.

A l'entrée de Montefalco, une femme, très belle, au type antique, passe, une

Il8 HEURES d'OMBRIE

corbeille posée sur la hanche, vivante statuette de Myrina, harmonieuse et souple comme une vierge de la procession des Panathénées.

Pendant qu'à l'auberge de la Poste on me prépare une chambre et un frugal déjeuner, je cours à San Francesco. Le gardien s'approche de moi, grave et vénérable. D'un geste large, il m'invite à pénétrer dans (( son » église.

Rien n'est lamentable d'aspect comme un sanctuaire désaffecté. Toute mort nous émeut; mais celle-ci plus qu'une autre, parce que la vie s'est éteinte là où elle fut plus qu'ailleurs fervente. Pourtant mieux vaut encore avoir laissé ces peintures aux places où les artistes les conçu-

HEURES d'OMBRIE I19

rent. Transportées dans un musée, des fresques me rappellent ces oiseaux des îles qui, blottis dans un coin de leur cage, grelottent sous notre ciel froid et nous regardent d'un œil morne et douloureux.

Le custode m'indique Ui madone de Giotto, les œuvres complètement restaurées, celles qui commencent à apparaître sous le crépi blanc. Presque tous les peintres ombriens sont représentés dans cette église que sa richesse artistique a fait transformer en musée d'État. Mais c'est le chœur qui m'attire.

Quelle fraîcheur! Quelle suavité de composition et de coloris! Jamais Gozzoli ne fut plus parfait : c'est que jamais il ne fut plus sincère; c'est qu'il s'est mis

tout entier dans son œuvre, sans chercher à nous étonner ou à nous éblouir.

Tout ce qu'il sait déjà, tout ce qu'il a appris auprès de l'Angelico ou devant les fresques d'Assise lui sert à exprimer les sentimens que lui inspire la pieuse contrée qui avait offert le creux de ses collines comme berceau au christianisme renaissant. Nul autre horizon, nulle autre atmosphère ne pouvaient mieux séduire une âme artiste et croyante. Deux ans, le peintre vécut ici. Après le travail du matin, à la tombée du soir, ses yeux se reposaient dans la contemplation de la douce vallée. Des blanches murailles d'Assise, des toits de la Portioncule où flleurirent les premières fleurs mystiques, des

champs de Bevagna où saint François prêcha les oiseaux, les parfums de la merveilleuse légende montaient vers lui, en lourdes et grisantes bouffées. Mais cette plaine, comme d'ailleurs la vie même du Poverello, lui enseigna aussi l'amour de la nature et de la vérité. Quelle différence avec les fresques auxquelles il travailla sous la direction du moine de Fiesole ! Si son cœur est resté fidèle au tendre idéal du maître, son esprit s'est ouvert. L'artiste se dégage des formules et se rapproche du réel. C'est par là, du reste, qu'il nous séduit. Plus tard, à Florence, à San Gimignano ou à Pise. il s'émancipera encore, mais au dépens de sa sincérité. Il ne sera plus attentif qu'au

spectacle bariolé et brillant de la vie mondaine. Son art deviendra profane, presque païen. Metteur en scène habile, conteur pittoresque à la verve endiablée, il déroulera ses ingénieuses cavalcades sur les murs du palais que Michelozzo Michelozzi venait de bâtir pour Pierre de Médicis; mais il ne sera plus alors le peintre ému et émouvant de Montefolco et, malgré toute ^a science et tout son esprit, il nous paraîtra plus loin de nous qu'ici, dans cette église de San Francesco où il se borna à laisser parler son cœur. Il n'apporte pas à l'exé- ■rution de ses fresques ce souci de correction, cette recherche de l'élégance et du fini qui seront, par la suite, sa principale préoccupation. Souvent même, il est gau-

che et incorrect, mais il est loyal et véridique. Nulle recherche d'attitude, nul travail d'expression. Il peint comme il voit ou comme il imagine. Il illustre, du mieux qu'il peut, le poème franciscain tel qu'il chantait dans la tête d'un chrétien d'alors, avec toutes ses naïvetés et toutes ses candeurs. Il adapte à la vie du saint les scènes populaires auxquelles il est mêlé chaque jour. Les visages qu'il prête aux acteurs de la légende sont ceux qu'il rencontre dans les rues de la petite ville. Comme décor, il met les paysages qu'il a sous les yeux : les Apennins, le Subasio aux flancs ravinés, Spello, Bevagna au milieu de ses grasses cultures. Montefalco avec ses remparts, ses tours et ses

124 HEURES d'OMRRIE

églises. Ce souci du réel le rapproche parfois de nos modernes. La silhouette grave et tranquille de la mère de saint François l'accueillant nu haut de l'escalier m'a rappelé Puvis de Chavannes et sa sainte Geneviève veillant sur Paris.

Dans la Prédication aux Oiseaux, la physionomie du saint est si vraie et si expressive qu'il semble qu'on entende le délicieux sermon : « Mes frères, louez votre créateur qui vous a couverts de si belles plumes et donné des ailes pour voler dans l'aîr pur et spacieux. » Tous les oiseaux que Gozzoli voyait autour de lui y sont, les blancs pigeons, les canards, les fauvettes qui chantent dans les buissons et les hirondelles qui nichent aux mu-

railles de Montefaîco. \'raiment toute rOmbrie, tout le charme et toute la douceur de cette vallée sont résumés làj dans le chœur de cette modeste église, où l'un des plus exquis parmi les peintres du xv^ siècle vint glorifier la plus pure idylle qui, depuis le Christ, se soit déroulée parmi les hommes.

Page 53. — C'est à dessein que je parle seulement de la Fonte Maggicrc et ne cite pas, parmi les merveilles de Pérouse, VOratoire San Bernardino. Certes, j'aime et j'admire cette œuvre délicate, mais sa réputation me semble un peu exagérée. A Florence elle compterait tout au plus parmi les choses de second ordre ; elle ne prend ici cette importance qu'en raison de l'absence complète

d'œuvres sculpturales. Il est, en effet, curieux de noter qu'on ne connaît aucun sculpteur ombrien. Les ornements de la fontaine sont des Pisano, ceux de l'oratoire du florentin Agostino di Duccio qui, d'ailleurs, se surpassa dans la composition de cette façade : il suffit, pour s'en convaincre, de la comparer, à Pérouse même, avec quelques autres de ses œuvres, l'autel de San Domenico, par exemple, inélégant et lourd, ou le tombeau de l'évêque Baglioni qui n'est qu'une imparfaite imitation de celui du pape Jean XXIII, par Donatello. Quant à sa Porta San Pietro que je croyais originale, j'en ai justement retrouvé, l'an dernier, le motif principal à Rimini, au temple de L.-B. Alberti, sous les ordres duquel Agostino di Duccio travailla longtemps. Au moins, à San Bernardino, si l'on peut encore regretter certaines rudesses et une naïveté allant parfois jusqu'à la sécheresse, on ne saurait nier le charme de l'ensemble, la douceur de coloration des divers

Page 1