DLVIII
Victimes pour la plupart de notre première éducation, nous nous dépouillons avec difficulté des opinions dont nous sommes imbus. Nous demeurons sourds aux paroles qui contrarient nos habitudes. Il faut cependant, à de certaines heures, savoir mettre de côté sa manière de voir, et laisser le doute pénétrer en soi, pour ouvrir ainsi son esprit aux réflexions d’autrui. Ce n’est qu’après les avoir accueillies, et mûrement examinées, que l’on peut savoir si l’on a quelque raison de s’entêter en sa croyance.