‹ Heures de poésie (volume 2)Chapitre 17 sur 55 · LE CZAR IWAN · texte numérisé non relu

LE CZAR IWAN

Ils dirent qu'on voyait ses cheveux blonds bouclés Courir, collés de sang et de sable mêlés ; Qu'il était mince et grand , que Técume marine' Avait moins de blancheur que sa blanche*poitrine ; Et qu'on n'entendit plus, de ce jour, comme avant, La voix du prisonnier qui parlait dans le vent.

Yoilà ce qu'ils ont dit! mais plus bas on ajoute Que l'on vit une femme arriver par la route Qui mène droit au fort ; ses regards occupés Cherchaient tous les objets dans l'ombre enveloppés; La voilà près du corps qui s'arrête, examine, Puis ses bras s'échappant de sa cape d'hermine. Elle s'écrie: t O ciel! est-ce lui? qu'il est beau! Jeter tant de jeunesse et d'amour au tombeau !

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Hélas! il est trop tard! Faut-il que je le touche? S'il restait cependant quelque soufDe à sa bouche ! Oh ! sa tête et ses pieds, tout est froid, tout est mort ; C'en est fait ! voilà donc ce que c'est qu'un remord ! Iwan, eh quoi! ton cœur ne bat plus! qu'il renaisse, Qu'on la respire, au moins, celte fleur de jeunesse ! O rage du pouvoir ! tu trouvas des cœurs sourds, Iwan , mais j'ignorais ce que valaient tes jours!

A LA liEMOIRE

«EOBCIES BE CVERlUr.

La doulear de Georfei de Gaérin fot silencieuse et noblement portée Jusqu'à U tombe. . . Qu'a-i-41 donc manqué à cet enfont prUll^gié du ciel?

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