‹ Heures de poésie (volume 2)Chapitre 19 sur 55 · DE GEORGES DE GDÉRIN · texte numérisé non relu

DE GEORGES DE GDÉRIN

Malade d'infini, qui t'épuise aux obstacles, Et poursuis de si loin la fuite des oiseaux, Tu te laisses ravir à tous ces beaux spectacles, Comme Hylas entraîné par les glissantes eaux.

Ta poésie est là ; mais Dieu fit-il le monde Pour que Thomme à le voir se consume en désir? Cette nature a-t-elle un cœur qui nous réponde? Et toi, lui trouves-tu des flancs pour la saisir?

des flots et des nuits grandes voix solennelles! Longs éblouissemens de Faurore et du jour !

Caps et rochers, gardiens des vagues éternelles, Ses témoins et ses dieux, sàviez-vous son amour?

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