‹ Heures de poésie (volume 2)Chapitre 3 sur 55 · DE MICHEL-ANGE · texte numérisé non relu

DE MICHEL-ANGE

C'est de Dieu» mais du monde, et de nous qu'il relève ; A la source commune il s'abreuve surtout; Périsse l'art plutôt, si l'homme qui s'élève, Pour monter jusqu'à lui, se détache de tout.

«L'art fut ton seul amour!» dit-on*. Eh quoi! Florence, Le monde, ni la foi n'occupaient ton esprit!

Mais n'invoquais-tu pas quelque haute souflrance Pour te faire l'égal de Dante le proscrit?

L'art fut ton seul amour! Et pourtant, ô grand homme , Que de fois, tout courbé sous ton siècle de fer. Tu montas pesamment les marches de ton dôme.

D'où l'Italie en feu te révélait l'Enfer.

* <t VAtt tôt ton seal amonr et prit ta vie entière, n

Sonnet à MicheUJngct par M. Auguste Bcrbier.

Page 1