LA STATUE DE LA NUIT
I /homme tient tout entier dans les flancs du poète; Et sous quel saint amour ta tête s'inclina, Au bord de cette couche où reposait muette,
Belle comme ta Nuit, la pâle Golona !
Pures illusions! foi profonde, espérance,
N'aS'tu pas parcouru tout le dédale humain?
Maître! et ce grand sculpteur qu'on nomme la souffrance
T'a donné des leçons de sa terrible main !
Toi qui, par ce temps rude et propice au génie, Enviais le bonheur du beau marbre qui dort !
Le vieux monde expirait sur sa croix d'agonie; Tu vins l'ensevelir dans un suaire d'or 1