FIDELITE
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L'honneur est fail avec de la fidëlittf Et la honte avec le parjure.
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Fidélité ! ... Ce mot, àmi, fut ta devise, Devise des aïeux, que tu Tas bien comprise !
Esclave du serment et ferme dans ta foi, Le vieil honneur français trouve refuge en toi*
—Que t'importe, après tout, qu'un jureur imbécile Trouve, pour son grand cœur, ta constance trop vile? Quête font leurs clameurs? Athlète généreux.
De toute ta hauteur n'es-tu pas plus grand qu'eux ? Nains félons au pied plat dont la bouche impudente Met, au plus juste prix, ses parjures en vente ; Arlequins déboutés qui portent sur leur front De vingt serments trahis le trop public affront ; Acteurs toujours siffles du drame populaire Proscrivant aujourd'hui ceux qu'ils servaient naguère , Et qui voudraient prêter serment à Lucifer, S'il allait, par progrès, donner charte à l'enfer.
Mais toi n'entends-tu pas la voix consolatrice D'un cœur que tu n'as point offert en sacrifice ? Ne te livres-tu pas au noble et doux espoir De n'avoir point en vain su remplir ton devoir? Poiu" moi qui suis si jeune et sans expérience.
J'ai murmuré tout bas mon serment à la France, Quel est-il ?— Nul n'a droit de me le demander, Et je viens près de toi, m'instruire à le garder.
Heureux, heureux celui dont la docile enfance^
Cultiva la vertu même avant la science,
Et dès ses jeunes ans ne reçut en son cœur
Que les sages leçons qui font germer l'honneur ;
Heureux encor celui qui peut, dans sa carrière.
S'attacher sans rougir aux pas de son vieux père,
Et contracte en naissant le devoir glorieux ,
De ne point déroger au sang de ses aïeux.
Les miens sont peu connus, mais leur noblesse obscure
Ignore aumoins l'éclat d'une illustre souillure ;
Ils n'ont point dépouillé la veuve et l'orphelin,
Et le pauvre jamais ne les priait en vain ;
De leurs complots fameux sans fatiguer l'histoire
A servir leur pays ils placèrent leur gloire,
Et, comme toi, fidèle à nos antiques lois.
Leur bouche, noble ami, n'a juré qu'une fois.
Aussi leur nom m'est cher, comme au fils du bocage
Est cher depuis vingt ans son modeste lignage :
Je me dis en voyant ce qu'ont fait nos aïeux
Qu'il est bon, qu'il est beau de faire aussi comme eux.
Et même en ses erreurs fût sa gloire âétrie ,
J'ai fait de tout moi-même hommage à ma patrie.
Oui, je me donne à toi tout entier {fors Vhonneur) France , car si jamais, ambitieux flatteur ^ ^
Réclamant, saq$ rougir , ma part d'ignominie J'allais, reptile impur, m'engraisser d'infamie ; Ou si , courbant un jour d'hypocrites genoux , J'allais; Deutz ou Judas, m'associer à vous.
Que Dieu brisant plutôt la trame de ma vie, • Remplace par l'oubli la gloire que j'envie, Du moins , intact et pur, pair ce bienfait nouveau
J'emporterais l'honneur au fond de mon tombeau,
En terminant sans bruit ma rapide existence ,
Je mourrais plein d'amour et surtout. . .d'espérance.
xn.
Ca moxX ^u ^ateat.