Ul UYmB DU' FBIIMES
à qai Léooce était lie par d'ancienûes promesses ou par Tamour? Par ramour.*.
Nooé.. Léooce ii*avàit«-il pas oeni tok juré que îamais il ne TaTait coimu? et le matio enooore dans leur iotime càusCTie, B'avaib^il pas répéta qu'il ne se marieraU; jamais? Glémeucrt se MdUi cent îou ses patoles et to tmuvB plus tranquille; car de sa vie die n*aYait été si heureuse qipe duraiit Tannée qui Tenait de s'éooider. Aussi, ^pièa s*é«tre rassurée par la certitude que Léonce ne consentirait pas à changer une existence qui paraissait tant lui plaire, Clémence réfléchit ei^a qu'il sêmUerait extraer*^ dinainé qu'elle restât si long ^ temps à la promenade ; l'heure du diner s'avançait , et son fils l'avait sans doute déjà demandée» Cependant une répugnanoe qu'elle ne i'eaqptiqnaif pas, lui inspirait la onunte de voir les étrangers qtti étaient chez elle, et fKiur ne pas même ^ en étue apenjoe j elle rentra par une petite porte du jardin
— I«*IBOLA BSLLA. — 427
et monta dans son appârteiDent. II était justement placé aunlessus du saloii, d*oft elle entendait s'élever la voit d*Edouard\ plus souvent encore celle d'un étranger.
Clémence s'approcha doucement de la fenêtre^ et vit la voiture qui avait amené les voyageurs placée devant le perron et {Nréte à partir. Elle fut soulagée en pen^ saut qu'ils ne resterai^t pas long-temps ; et en effet , arant qu'dle ^ (ût retirée de la croisée , une femme , dont là taiÛe était soigneusement enveloppée , parut conduite par un bomme d^nn ftge avancé ; elle tenait son chapeau à la main , et Clémence put remarquer la beauté de ses traits et la douceur de sa figure; Léonce était près d'elle. Elle tourna tristement les yeux vers ' lui quand elle fut au moment de monter en voiture , et ce monvement la rendît charmante ; pourtant ce regard , quelque touchant qu'il Ittt^ n^avait point sans doute ébranlé Léonce. Mais le vieil-
lard pFonOQça quelques paroles avec feu.
Edouard lui prit la main. et ajouta sans doute de nouvelles instances y car Léonce , plus entraîné que décidé , monta dans la voiture. Alors, cpnmie si M. de Tercy eût craint qu'il n'y restât pas, il fit signe au postillon, qui partit aussitôt. Clémence, les jeux fixes' et brùlans , était demeurée immobile devant la fenêtre y mais quand elle vit fuir la voiture , quand elle comprit que Léonce était parti , un jour affreux pénétra dans son âme; et il j entra avec une terreur si profonde, une puis* saaçe si terrible, qu'elle fut prête abaisser échapper un cri de désespoir. La, porte s'ouvrit au même instant : Edouard parut ; il recula à la vue des jeux égarés, de la
figure bouleversée de sa femme
— Tu souffres, s'écria- 1- il en l'en* tourant de ses bras , en ïa pressant sur sa poitrine? Oh! ma bien-aimée, quel mal affreux et subit vient donc de te saisir?
— L'iSOIJk BBLLA. — 429
Pourquoi me repousses-ta? de quoi suis-^je coupable? Et il la retenait sur son cœur, dont elle roulait s'éloigner.
Elle croisa ses mains avec désespoir.
Ses lèvres s'éntr'ouvrirent pour laisser échapper un aveu : la voix de son fils l'arrêta. — Non , se dit-^Ue avec une froide résolution^ non^ il ne faut pas que jamais il puisse mépriser sa mère i il ne faut pas que son père me chasse; il faut que je meufe avec mon funeste secret.
— Tu m'effrayes> redit Edouard en rapprochant le petit Henri du sein de sa mère; jamais, quelque mal que tu aies ressenti , jamais mes caresses ni celles de notre enfant ne t'ont importunée.
Elle pressa la tété de son! fils sur sa poitrine, appujala sienne 'Sur Tépaole deson mari ^ et pleura amèrement.
— Je suis sur que tu es restée trop long* temps dehors, ajouta Edouard : ces premiers soleils sont perfides. On va courir
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cbereher notre docteur ; il saura cfael est ton mal.
Clémence frémit p ei faisant effort^ elle parut reprendre de là tranquillité , et assura tpBtéUe sooirait moins ^ qu'elle serait bientôt ^érie* ^
<M^ N'importe^ dit encore M. de Tercy; je vais epTojer un exprès à Milan y pvérenir Léodoe qu*il ne m*l9ittende poin^; car il m'est impossible dô te voir dans cet i(ai et de partir.
^^ Partir 1 fi*écria*t-dle d'une voix eonvulsire ; partir I et LéiHice. • •
*~ Je crains de te fatiguer en te raeon^ tant ee qui a'est passé ; laisse-moi écrire ; plus tard tu sauras tout.
•^ Non^ parle^ dii^Ue avec un cs|lme affecté; je sois mieux 9 beaucoup ivieux, et si ce nouveau toyage est nécessaire, eh Iwd! tu partiras.
■^^ Tu juigeiias toi-»mème a'il n'y a pas»
quelque danger à laiissèr seul Léonce, reprit
— L'ISQLA »Ktl.A. -^ 431
Edouard. Ce matin./ qumd vous étiez à la promenade, je ^is une Yoitnre entrer dans notre cour; les stores en étaient soigneu* smoent baissés; ette s'arrêta devant la porte» Une femme oônduite par un Vieillard en descendit ; je la reconnus à l-inslant : c'était U jeune fille (pie Léonce avait séduite à Naplés^ et dont la mère avait accepté une assez forte somme comme dédommagement. Le vieillard, après s^étre assuré que Léonce demeurait ici^ et que j'étais bien son parept^.me demanda une eutrevue»-
r— Monsieur, m Vt-â dit avec tristesse et dignité : j'étais absent lorsque ma femme, dont le caractère est faible et facile, accepta la honteuse réparation qtie votre parent offrit à sa victime* De retour à Naptes, j'ap- ^i^eqda ee qui s*est passé , j^apprendid pln^ ; c'est que ma malheureuse enfant porte dans ^Osk sein le fruit de son mailiemrëux amour.
Elle m'avoue que l'indiiFérence que lui à té-
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moignée M. de Tevcj, la crainte d*un éclata l'ODt forcée au silence, mais qu'elle est déterminée à s'arracher la yie. Je dois ma protection à mon enfant , toute coupable qu'elle est ; et avant de lui laisser prendre cet affiréux parti , le seul peut-être qui lui restera « je me suis décidé à une fïémarche que le cœur d'un père peut seul cpniprendre et exécuter : je viens demander à votre ami^ à vous, monsieur , s'il faut que ma fille meure, parce qu'il l'a trouvée belle un instant; s'il faut qu'elle paye de sa vie la honteuse préférence qu'il lui a accordée • Et le pauvre vieillard essayait vainement de retenir ses larmes.
J'ai envoyé chercher Léonce ; impatient de ne point le voir arriver , je suis allé au devant de lui; mais ce n'a été qu'à force de sollicitations que j'ai obtenu qu'il rentrât avec moi; et même, quoique profondément touché, il demandait encore du temps pour se décider.
-^ Dja^lempsi -s'écm le vieillard/al»! moDsielir; pensez à Tétat où est maâla , jugez si elle peut' attendre*.
Cette scène a été dechiPAnte.. héoaaéàx cMé; m^^^ ce o'a ilé qu^aii xoomeiit du dé^ part de Mi^ de RiaWa et ^e sa fiUe ,. qn^fl s'est décidé enfin à les accompagner. Le mariage 9 dont j'ai promis d'être le témoin, . doit se célébrer immédiatement à Milan :
mais je ne me dissimule point que si je laisse Léonce à lui-même, il trouvera peut-être le moyen de se dégager. Je crois donc prudent de partir promptement, surtout, chère Clémence, si ta satité ne me laisse plus d'inquiétude. >
— Je suis bien , très-bien , répondît-elle avec fermeté , et je pense comme toi que tu feras bien de rejoindre ton cousin ; mais j'espère qu'après ce mariage il ne revien-.
dra plus ici.
— Pourquoi donc? dit M. de Tercy, en la regardant avec étonnement ; lui en voudraîs-
— LB LÏTlIK.'DBft VKUMM. -*
ta de ce qu'il est parti sans te voir^ et de ce que«..'
— Tout est pour le mieux > interrompit Clémence aVec impatience; pars, que rien ne te retienne, Edouard. Je me sens trèsbien, ne t'occupes pas de moi.
Vlïl
ÂpRÈ^ le départ de son pari , Clémence trouva quelque soulagement dans la soU* tude ; elle put pleurer et prier en liberté* D'abord, elle avait eu horreur d'fslle-méme en découvrant dans son ftitie un sentiment coupable ; mais Le froid glacial qui avait remplacé son agitation, le profond découragement qui la saisit et qu'elle prit pour du calme , lui firent encore illusion , et après une longue prière elle voulut s'occuper de son fils> revenir aux soins qui
rayaient rendue si long-rtemps heureuse.
Mais tout-^-coup en embrassant Henri, elle songea que c'était Léonce qui le lui avait conservé , et pour la première fois elle le repoussa. Quoique la soirée fut avancée , elle ne put rester dans la maison ; hélas vainement chercha-t-elle iin lieu où elle n'eut pas été avec Léonce, où il ne lui eut pas dit des paroles qu'elle croyait toujours entendre, auxquelles elle voulait vainement trouver un nouveau sens. Vainement se prît-elle à marcher avec une agitatioû coiivûlsiive ; l'infortunée ne pouvait fuir ce souvenir de Léonce qui se présentait >ous toutes les formes.
' -^ Je Taime donc ! ô mon Biéu ! s'écriat-elle eq tombant à genoux auprès d'un oranger en fleur, dont la veille encore elle avait respiré le parfum avec Léonce. Je l^aime ! lui ! lui , que j'ai tant haï , taol méprisé^ je l'aime, moi! la femme 4^ son ami, de celui à qui il doit la vie!
Ob ! quel épouvantable sujpplice ! et poor-^ tdnt> ô hôate! il n'ësî pas comparable à celui qbeiiâe fait ëprourér la certitude de hott^ tiiéparàtioo , de cette séparation qui n'aura pas de terme ; car je ne dois jamais le rayoiif :! et quand le mariage auquel il a eonsèntl ne. nous séparerait pas , tnon devbir m'ordôhneràit de le fuir, et, s*U le faut, de tout avouer à Edoilard«
A cette 'pensé^i^ des llârmes brûlantes coulaient des yeux.de Clémeiice; et qiil Taurait vue dans cet état n^aurait pu que gémir sur les funestes effets d^une passion qui souillait aihsi une ârtie jusqu'alors si pure et si élevée*. L'infortunée était a genoux, la tête appuyée contre l'arbre qu'elle étreigUait ; et là ^ dans une de ces angoisses qu'il est si difficile àB dépeindre, eUe demandait à Dieu la force d'arracher de. son éœur un amour si coupable; mais son Dieu qu'elle n'avait janiais imploré en^ vain, son . Dieu semblai t
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repousser ses prises ; car au fond de son âme vivait plein de puissance le crhninet déar de revoir une fois Léonce et de lui apprendre combien il était aimé. '
— Mais je ne le reverrai* plus! disait-elle d'un accent déchirant» Il est partie parti sans même me consoler d*un mot, d'un regard ! Et elle n'osaitplus prier , car le.nom de Léonce s'échappait de ses lèvres à la place de; celui de Dieu.
L'infortunée resta long-temps en proie à cet égarement, ne pouvant même se décider à rentrer chez elle, quand le bruit du feuillage qu'on écartait avec précipitation se mêla à celui d'un pas rapide.
— C'est Edouard, se dit -elle; c*est lui; inquiet de ma santé, il sera revenu sur ses pas. Que pensera-t-il , en me trouvant à une pareille heure si loin de ma maison, si loin de mon fils ? Qui sait si de trop justes soupçons ne lui feront pas décou-
vrir mon fatal secret ^ ce secret avec lequel il faut que je meure? Et dominée par la crainte de revoir son mari dans un tel lieu ^ à une telle heure ^ Clémence reprit un chenûn opposé; imarcha très-yite et rentra enfin chez eUe sans avoir rencontré personne.
Au bout de quelques instans y madame de Tercy entendit fermer toutes les portes.
— Ma conscience m'avait alarmé } se dit-elle; Edouard n'est pas revenu, il ne
reviendra qu'après Elle s'arrêta ; une
douleur poignante la prit au cœur et lui fit pousser un sourd gémissement. Elle s'approcha du berceau de son fils ! espérant que là elle retrouverait des larmes; maissesyeux demeurèrent secs etbrûlans. Elle se coucha; mille pensées douloureuses et coupables l'assainirent ; mais la plus insupportable , la plus odieuse, c'était celle de revoir Léonce Tépoux d'une autre, de l'accueillir avec calme , de reconnaiti*e les droits d'une
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fadiaie aurlui. Cete&on y Glétnéncestnlair qù'dl^ en serait incapable ; mais ciodiiiient poutr^ût-elle s'en affranchir. Alors Fiiifor-tu née .^ dévorée de remords et d'âmdur, quitta son lit ^ et (ut se > réiîigiër dans le salon on elle avait passé taxA «Pheures avec Léonce, où partout elle retrouraitsa trace.
Sbr une table était, fratche dnCoré, ilne branche de valériane roiugë qn^il avait commencé . à dessiner le matin même.
Elle la prit, la porta à ses lèvres ; puis elle la rejeta' et àppiija ]a main sbr son front / comme pour en comprimer la dduleor* Dans ce moment elle entendit du bruit vers une fenêtre irestée Ouverte : mais ^é lui im-* portait !é.é elle ne toiirna la tête ijne quand Léonce tomba à ses pieds*
Ge moment fut empreint à la fois d^une coupable )oie , et d'une inexprimable ter-»
reur i ces sentmiens furent dévoilés dans Texclamàlion déchirante qui s'échappa de ses lèvresi
^ l'imia bblla. -^- 44 f
— Par(k)h ! s'écria Léonce en s'^cnpàrfiitit des mains de démence^ pardon! Mai^ il fallait qiie.jé vous visse ^ il le fallait; pdu-^ vaifr*}e voiis quitter ^ans vous expliquer^ sàus voue dire* ^ ... Et le trouble de riusensé révélait rameur qii^il avait comprimé si loi^g^énQps.
La malheureuse Clémence voulut le re-»
pousser loin d'elle > le fuir ; mais fascinée par ses regarda > . eniyrée par des paroles qui lui donnaient tant de J>onheur, elle retomba sans force*
— L*avez-yo\:ïs pensé, lui disait-il, qu'après vous avoir adorée dès le premier jour> je me lierais à une autre ? Non , Clémence , non, vous n'avez pu le croire; tout noua sépare, je le sais ; mais je me g^arderai du moins le droit de vous aimer toujours* De-»
main je m'expatrie, demain je mets les mers entre nous; je ne vous re verrai jamais, jamais, Clémence; mais j'ai voulu du moins que vous sachiez combien vous étiez aimée,
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Mais démence ! ua mot, un seul mot; dites que TOUS mé plaignez , que vous m'accorderez quelquefois un souvenir. Et il appuyait ses lèvres surles mains deGléménce> et il la brûlait de son haleine, Tenivrait de ces paroles qui bouleversent le cœur et la raison, et font taire tout ce qui n'est pas l'amour.
Clémence essaya cependant d'échapper à cette cruelle puissance , elle voulut fuir.
—Je pars ! lui répéta-t-il, je pars ! vous apprendrez bientôt ma mort
En entendant ces mots, un cri s'échappa de l'âme si tendre , si passionnée de Clénience , de cette ftme faite pour ressentir Pamour avec une eflfrayante énergie.
— Que je meure, dit-elle d'une voix étouffée; Léonce que je meure dans tes bras, Dieu diit-il me punir par d'éternels tourmens !
— > L*I80LA BKLLA. — 443
Le crépuscule du matin commençait à poindre ^ la nature se réveillait pleine de fraîcheur et d'éclat.
Léonce y à genoux près de l'infortunée qu'il venait pour jamais d'arracher à une vie d'innocence et de honheur, essayait vainement de lui rendre le courage de supporter le sort que son fatal amour lui avait fait. Par momens. cette voix dont la puissance sur elle était si terrible , parvenait à endormir ses remords; mais ces momens étaient courts^ et elle retombait dans un tel désespoir que Léonce ne savait plus que lui offrir sa vie pour expier son criminel bonheur. Cependant il fallait se quitter ; des cris de désespoir s'échappaient de leurs lèvres encore brûlantes de bai-
sers ^ quand la porte du salon s'ouvrit avec précaution ; Edouard parut.
Clémence jeta un cri 5 Léonce se leva et demeura anéanti sous le regard noble et irrité de celui qu'il venait de déshonorer.
444 — LK Livu vas raiMBs. —
-^ Toute la terre me Taùrait dit que jamais^ jamais je ne l'aurais voiilu cioirey dit Edouard d'une ^ôix brisée* Jfal*
heureux! (|u^l cœur vous venez de déchirer !•«..
— Ma vie t'appartient , dit Léonce à voix l^sse^ je ne la défendrai pas*
— Et que veux- tu que je fasse de ta vie? me rendrait*elle le. boqhjsur que tu m'as enlevé? rendraitrelle à cette infortunée rhouneur que tu lui as ravi ! Va , fuis, laisse-rQOus mourir ; elle de remords, moi de douleur» Mais n'approche jamais de la tombe de ton père ^ son ombre irritée se soulèverait pour repoasser Tenfant qui lui causa tant de tourmens et qui ne sut jamais être qu'un ingrat. Va , misérable y va porter ailleurs ton funeste don de séduire ; va faire couler d'autres larmes : ce n'est pas moi qui vengerai celles que tu as déj^ fait répandre.
.— tWLA BELliA. -^ 445
Un an après i M. 4e Tercy et son f^U, Yétu9 tous ^es deux d^habits de deuil , ye^ naient de répandre des fleqrs sur la tombe de Clémence, placée auprès de celle de l'on^ cle d'Edouard. Le front de M. de Tercy était entièrement dégarni de cheveux , de^ rides prémsiturées le sillonnaient; Edoufird ne souriait plus même aux caressas de sop enfant. Depujs pliisiei^rs heures, il rêvait près des restes de ceux qu'il ^yait tant 2|imés; un étranger s'approcha de l'enceinte sacrée: c'était Charles, l'ami de Léonce.
— Monsieur, dit-il avec Taccent d'une profonde tristesse, repousserez- vous la dernière prière d'un mourant ?
Edouard prit le papier qu'on lui présentait et lut : « Le souvenir de mon ingratitude » et de mon crime a abrégé des jours qui » m'étaient odieux ; Edouard, me refuse- » ras-tu une place auprès de mon père?»
Les yeux d'Edouard se remplirent d'in-
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dignation : ses lèvres allaient sans doute prononcer un refus; mais il appuya sa tête sur le marbre qui couvrait son oncle , et la relevant ^ il dit avec un calme rempli de dignité :
— Faites déposer le corps de Léonce auprès de ces tombes^ monsieur, mais ayez soin qu'il ne prenne pas trop de place j car il m'en faut une aussi à moi; et cellelà n'attendra pas long-temps.
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Pages.
M*"" Yveline désormbrt.
Le roman d^une vieille femme i
M*^' DUDBIBZBNE.
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M™* SOPHIE PANNIBR.
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