HOMMAGE A LONGFELLOW
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ee aux humbles projets et le puissant génie Courbent le front devant ia mort.
Comme un vil instrument le luth plein d'harmonie
Après avoir vibré s'endort.
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Ainsi l’a voulu Dieu, La même loi fatale
À chacun fait égal destin,
Humble chant de bonheur ou clameur triomphale,
Qu'importe la voix qui s'éteint |
Qu'importe !,.... non, la voix qui,
forte et SOuveraine, Chanta ce qui fut noble et beau, Sans effort se dég
age, immortelle et sereine,
| Ep LA 1] #.
Le 4!
De la nuit noire du tombeau,
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Quel est donc ce héros, quel est l’homme célèbre Qu'un peuple entier pleure aujourd’hui ?
Pourquoi ce sombre deuil ? Pourquoi ce glas funèbre
Et ces fleurs qui pleuvent sur lui ?
Qui met dans tous les cœurs cette douleur profonde ? Quelle est ta gloire, Ô citoyen, Pour que sur ta poussière, au deuil du Nouveau-Monde
Se mêlent les pleurs de l’ancien ?
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Qu'as-tu fait de si grand ? Dis-nous quel coup d'audace
À tourné vers toi tous les yeux,
Pour que ce continent avec orgueil te place
Parmi ses enfants glorieux ?
As-tu, puissant tribun, des luttes politiques
Connu les plaisirs décevants,
Ou rallun. #, penché sur des textes antiques,
La lampe obscure des savants ?
Dis-nous, illustre Mort, quelle vaste carrière
Te vaut cette immortalité,
Ce spectacle inouï d’un rand peuple en rière P,... P 8 PEup P
« Humble et pensif, moi, j'ai chanté !
» Douze lustres durant j'ai célébré la gloire, » Sans jamais la rêver pour moi, » Et si tout un grand peuple honore ma mémoire,
» Mon Dieu ! je ne sais pas pourquoi.
" Admirateur naïf d’une grande nature, \ » Je la célébrai dans mes vers, » Sans jamais demander si ma gloire future
» Rayonnerait dans l’univers.
PM
» J'ai chanté nos grands lacs ct nos immenses fleuves, » Nos champs et nos vastes cités ; » J'ai célébré surtout les sanglantes épreuves
» D'où naquirent nos libertés.
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