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Hélas ! je vois couler les larmes de ma mère ! Pour les tarir faites, Seigneur, Rayonner dans la nuit de sa vie éphémère L'éclat de l’éternel bonheur.
Dans de beaux jours sans fin, mère chérie, espère. La mort qui sépare ici-bas Nous réunit là-haut... je suis près de mon père. ...
Pauvre mère, ne pieure pas !
Que vois-je ? Est-ce pour moi ces apprêts funéraires, Ces sombres tentures de deuil !
Quelle cendre renferme, oh ! dites-moi, mes frères, Le plomb glacé de ce cercueil ? Qui pleurez-vous ? Pourquoi ce crêpe aux plis funèbres . Emblême trompeur du trépas ?
Pour les cieux rayonnants j'ai laissé les ténèbres...
Frères aimés, ne pleurez pas !
Dieu ! qu’entends-je ? Au milieu de plaintes violentes, La prière des trépassés
Arrive à mon oreille, et des larmes brûlantes Réchauffent mes restes glacés !
Elevez vers les cieux votre âme désolée, Car, n’endormant entre vos bras,
Vers mes deux sœurs du ciel je me suis envolée.
O bonnes sœurs, ne pleurez bas !
Janvier 1884.