‹ Heures perdues [microforme]Chapitre 19 sur 54 · LE SOUVENIR · texte numérisé non relu

LE SOUVENIR

ÿ | E ruisseau s’échappant de son obscure source ‘ N’y peut plus revenir : ,

Ainsi glissent nos jours sans trève et sans ressource,

Et nous n’y revenons que par le souvenir.

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Le souvenir ! Qui peut revoir sans une larme Le bord qu'il a laissé, Et, sans blessure au cœur, n’éprouver que du charme

À rassembler, le soir, les débris du passé !

Le souvenir ! C’est luiiqui porte la pensée Vers les âges lointains, Y retrouve parfois une ombre délaissée,

Et fait venir aux yeux quelques pleurs clandestins.

Nul n’évoqua jamais de son passé rapide Les rapides instants Sans sentir dans son cœur un souvenir perfide

Déchirer sans pitié les fleurs de son printemps !

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Tout homme est l'artisan de son bonheur sur terre. Dieu mit dans tous les cœurs Auprès des passions, insondable cratère, .

La source et le foyer de tous les vrais bonheurs.

Ainsi que fait l'enfant lorsque sa main mutine Agite les flots bleus, Nous remuons souvent cette source divine,

Et le bonheur troublé se dérobe à nos yeux.

D'instants nobles et bons composons notre vie Pour que, dans l'avenir, Quand nous nous souviendrons, sur la route suivie

Ne se dresse jamais un amer souvenir.

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Oui, que la charité, l'amour et l'espérance

Se partagent nos jours.

Le Seigneur bénira nos heures de souffrance

Et d’heureux souvenirs en marqueront le cours.

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