‹ Heureuse Intervention de l'Érysipèle sur Certaines Lésions Chirurgicales Liées à des États ConstitutionnelsChapitre 12 sur 16 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Observation I.

Syplulides palmaires et plantaires disparues après l'érysipèle (TH. ANsaLoni).

Le 23 avril 1872, la femme Caldagués entre à la salle Saint- Thomas, hôpital Saint-Louis. Elle à une éruption siégeant à la paume des mains et à la plante des pieds. Cette éruption est caractérisée par des taches cuivrées, arrondies, s’effaçant un peu, mais pas complètement, à la pression. Elles ne sont point douloureuses. Il y à quelques points de desquamation. Le reste du corps est couvert d’une roséole.

Le traitement au protoiodure est institué, et, quelques jours

après, une nouvelle poussée survient à toutes les parties des pieds et des mains.

Le 9 mai, on fait suspendre le traitement à cause de malaise, céphalalgie, vomissements. On constate un érysipèle vers le nez et les ailes du nez, en atteignant la face.

Le 14, la malade entre en convalescence, et le 4er juillet elle. sort complètement guérie.

no Observation Il.

Syphilides pustulo-crustacées guéries par l'érysipèle (ANSALONI, 72).

Ricard, Jean, #4 ans, mécanicien, entre, le 46 mai 1872, à la salle Saint-Jean de l'hôpital Saint-Louis. Il déclare qu’en 1870 il a eu un chancre, et en février 1874, sur le dos de la main gauche apparurent des plaques rouges et cuivrées, saillantes, dont quelques-unes se couvrent de croûtes sous lesquelles stagne un liquide purulent. Ges croûtes avaient une auréole inflammatoire. Tout le corps, à ce moment-là, est couvert de croûtes disséminées. Le bras droit seul en est exempt. Au mois d’octobre de cette année-là, 11 fut soigné par M. Gibert.

Le 16 mai 1872, moment où nous le voyons chez M. Hardy, le front, le cou, le cuir chevelu sont couverts de syphilides pustulocrustacées. Des syphilides du même genre sont disséminées sur tout le corps. On lui donne une pilule de Sédillat par jour.

Au bout de quatre jours, un érysipèle se déclare et alarme le malade. M. Hardy le rassure et lui donne espoir. L’exanthème a bientôt envahi tout le cuir chevelu. Dès ce moment, les syphilides s’affaissèrent. Le 10 juin, le malade était guéri de son érysipèle. Les manifestations diathésiques vont de mieux en mieux, et le malade, impatient, quitte l'hôpital presque entièrement guéri.

Observation III.

Eczéma guéri par érysipèle (ANSaLoNi).

Bernard, Théophile, âgé de 30 ans, employé de commerce, entre le 47 avril à la salle Saint-Louis, pour de l’eczéma chronique siégeant aux membres supérieurs et à la jambe gauche. L'avant-bras et les coudes offrent de larges plaques rouges montantes et présentent quelques croûtes desséchées. Une éruption semblable siège en avant de la jambe gauche.

Le malade éprouve de vives démangeaisons; à son entrée à l'hôpital, il est traité par l’enveloppement à l'huile de cade et les bains d’amidon.

Jusqu'au 18 mai, l’état de son éruption est à peu près le même : suintement abondant des parties malades, démangeaisons considérables, formation de croûtes à la surface.

18 mai. — Douleurs à l'angle du maxillaire inférieur et dans l'oreille.

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