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Le malade sort gueri de son eczéma

Cet homme avait donc, en résumé, un eczéma chronique que rien n’avait amélioré. Un érysipèle survient. On arrête tout traitement, et l’eczéma guérit.

jte Observation IV.

Psoriasis gutltata guéri par érysipèle de la face (ANSALONI,.

Grelles, Dominique, menuisier, âgé de 22 ans, est entré à l’hôpital Saint-Louis, le 19 juillet 4871, pour un psoriasis guttata, ayant comme siège le tronc et les membres. Ce malade, malgré cette affection, jouit d’une bonne santé. Comme antécédents, il ne présente aucune particularité qui ait rapport à sa maladie. Son psoriasis a débuté à l’âge de 22 ans; le malade employa chez lui des remèdes divers qui n’aboutirent à aucun résultat.

A l’hôpital, il suivit un traitement assez varié, qui ne changea en rien sa situation : huile de cade, savon noir, essence de térébenthine, acide acétique, liqueur de Fowler jusqu’à la dose de vingt gouttes, etc. Tous ces moyens échouèrent.

Une fièvre typhoïde, que ie malade gagna en septembre 1871, fit pâlir et même disparaître son psoriasis; mais avec la convalescence 1l reparut aussitôt.

Le 25 avril 1872, le malade, qui, la veille, avait eu du malaise et de la courbature, fut pris d’un érysipèle de la face qui envahit successivement le nez, le front et les joues. Le cuir chevelu est très sensible, et les ganglions sous-maxillaires et cervicaux postérieurs sont engorgés et douloureux. Les squames du psoriasis semblent diminuer et disparaître.

Le 26. — Tuméfaction de la face; agitation très grande ; insomnie ; subdelirium pendant la nuit (t. 40, 4, p. 127).

Le psoriasis ne présente plus de squames. On dirait qu'elles ont été résorbées, car on n’en trouve pas trace dans le lit; la peau est un peu rouge à lendroit où elles étaient.

Le 27. — Encore un peu de délire pendant la nuit ; à la visite, le malade va un peu mieux, il est calme {t. 38, 8, p. 112). Les rougeurs sont pâlies.

Le 28. — La nuit est très agitée, douleurs très fortes au som—

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Le 29. — Nuit assez bonne. Envahissement du cuir chevelu jusqu'à la partie moyenne du cou, limité à cet endroit par un bourrelet irrégulier, dur et saillant. La face commence à se desquamer (1. 38, 8, p. 96).

Le 30. — Gonflement considérable de la tête, douleurs vives à la pression (1. 37, 4, p. 88).

4 mai. — Céphalalgie moins considérable, tête lourde, disparition des douleurs (t. 37, p. 84).

2 mai. — Le malade ne souffre plus, mais il se plaint d’être faible ; la desquamation continue {t. 36, 6, p. 64).

3 mai. — Légère épistaxis (t. 38, 6, p. 60).

k mai. — Plus de douleur, pouls irrégulier (t. 36, 6, p: 64).

Les plaques du psoriasis, qui pâlissaient chaque jour, ont complètement disparu ; on n’en voit plus aucune trace.

48 mai. — Le malade sort complètement guéri.

Il est à remarquer qu’à mesure que cette maladie intercurrente a été en se développant, ce psoriasis, au contraire, à pris une

marche décroissante et a été progressivement en s’affaiblissant jusqu’à sa complète disparition.

Observation V.

Ostéo-périostite du tibia guérie par un érysipèle (PERSONNELLE).

Le nommé Balsan, Victor, âgé de 60 ans, entre à l'Hôtel-Dieu de Toulouse, le 16 avril 1882, dans le service de M. le docteur Ripoll, salle Saint-Lazare, n° 40.

Cet homme a toujours mené une vie errante el quasi vagabonde ; souvent il a couché en plein air, exposé à toute l’intempérie des saisons. Son état général est des plus mauvais ; il nous

Ua offre un cas remarquable de misère physiologique. Interrogé sur ses antécédents, il ne se rappelle pas avoir été souvent malade ; il est, du reste, assez difficile d'en tirer des renseignements précis.

Balsan nous raconte pourtant qu'il y a quelques vingt ans, il reçut sur le pied gauche une pierre du poids d’un quintal environ ; sur la face dorsale du pied, la chute de ce corps produisit une plaie s'étendant à peu près de l'articulation métatarso-phalangienne à la première rangée du tarse. Cette solution de continuité, quoique peu profonde, en raison de l'épuisement du sujet, devint ulcéreuse et ne guérit qu'au bout de sept à huit mois de traitement et de repos.

Il entre en ce moment à lhôpital pour une chute qu'il fit récemment sur le genou gauche. La douleur est, dit-il, très vive ; elle lempèche de marcher. A l’examen, l'articulation ne présente rien d’anormal, le fonctionnement en est régulier. Mais, en revanche, nous apercevons sur la tubérosité antérieure du tibia un point rouge, tuméfié, douloureux à la pression. Le chef de service prescrit le repos, un bain, un régime modéré.

Applications de cataplasmes sur la partie malade (t. 37, 2, p. 70).

Le 16, 17 et 18, même état; la température est à peu près la même; l’état général et local ne présentent pas de changement sensible.

Le 19. — La rougeur, la tuméfaction se sont un peu étendues ; elles occupent le tiers supérieur de la jambe ; le malade, quoique sans fièvre et sans inappétence, se sent mal en train. (t. 37. 9, p-#76).

Le 21. — Nous constatons de la fièvre, de l’inappétence; le malade se plaint de douleurs violentes dans la jambe gauche. La rougeur est plus vive, la tuméfaction plus considérable ; la partie lésée est chaude; la pression permet de constater un peu

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