LIVRE
dantes, ténues; délire; extrémités froides; aphonie. — Le trente-quatrième jour, il mourut. — Chez ce malade jusqu’à la fin, à compter du jour où je le vis, il y eut des perturbations du ventre, des urines ténues et noires, un état comateux, de l’insomnie, du froid aux extrémités; le délire persista jusqu’à la lin. — Phrcnitis.
Al. Quatorzième malade. — A Cyzique, une femme étant laborieusement accouchée de deux jumelles, et n’ayant pas eu de purgations suffisantes, fut prise tout d’abord d’une fièvre aiguë avec frissonnements; pesanteur à la tête et au cou avec douleur ; dès le début , insomnie ; elle était silencieuse, avait un air refrogné et n’obéissait à rien ; urines ténues et sans couleur ; soif ; beaucoup de nausées ; troubles irréguliers du ventre, suivis de resserrement. — Le sixième jour, dans la nuit, elle divagua beaucoup, et ne reposa point. — Vers le onzième jour, elle eut un délire violent et recouvra de nouveau connaissance; urines noires, ténues et par intervalles huileuses ; évacuations alvines, abondantes, ténues avec trouble. — Le quatorzième jour, beaucoup de spasmes; extrémités froides; la connaissance était encore perdue; les urines se supprimèrent. — Le seizième jour, aphonie. — Le dix-septième jour, ellemourut. — Phrcnitis (A8).
/i2. Quinzième malade. — A Thasos, la femme de Déalcès, logée dans la plaine, fut, à la suite de chagrins , prise de fièvre aiguë avec frissonnements. Dès le début, elle cherchait à s’envelopper [dans ses couvertures], et elle le fit jusqu’à la fin. Silencieuse, elle avait de la carphologie, effilait, grattait, ramassait des flocons, pleurait, puis riait; elle ne reposa point ; éréthisme du ventre sans évacuations ; elle buvait un peu quand on le lui rappelait; urines ténues peu abondantes ; au toucher la fièvre était légère ; froid des extrémités. — Le neuvième jour, elle eut beaucoup de divagations , revint ensuite à elle ; taciturnité. — Le quatorzième jour, respiration rare, grande, et par intervalle devenant courte. — Le dix-septième jour, perturbation du ventre avec éréthisme. Les boissons mêmes passèrent sans sé-
ÉPIDÉMIES
journer [dans les intestins]. Insensibilité générale; tension de la peau avec aridité. — Le vingtième jour, grande loquacité; de nouveau revenue à elle, elle perdit la parole et eut la respiration courte. — Le vingt cl unième jour, elle mourut. — Chez elle , pendant toute la durée de la maladie , la respiration fut rare et grande ; elle eut une insensibilité générale ; elle cherchait toujours à s’envelopper; jusqu’à la fin il y eut ou une grande loquacité ou un silence [ absolu ]. — Phrènitis.
43. Seizième malade. — A Mélibéc , un jeune homme échauffé par de longs et nombreux excès de boissons et de femmes , s’alita. Il avait des frissonnements , des nausées , de l’insomnie et de la soif. — Le premier jour, il évacua beaucoup d’excréments solides, avec une pcrirrhêe considérable ; les jours suivants, il rendit beaucoup de matières aqueuses de couleur d’herbe; urines ténues, peu abondantes, sans couleur; respiration rare, grande par intervalles; tension d’un hypocondrc à l’autre, sans tumeur; battement continu au cardia jusqu’à la fin. Il rendit des urines huileuses. — Le dixième jour, hallucinations modérées (il était de mœurs douces et paisibles) ; peau tendue et aride: déjections alvipes , abondantes et ténues ou bilieuses et grasses. — Le quatorzième jour, tout s’exaspéra ; hallucinations; beaucoup de divagations. — Le vingtième jour, délire furieux; jactation; point d’urines ; il ne gardait qu’une petite quantité de boisson. — Le vingt-quatrième jour, il mourut. — Phrènitis.
DU
INTRODUCTION
Jusqu'ici le lecteur ne connaît que la partie théorique et descriptive de la médecine hippocratique. Il a trouvé dans le Pronostic les bases de la pathologie générale du chef de l’école de Cos , dans le traité des Airs , des Eaux cl des Lieux l’application de cette pathologie générale, je veux dire de la prognose à l'élude de l’étiologie des maladies; enlin dans les Epidémies l’application de cette meme prognose à l’observation et à la description des maladies. Toutes ces notions générales ont un but pratique que l’auteur n’a pas manqué d’indiquer, et qui ressort du reste avec évidence de presque toutes les pages de ces divers traités; mais, pour faire connaître dans tout son ensemble et dans toutes ses parties la médecine d’Hippocrate, il me reste à donner le traité du Ilégime dans les maladies aiguës, seul ouvrage de thérapeutique sorti des mains de ce grand maître qui soit arrivé jusqu'à nous.
Le traité du Jiègime dans les maladies aiguës , tel que nous le possédons aujourd’hui , et tel qu’il était connu des plus anciens critiques de l’école d’Alexandrie , d’Erasistrale , par exemple, ainsi que Galien le témoigne 1 , est composé de deux parties, distinctes il est vrai , mais qui ont entre elles plusieurs points de contact et qui se prêtent une mutuelle lumière. La première est consacrée à l’exposition des principes qui servent de base pour régler le régime dans les maladies aiguës ; elle contient aussi quelques aperçus généraux sur le traitement de ces mêmes maladies. Hippocrate n’entre pas ici dans les détails particuliers ; il se proposait d’y reveuir dans d'autres écrits, et il a même eu soin de donner l’iudication de chacun des points dont il comptait s’occuper , nous laissant ainsi une idée très sommaire, il est vrai, mais très précieuse de ses éludes sur les maladies aigues. Si l’ou compare les indications éparses dans celte première partie avec les sujets traités dans la seconde ,
' Com. IV. in Hipp. de Vict. rat. in mnrb. acttl.; texte 5, t. XV, p. 744. Tout le commentaire de Galien étant contenu dans ce quinziéme volume, je me contenterai d’indiquer les pages.
I)U RÉGIME
on y retrouvera quelques points du programme qu’Hippocra te s’était tracé, notamment le traitement propre à chaque espèce de maladies; et l’on sera porté à croire avec Galien ■ que celte seconde partie renferme des notes ébauchées, quelquefois même des passages complètement élaborés par Hippocrate lui-même et confusément rassemblés par un de ses disciples, qui a profité de l’occasion pour mêler aux doctrines et aux paroles du maître plusieurs choses de son propre fonds.
La seconde partie présente trop d’incohérences et d’incorrections , trop de passages incertains ou même complètement inextricables, pour que je la donne tout entière; je me suis borné à placer à la fin du volume quelques passages que j’ai crus capables d’éclairer ou de compléter la partie authentique du traité. Je ne m’arrêterai pas longtemps sur cette dernière partie. Les doctrines qui y sont contenues, pour avoir une origine fort ancienne , n'en sont pas moins accessibles à tous et compréhensibles par elles-mêmes. Je me contenterai d’indiquer le plan général et de faire ressortir les idées dominantes.
La polémique est le premier but et le fond même du traité du Régime. Hippocrate semble moins vouloir y établir ses propres doctrines qu’y combattre celles de ses confrères — §. lrr. Il débute par une vive attaque contre les auteurs des Sentences cnidiennes, et le débat roule sur une des plus grandes et des plus importantes questions de pathologie générale, aussi bien au point de vue de la science antique qu’à celui de la science moderne. On a vu dans l’argument du Pronostic, qu’Hippocrate s’occupait surtout de l’issue et de la marche générale de la maladie, qu’il négligeait la distinction et la dénomination des unités morbides ou espèces particulières , et qu’il ne s’enquérait pas des symptômes spéciaux que pouvait offrir telle ou telle espèce ■ tout cela lui paraissait d’une très mince utilité pour la connaissance elle traitement des maladies. Au contraire, les médecins cnidiens s’attachaient à décrire exactement et dans leurs plus petits détails les symptômes que chaque malade présentait dans chaque cas particulier , et multipliaient les espèces de maladies en imposant un nom différent à tout état morbide qui n'était point identique avec un autre Pour se prononcer avec entière connaissance de cause dans cette grave question , il faudrait avoir sous les yeux les pièces des deux parties : malheu-
1 Com. IV, in proœm., p. 732. Mais cf. aussi Com. III, texte 39, p. 705, où il dit; « Évidemment, les livres qu’Hippocrate se proposait d’écrire sur le traitement de chaque maladie aiguë, n’ont pas été conservés , ou n’ont jamais été composés. »
reusement les écrits de l’école de Cnide ontété la proie du temps , et nous ne connaissons le livre des Sentences cnidiennes que par quelques citations de Galien , qui certainement avait lu et médité cet ouyrage. Je réunis dans la première note les divers passages qui, dans les écrits du médecin de Pergamc et aussi dans ceux de Rufus d’Éphèse, se rapportent de loin ou de près aux Sentences cnidiennes. Ainsi, d’une part, le lecteur parcourant 1 e Pronostic , et de l’autre, ces fragments épars, il est vrai, mais jusqu’à un certain point suffisants pour juger de la nature cl de l’importance de la question, pourra se faire une idée assez nette d’une polémique engagée, il y a plus de deux mille ans, entre deux écoles rivales , et continuée de nos jours sous d’autres noms et sous d’autres formes.
Le second point sur lequel Hippocrate combat les médecins cnidiens , c’est qu’ils n’avaient qu’un très petit nombre de médicaments , excepté pour les maladies aigues , ce qui veut dire , suivant la remarque de Galien , qu’ils en employaient beaucoup pour ces dernières, comme cela se voit en effet dans le livre des Sentences cnidiennes , tandis que pour le traitement des maladies chroniques ils se bornaient aux purgatifs, au petit-lait et au lait, suivant les circonstances Il devait en être ainsi pour les maladies aiguës, qui paraissent surtout avoir attiré l'attention desCnidiens; il semble en effet tout naturel que les agents thérapeutiques se multiplient avec les espèces de maladies conlre lesquelles on les dirige.
Après les médecins cnidiens, Hippocrate attaque les anciens en général , qui suivant lui , étaient tout à fait ignorants des règles à suivre dans le régime des maladies aigues sur le traitement desquelles le vulgaire se trompe complètement, pareequ’il ne sait pas reconnaître les nuances délicates qui distinguent, dans ce cas, le bon du mauvais praticien.
Le régime des maladies présente à résoudre une foule de problèmes qui touchent à la plupart des points de l’art médical étaux plus importants. Ces problèmes, dit Hippocrate, les médecins ne sont pas dans l’habitude de se les poser , et quand même ils le feraient , ils n’en trouveraient peut-être pas la solution ’.
1 Com. I, t. 3, p. 423. On peut voir aussi dans Galien ( Traité du mélange et de la vertu des drogues simples, liv. VI, init., t. XI, p. 795), qu’Euryphon, regardé comme l’auteur des Sentences cnidiennes , avait écrit sur l’usage des médicaments , et qu’il avait également composé un traité sur les médicaments succédanés. (Gil., de Succed.; init., t. XIX, p. 721.)
a Ce passage et bien d'autres qu'on pourrait relever dans les écrits d’Hippocrate, prouvent que l’ésprit des chefs d’école, des fondateurs de secte, a toujours été le môme, peu bienveillant et peu modeste.
DU RÉGIME
La discordance qui régnait entre les médecins dans le traitement des maladies aigués , discordance que l’auteur compare avec une spirituelle ironie à celle des aruspiccs quand il s’agit d’interpréter le vol des oiseaui ou les signes fournis par l'inspection des entraiilesdes victimes, était déjà de son temps la source d’un grand discrédit pour l’art médical et pour ceux qui l’exerçaient.
§§. 4 et 5. Ces préliminaires établis, Hippocrate arrive à l’étude du régime dans les maladies aiguës. Il s’arrête tout d'abord à la plisane (voir la note 5 sur la ptisane), qu’il regarde comme le meilleur aliment qu'on puisse trouver pour ces sortes de maladies : il en énumère les qualités et trace les régies à suivre dans son administration.
Four bien saisir l’ensemble de la discussion et pouvoir suivre le raisonnement dans tous ses détails , il sutllt de rappeler ici un principe nettement formulé dans la première section des Aphorismes, mais qu’il n’est pas toujours facile de retrouver ici au milieu des nombreuses considérations dont l’auteur l’a enveloppé. Ce principe, c’est la loi de l'habitude qui a une très grande puissance aussi bien dans l'état de santé que dans celui de maladie , et qu’il ne faut jamais perdre de vue, quoi qu'on fasse pour se conserver dans le premier état ou pour sortir du second ' : la première conséquence de ce principe, c'est que tout changement brusque , en un sens ou en un aalre , est essentiellement nuisible, et qu’il l’est d’autant plus que les circonstances sont plus défavorables; la seconde , c’est qu'il ne faut produire aucun changement sans en contrc-balanccr l’elTet par un autre changement qui devient alors une sorte de compensation
Or, c’était précisément sur ce point capital que la pratique des confrères d’Hippocrate dilTérait absolument de la sienne. Les médecins de son temps avaient pour habitude de mettre à une diète absolue dès le début de la maladie, et d’administrer la plisane cl les boissons au fort de ia maladie. En passant ainsi de l’alimentation à la diète absolue et surtout de la diète absolue à une alimen-
1 Cf. sur l’influence de l’habitude , Galien , de Comuetndine. La traduction latine, publiée par N. Rhéginus, se trouve dans le t. VI de l’cdil. de Chartier. Le texte grec a été public pour la première fois par Dielz à la suite du livre de Disseciione mitsculorumd vol. in-12 , Leipsig, 1832). Galien s’appuie principalement de l’autorité du traité du Régime , dont il rapporte un fragment, et du traité île lu Paralysie d'Erasislrate, dont il cite également uu passage.
1 M. Littré ( t. IV, p. 73, actuellement sous presse ) a signalé les mêmes doctrines dans le traité des Articulations , $ 87, p. 327.
tation pins on moins substantielle , ils opéraient â deux reprises un brusque changement qui ne pouvait manquer de nuire gravement nu malade. Hippocrate, pour démontrer tout ce que celte manière de procéder avait de vicieux, apporte deux preuves principales : la première est fondée sur l’analogie, il s’agit des dommages qu'un homme ressent en changeant la quantité ou la qualité de sou alimentation ordinaire , môme pour une seule fois et d’une manière peu notable; la seconde est tirée de l’étal même de maladie, et Hippocrate remarque ici avec une grande justesse que cette comparaison a une valeur décisive , puisque les deux termes sont identiques. Il établit par voie expérimentale que chez un malade les écarts de régime sont d’autant plus préjudiciables qu’ils arrivent plus loin du début de la maladie , et il en conclut avec pleine raison qu’il en est de même pour le passage de la diète à l’usage de la ptisane au fort de la maladie. Outre ces exemples empruntés aux organes digestifs, il en prend de divers ordres, des exercices , du coucher , du traitement des plaies.
De leur côté les confrères d’Hippocrate autorisaient leur pratique sur cet autre principe, que le passage de la santé à la maladie étant le résultat d'un grand changement, il fallait que le passage de la maladie à la santé fût opéré sur un antre grand changement.
Hippocrate ne nie pas que dans certains cas t! faille mettre tout d’abord les malades à une diète absolue , mais il ne faut le faire que dans le cas où ils pourront supporter cette diète jusqu’à ce que la maladie ait dépassé le summum de son intensité , autrement on lui fournirait des armes nu lieu de la combattre, ti faut consulter l’acuité du mal , l’âge , la force et les habitudes du malade ; car en principe général, on doit dans la maladie régler le régime sur celui que le malade suivait dans l’état de santé. En résumé , il faut, d’un côté , commencer par alimenter les malades dés le début de la maladie quand ils doivent être mis plus lard â l’usage de la plisane passée ou non passée; de celle manière les changements sc ferout peu â peu et seront tout â fait iuoffensifs. D’un autre côté, on ne doit prescrire dès le début une diète rigoureuse que dans le cas où on pourra , sans danger pour le malade, la continuer jusqu’à ce que la maladie ait dépassé sa période d’extrême acuité.
Il faut que les commentateurs anciens aient mal étudié le traitédu Régime, ou qu’ils aient apporté beaucoup de mauvaise fol dans son interprétation , ou enlin reconnaître que les doctrines d’Hippocrate y sont obscurément exposées, caries uns, et en particulier Érasistrate , au dire de Galien , l’ont accusé de faire périr ses malades d’inanition ; les aultes, et parmi eux Thessatus; lui ont reproché de
Dü RÉGIME
les gorger d’aliments, et des deux côtés les arguments étaient tirés des textes mêmes du traité qui nous occupe '.
Hippocrate reproche encore aux médecins de son temps une erreur très grave, c’est de ne pas savoir distinguer les différentes espèces de faiblesses et de régler ainsi le régime sur des apparences trompeuses. Il est, dit-il, deux sortes de faiblesses, l’une qui provient de la vacuité des vaisseaux et à laquelle il faut opposer une alimentation capable de rétablir l’équilibre , l’autre qui provient de quelque irritation , de quelque souffrance interne ou de l’acuité du mal , et qu’il faut bien se garder de combattre par les aliments : confondre ces deux espèces de faiblesses est une grande preuve d’ignorance ; toutefois la faute n’est pas la même dans les deux cas : dans le premier, c’est-à-dire ne pas reconnaître qu’un malade est faible par inanition, c’est ridicule ; et dans le second , c’est-à-dire alimenter un malade quand la débilité provient de la nature ou de l’intensité du mal, c’est dangereux.
J’arrive maintenant à l’indication sommaire des divers points qu’Hippocratc passe successivement en revue , en me conformant à l'ordre qu’il a suivi.
§§. 4, 5 et G. Quand l’intensité de la maladie permet de donner la plisane entière, il faut, comme il a été déjà dit, avoir égard aux habitudes du malade , et en second lieu considérer si la maladie a un caractère de sécheresse ou d’humidité : dans le premier cas, on sera très sobre de plisane et on commencera par humecter le malade avec de l’oxymcl ou une autre boisson ; dans le second cas, on peut augmenter progressivement la quantité de plisane. Plus les évacuations sont abondantes , plus il faut augmenter la dose, mais il faut la diminuer aux approches des crises et deux jours après.
Si au début d'une maladie les intestins sont encore remplis du résidu des aliments, il ne faut pas prescrire la plisane entière ou passée , avant qu’il y ait eu une évacuation spontanée ou artificielle. Autre précaution : dans le cas de douleur au côté , on suspendra la plisane jusqu’à ce que la douleur ait cédé aux moyens thérapeutiques ; autrement on fait tomber le malade dans le plus grand danger. Autre précaution : il ne faut jamais donner la ptisanc quand les pieds sont froids : ce symptôme indique que la chaleur est refoulée à l'intérieur et qu’un paroxysme est imminent.
$. 7. Après ces considérations générales , Hippocrate se livrant à une digression , entre dans l’examen des moyens propres à eom-
1 Gf. Gai. Com. I . textes 20 , 23 et 44 , p. 470, 478 et 50t. — Com. III , t. 38 , p. 702. — Cf. aussi Littré, 1. 1, p. 328 et suiv.
battre la pleurésie avec douleur sus ou sous-diaphragmatique ; il donne ainsi un spécimen de la manière dont il se proposait d’envisager la thérapeutique de chaque maladie en particulier; vient ensuite ( §. 8 à 13 inclusivement ) cette longue discussion que j’ai résumée plus haut et dans laquelle il combat la méthode de ses coufrèrcs par les différents ordres de preuves que j'ai indiqués ; je n’y reviendrai pas.
L’usage de la plisane étant réglé par voie expérimentale et par voie de raisonnement, Hippocrate passe successivement en revue le vin ( §. 1 i ), l’hydromel 15), l’oxymel (§. IG) et l’eau (§. 17), considérés comme constituant une partie essentielle du régime et du traitement dans les maladies aiguës.
Il admet plusieurs espèces de vin et règle l’usage de quelquesunes d’après leur action sur le cerveau , les viscères abdominaux , l’appareil urinaire , et précise quelques cas où on doit employer ces diverses espèces; il déclare en finissant qu’avant lui on n’avait rien dit sur les caractères relatifs à l’utilité ou aux inconvénients du vin. Toutefois Galien ne porte pas un jugement très favorable de ce chapitre , et il dit (Corn. III , t. 1 , p. G2G) que non-seulement il est en désordre, mais incomplet.
L’hydromel convient moins dans les maladies aiguës bilieuses et dans celles avec engorgement inflammatoire, que dans les autres. Ses propriétés expectorantes, diurétiques , laxatives, sont modérées ; quand le miel est étendu il facilite davantage l’expectoration. Quand la décoction est très chargée elle provoque plutôt des selles de mauvais caractère. On se trouve quelquefois très bien et rarement mal d’employer exclusivement l’hydromel dans les maladies aiguës où il convient, car il a une vertu nutritive si réelle que, bu avant la plisane, il produit une très grande plénitude. L’hydromel cuit n’a pas d’autres propriétés que l’hydromel cru.
Quand l'oxymel n’est pas trop acide, il est souverain dans les affections de poitrine ; quand il est trop acide, il peut rendre les crachats très visqueux au lieu de les atténuer et de les diviser, et met ainsi le malade en danger de suffocation. Dans l’oxymel l’acide corrige ce que le miel a de bilieux ; mais l'oxymel provoque quelquefois des déjections semblables à des raclures et qui deviennent funestes : il peut encore empêcher la sortie des gaz , causer de la faiblesse et produire le froid aux extrémités. En somme , il ne faut pas l’administrer seul dans les maladies aiguës; il irriterait les intestins; et quand on croit devoir en continuer l’usage durant tout le cours de la maladie , il faut que la proportion d’acide soit peu considérable.
L'eau n’a par elle-même aucune vertu spéciale : bue entre l’hy-
DD RÉGIME
dromcl et l’oxymel elle rend , 11 est vrai, l’expectoration plus facile, mais c’est par le seul fait du changement de boisson : elle cause une espèce d'inondation dans le corps, augmente la soif plutôt qu’elle ne la diminue, nuit aux liypocondrcs, abat les forces, gonfle la rate et le foie. Hippocrate promet aussi de parler des différentes eaux médicamenteuses (tisanes et infusions); mais ce travail est encore au nombre des autres desiderata de la collection.
La partie authentique, finit par un chapitre étendu et très intéressant sur l’utilité des bains dans les affections de poitrine et sur la manière dont il faut les prendre pour qu’ils procurent de l’avantage (§. 18 ). Ici encore la grande loi de l’habitude est invoquée, et le médecin doit s'enquérir si le malade prend souvent ou non des bains dans l'état de santé , et s’il s'en trouve bien ou mal.
Si l’on veut sc faire une idée exacte du traité du lièginie dans les maladies aiguè's et bien juger de la valeur des témoignages que les anciens nous ont laissés sur ce livre, il faut le regarder comme le spécimen d’un grand travail, comprenant non-seulement la diététique, mais la pharmaceutique générale et spéciale des maladies aiguës. De ce grand travail plusieurs parties annoncées dans celle qui nous reste , n’ont pas été faites ou sont perdues pour nous; et dans cette portion môme que le temps n'a pas détruite, il ne faut voir qu’une ébauche et non un traité ayant reçu une complète élaboration. Pour arriver A une conception plus exacte encore du livre que nous possédons sous le litre de Régime dans les maladies aiguës , il convient d'établir une autre distinction : la première partie de cet écrit, celle que j’ai traduite, offre déjà un commencement de rédaction cl de coordination ; déjà l’auteur avait essayé de séparer les principes généraux des faits de détails, et d’en faire un tout. Il y a plus, c’est que la seconde partie présente des passages parallèles qui se correspondent exactement, non-seulement pour le fond des idées , mais encore pour les expressions. Seulement, dans la première partie, beaucoup de détails inutiles ou redondants ont été élagués; le style est devenu plus laconique et plus soigné. Ainsi nous avons tout ensemble le premier jet et la révision. Toutefois cette révision n’est pas encore satisfaisante, sinon pour le style, du moins pour l’arrangement des matières : nous ne possédons donc dans cette première partie qu’un travail inachevé où les idées ne se suivent pas toujours, et où on trouve çâ et là des digressions qui ne sont commandées par rien , travail publié sans doute après la mort d'Hippocrate , comme le remarque Galien '.
* Com. II, texte 55 , p. 624.
Quant à la seconde partie , il faut la considérer comme composée de quelques notes trouvées dans les papiers d’Hippocrate, notes dont quelques-unes avaient été déjà classées et retouchées , et dont quelques autres n’avalent pas encore reçu de destination; enfin admettre que quelques morccatix, surtout vers la fin, y ont été interpolés par les disciples d’Hippocrate.
Cette division fort ancienne en deux parties, dont l’une a reçu un commencement de rédaction , dont l’autre n’est qu’un recueil de notes, écrites il est vrai par Hippocrate, mais interpolées, a été acceptée par les uns et rejetée par les autres. Et c’est là précisément ce qui explique le désaccord qui existe entre les nombreux témoignages qui nous sont parvenus sur ce livre; mais on peut dire jusqu’à un certain point que ces témoignages sont aussi fondés et aussi acceptables les uns que les autres suivant le point de vue auquel on se place et la règle de critique que l’on suit. Quoi qu’il en soit, dans une histoire générale de la science ou seulement des doctrines d’Hippocrate, il me semble très permis de confondre les deux parties en une seule et de n’élaguer comme apocryphes que certains passages qui évidemment ne sont empreints ni de la touche ni de l’esprit du maître.
Les témoignages sur le traité du Régime remontent aux premiers temps de l’école d’Alexandrie. On a déjà vu qu’Érasislratc le connaissait tel que nous le possédons aujourd'hui , et qu’il le regarde comme appartenant à Hippocrate, contre lequel il dirige même une attaque indirecte dans la personne d’Apollonius et de Dexippe ses disciples. Bacchius a expliqué un mot qui sc trouve dans ce traité ' , mais qui se retrouve également dans d’autres. Érotien range ce livre parmi ceux qui concernent la diète ; il l’intitule de la plisane , IUpl irrw» ivr,s, et ne fait aucune distinction. Athénée ( éd. de Casaub., p. 67), nous apprend que quelques critiques regardaient la seconde moitié comme illégitime, et que quelques-uns même rejetaient tout le traité comme apocryphe.
On connaît déjà , en partie, l'opinion de Galien sur ce livre. Il pense, comme je l’ai déjà dit, que la partie reconnue généralement comme authentique n’a été publiée qu’après la mort d'Hippocrate; quant à la partie regardée comme apocryphe , voici textuellement ce qu’il en dit : « Dans le livre du Régime, beaucoup de « médecins ont conjecturé avec vraisemblance que la partie qui « vient après le chapitre des Bai ns n’étuit pasd’Hippocralc;car,par « la force de l’exposition et par l’exactitude des préceptes, elle est
' Cf. F.rot. gloss-, p. 310, au mot lloTxivta,
DU RÉGIME
« de beaucoup inférieure à l’autre ; toutefois , ils n’ont pas une « opinion déraisonnable, ceux qui ont été déterminés à attribuer « cette partie à Hippocrate lui-même, car la pensée y est conforme « à sa doctrine, de sorte qu’on peut soupçonner qu'elle a été écrite « par quelqu’un de ses disciples; souvent même dans cette partie ■ la rédaction et la pensée sont tellement irréprochables , qu’on « revient à la croire composée par Hippocrate lui-même , qui se « préparait à rédiger un livre où , comme il l’a promis dans le «< traité même du Régime dans les maladies, il devait enseigner le « traitement de chaque maladie en particulier. Toutefois, dans cette « partie on trouvedes passages qui, évidemment, ne sont pas dignes -i d’Hippocrate, et il faut penser qu’ils ont été ajoutés à la fin « des morceaux légitimes, comme cela est arrivé pour les dernières « parties des Aphorismes : car , les premières parties des écrits « [d’Hippocrate] étant dans la mémoire de beaucoup d’hommes , « ceux qui ont fait des additions les ont faites à la fin; c’est ce « qui parait être arrivé pour le traité des Plaies de lèle, pour le « second livre des épidémies; de même dans le traité qui nous oc- « cupe on trouve des interpolations, surtout à la fin; on y distin- « guerait donc pour .ainsi dire quatre parties , l’une digne d’Hip- « pocrate pour la pensée et pour l’expression , deux autres , dont « l’une est digne de sa pensée seulement ; et l’autre de sa diction, « enfin une quatrième qui n’est digne ni de l’une ni de l’autre. « Dans l’exposition de chaque passage nous avons soin de distin- « guer chacune de ces espèces »
Un peu plus loin a il dit : si ce livre n’est pas écrit par Hippocrate, il est tout nu moins fort ancien. II dit encore 3 en parlant du chapitre relatif aux bains: si ce qui suit n’est pas entièrement digne d’Hippocrate , beaucoup de choses néanmoins sont tout à fait dans son esprit; il en est de même pour ce qui vient après le morceau sur les bains. Ailleurs 4 , il place ce traité au nombre de ceux qui ont été accordés avec raison à Hippocrate.
Enfin selon le même critique 5 le traité du Régime dans les maladies aiguës (Ja première partie sans doute ) est regardé par tout le monde comme authentique.
Cœlius Aurélianus u nous a laissé sur le traité du Régime un
1 Com. IV, in proœm., p. 732.
1 Coin. IV, t. 5, p. 744- 1 Com. III, t. 39, p. 705.
4 De diff. resp. III , t, p. 89», t. 7.
* Com. I , in Vroyn., texte 4, p. 18, t XVIII, 2* partie.
* Morb. ucitt., II , 29, p. 142 , éd. d’Alm.
témoignage fort important. » Hippocrate , dit-il, dans un livre qui « sert de règle ( in libro regulari) et qu’il intitule du Régime « ( Diælcticus ) , propose contre la péripneumonie un remède com- « posé de coccus et de galbanum infusés dans du miel altiquc, ou « bien de Vabrolanum dans de l’oxymel et mêlé à du poivre et à « de l'ellébore noir; il dit encore que de l’opoponax (panacem) ( pas - « titiaca opoponax, Lin.) bouilli dans de l’oxymel et coulé est éga- « lement souverain. » C. Aurélianus ajoute : Soranus traite tout cela de songes et dit que l’oxymel a une propriété astringente nuisible. L’éditeur de Cœlius assure dans une note que ce passage ne se trouve dans aucun des écrits d’Hippocratc, et que le livre cité est perdu, tîruner ( Censura , p. fi" ) et Sprcngel partagent la même opinion ; mais Ackermann ( Uisl. lilt. Uipp. dans Kuebn , p. xcvin ) a montré que le passage en question se retrouve presque textuellement dans la partie regardée comme apocryphe ; en effet on lit (texte de M. Littré, t. II, p. 4G4.) « Éclegme pour la péripneumonie : « galbanum et grains de pomme de pin (zôxxa/o; ) (pinus picœa, « Lin.) dans du miel attique. Autre médicament : aurone '«ëporovov), « ( artemisia abrotanum. Lin. ), dans de l’oxyrnel et du poivre. « Faites bouillir de l’ellébore noir (heltcborus orienlalis ; Lin. ) » et donnez-le à boire aux pleurétiques dès le début quand la « douleur est étendue; l’opoponax bouilli dans l’oxymel et coulé, « est très bon à prendre pour les douleurs étendues du foie et des » régions diaphragmatiques. »
Cette citation est précieuse puisqu’elle prouve que Cœlius n’admettait aucune division dans le traité du Régime et l’accordait tout entier à Hippocrate ; elle nous montre en même temps que les préceptes du divin vieillard u’onl pas toujours reçu une aveugle sanction
' Cœlius cite encore plusieurs fois le traité qui nous occupe, sous les titres divers mentionnés note », p. 302. Dans le liv. IV, chap. ni, p. 52 1, dos Maladies chroniques , il attaque Hippocrate (en sa qualilé de chef du méthodisme, Cœlius est plus porté à reprendre qu'à approuver Hippocrate, qui passait pour le père du dogmatisme ) sur la manière dont il ordonne , dans son livre contre les Sentences cnidiennes , de traiter les cœliacos (ceux qui sont affectés des maladies des intestins ou de l'estomac). Il lui reproche de commencer par leur administrer l’ellébore , de leur faire manger du pain façonné de telle manière, qu'il serait à peine digéré par ceux qui se portent bien , enfin de leur donner de la bouillie ( pulentum ) et des semences de fenugrec ( fœmgrœci sernina ). — L’éditeur de Cœlius déclare qu’il n’a retrouvé nulle trace de ce passage dans le livre cité Mais c’est pour n’avoir été faites que dans la partie regardée comme authentique, que les recherches d’Almeloveen ont été mises en défaut. Je crois avoir retrouvé
Dü RÉGIME
Palladius 1 pense qu'il faut lire le Pronostic avant le traité du ftêgime dans les maladies aiguës ( qu’il attribue à Hippocrate sans distinction) ; et en cela il a grandement raison : les doctrines qui sont contenues dans le premier ouvrage rendent admirablement compte des doctrines qu’llippocratc cherche à établir dans le second sur la ruine de celles de ses confrères.
Tous ces témoignages sont assurément très satisfaisants ; mais la considération même du livre emporte avec clic une pins grande preuve de légitimité que toutes les assertions des critiques les plus éclairés; et pour se convaincre que ce livre est bien d’Hippocrate, il n’y a qu’à se rappeler qu'il confirme en tout point les doctrines du Pronostic , et qu’il n’a été fait en quelque sorte que pour les défendre contre celles des autres médecins et en particulier des cnidiens. Cette polémique contre l’école de Cnide ne pouvait guère être faite que par le chef de l’école de Cos , et c’est pour moi un caractère décisif d'authenticité.
1. Ceux qui ont composé les sentences qu’on appelle Cnidiermes (I), ont décrit convenablement quels symptômes
dans la partie prétendue apocryphe un passage qui n’est pas sans analogie avec celui incriminé par Cœlius; en effet on lit J. ai - « Chez les malades u qui ont le ventre inférieur chaud, cl des sellesécres et irrégulières par un « effet de coiiiquation , il faut, s’ils sont en état de supporter Vhellébort: « blanc, procurer des évacuations par le haut avec ce médicament; sinon il « faut leur donner, froide et épaisse, une décoction de blé de l'année; de la « bouillie de lentille; du pain cuit sous la cendre ftrad. de M. Littré . t. Il, •< p. Soi). » Comme on le voit, ce passage concorde en beaucoup de points avec celui que cite C. Auréliauus ; seulement il n’y est point fait mention du fenugrec, qui. dans Hippocrate, est appelé rÿl i{ (Ejiid., v, p. US7) ou frov/.ipzt ( de Morb. mul., I , p. 617. — Cf. encore Dioscoridc de Hat. wed., II , 224 , et Dierbach , p. 68. ) Peut-être Cœlius a mal cité , ce qui lui arrive fréquemment ; peut-être aussi notre texte est altéré.
1 Coin, in lib. de fracluris , p. 918, dans l'oës , éd. de Chouet.
" IJEPI AfAlTHE OEKUN; Dr. victcs ratione ik mordis acutis (Foës, Vallesius, Heurnius et Vulg.); De iii.eta xn acutis ( nonnalli). Cet ouvrage a été cité très différemment par les anciens. Athénée i Deipnus., Il, p. 45 ) a rappelé toutes ces inscriptions diverses. Les uns, dit-il, l’intitulent : ■aepi \ otaérijs? ] oSécav voïij/iàTwv (comme fait Galien en quelques passages); d’autres : ntpi nrurivet ( comme fait Pline. Hist. nat., XV III , is • Krotien , p. 22 et 262 d’autres -upbt rit Kvioiaj [yvù pat? avec Galien.
éprouvent les malades dans chaque maladie, et aussi la manière dont certaines se terminent ; on pourrait en faire autant sans être médecin , pour peu qu’on s’informe avec soin auprès de chaque malade de ce qu’il soufTre ; mais les notions que le médecin doit acquérir sans que le malade lui dise rien (2), sont presque toutes omises , bien qu’elles varient suivant les cas , et que plusieurs soient essentielles pour arriver à la connaissance rationnelle des signes positifs. Mais quand il s’agit de s’élever de cette connaissance aux traitements particuliers , je pense , en beaucoup de points, tout différemment de ce qui a été soutenu par les auteurs des Sentences. Je ne les approuve pas, non-seulement à cause de cela, mais encore pareequ’ils ne prescrivent qu’un petit nombre de remèdes, car leur traitement se réduit, pour l’ordinaire, sauf dans les maladies aiguës, 5 donner des médicaments purgatifs, du petit-lait et du lait, suivant la saison. Si ces remèdes étaient bons et suffisants pour les maladies contre lesquelles ils les conseillent, ils seraient assurément très dignes d’éloges , en ce qu’étant peu nombreux, ils rempliraient néanmoins les vues du médecin ; mais il n’en est pas ainsi. Ceux qui ont revu les Sentences, ont traité plus médicalement des remèdes qu’il convient d’administrer dans chaque maladie ; mais les anciens n’ont rien écrit sur le régime, rien du moins qui soit digue de remarque ; en cela ils ont négligé une partie très essentielle. Cependant ils n’ignoraient pas les formes diverses que revêt chaque maladie, et la multiplicité de leurs espèces. Quelquesuns même voulant donner un dénombrement bien exact des maladies , ne l’ont pas fait convenablement , car un dénombrement n’est point facile si on établit une espèce particulière de chaque maladie sur la seule différence d’un cas
Cœlius Aurélianus elle ms. 2253, ou od?aj? avec Pollux , Onomust., X , 23]. — Galien (Com. 1, 1. 1 7, p. 452), dil que ces diverses inscriplions résultent de ce qu'un point de ce livre a plus vivement frappé que les autres les yeux ou l'esprit des commeutatcurs. Le titre qu'il préfère, et qu’il reproduit lo plus ordinairement est celui placé en tête de cette note. Étienne le consacre également dans ses commentaires sur les Aphorismes (éd. de Dietz, p. 255.)
DU RÉGIME