Les lassitudes (3) spontanées présagent les maladies
6. Chez ceux qui ont quelque partie du corps attaquée d’une maladie douloureuse, et qui le plus habituellement ne ressentent pas leurs douleurs, l’esprit est malade (&).
7. Il faut réparer lentement les corps qui ont mis longtemps à dépérir, et vite ceux qui ont dépéri en peu de temps.
8. Au sortir d’une maladie, avoir de l’appétit et le satisfaire sans prendre de forces, est une preuve qu’on use de trop de nourriture ; mais si la même chose arrive quand on mange sans appétit, il faut savoir qu’une évacuation est nécessaire (5).
9. Quand on veut purger les corps, il faut rendre les voies faciles et les humeurs coulantes (6).
1 0. Plus vous nourrirez un corps rempli d’impuretés, plus vous lui nuirez.
II. Il est plus facile de réparer [les forces] avec des boissons [alimentaires] qu’avec des aliments solides.
12. Dans les maladies, ce qui reste [ des humeurs nuisibles] est une source habituelle de récidive (7).
13. Quand la crise arrive, la nuit qui précède le paroxysme est laborieuse ; celle qui suit est ordinairement plus calme (8).
14. Dans les flux de ventre, les changements dans les excréments sont avantageux , à moins qu’ils ne se fassent en mal.
13. Quand le pharynx est malade et quand des abccs apparaissent sur le corps, il faut examiner les excrétions, car si elles sont bilieuses, le corps participe à la maladie [et il ne faut pas donner d’aliments]. Si elles ressemblent à celles des gens en santé [le corps n’est pas malade et] on peut nourrir le corps en sûreté (9).
16. Quand il y a privation d’aliments (10) , il ne faut pas fatiguer.
17. Quand on a ingéré plus d’aliments qu’il ne convient naturellement, cela cause une maladie ; la guérison le prouve.
18. Le résidu des aliments qui sont promptement et complètement assimilés, est promptement éliminé (11).
19. Dans les maladies aiguës, les pronostics de guérison ou de mort ne sont pas toujours (12) infaillibles.
20. Ceux qui ont les cavités humides quand ils sont jeunes, les ont sèches quand ils vieillissent. Ceux, au contraire, dont les cavités sont sèches quand Us sont jeunes, les ont humides quand ils vieillissent (13).