Si on urine du sang et des grumeaux , si on a de la
strangurie , et si on est pris de douleurs au périnée , à l’hv— pogastre et au pubis ,. c’est un indice que la vessie et ses dépendances sont malades (Î8). . • .
ZtO. Si tout à coup la langue perd la faculté d’articuler, ou si quelque autre partie est apoplectique (paralysée) , cela tient à la mélancolie.
M. Si le hoquet survient chez les personnes âgées à la suite d’une superpurgation , ce n’est pas bon.
Zt2. Quand une fièvre ne vient pas de la bile , si on fait sur la tète des affusions abondantes d’eau chaude, il y a solution de la fièvre.
Zi 3. La femme ne devient pas ambidextre.
hh. Les empyématiques opérés par le fer ou par le feu , réchappent si Je pus coule pur et blanc ; mais ilssont perdus s’il est sanguinolent, bourbeux , fétide (19).
Z»5. Ceux qui ont une collection purulente au foie et qui sont opérés par le feu , réchappent si le pus coule pur et blanc , car dans ce cas le pus est dans une poche; mais s’il ressemble à du marc d’olives , ils sont perdus,
Zi6. Dans les douleurs d’yeux , saignez après avoir fait boire du vin pur et après de grands bains d’eau chaude (20).
Zi7. Si un hydropique est pris de toux, il est désespéré (21).
Zi8. Le vin pur et la saignée guérissent la strangurie et la dysurie ; mais il faut ouvrir les veines internes (22).
Zi9. Chez un individu pris d’esquinancie , s’il se manifeste de la tuméfaction et de la rougeur sur la poitrine , c’est bon , car le mal se porte au dehors (23).
50. Ceux dont le cerveau est sphacèlé (2Zi) , meurent en trois jours ; s’ils passent ce terme , ils guérissent.
51. L’éternument vient de la tète , le cerveau étant échauffé et la cavité de la tète devenant humide. Alors l’air qui y est renfermé s’échappe au dehors ; il fait du bruit à cause de l’étroitesse de son issue.
52. Chez ceux qui ont des douleurs à la région du foie , s’il survient de la fièvre, elle dissipe la douleur.
53. Ceux à qui il convient de tirer du sang des veines , doivent être saignés au printemps (25).
5Zi. Quand du phlegme est renfermé entre le diaphragme
APHORISMES
et l'estomac (26) et y cause de la douleur ne pouvant s’ouvrir une issue ni dans l’une ni dans l’autre cavité ( la poitrine ou l’estomac ) , s’il est transporté par les veines dans la vessie , il y a solution de la maladie.
55. Quand le foie plein d’eau se rompt sur l’épiploon (27), le ventre se remplit d’eau et les malades meurent.
56. Le vin mêlé avec partie égale d’eau , dissipe l’anxiété, le bâillement et le frisson (28).
57. Quand des abcès se forment dans l’urètre, s’ils suppurent et se rompent , il y a solution de la douleur (29).
58. Ceux dont le cerveau a éprouvé une commotion par une cause quelconque , deviennent nécessairement aphones sur-le-champ (80).
59. Il faut faire souffrir la faim à ceux dont les chairs sont humides , car la faim dessèche le corps (31).
60. Chez un individu pris de fièvre, et qui ne présente pas de tuméfaction au pharynx , s’il survient tout à coup de la suffocation et si la déglutition ne peut se faire qu’avec peine , c’est mortel.
61. Chez un individu pris de fièvre , si le cou se tourne subitement , et si la déglutition est impossible , sans qu’il existe de tumeur au cou , c’est mortel.
62. Quand il survient dans tout le corps des changements, soit qu’il se refroidisse et redevienne chaud , soit qu’il présente tantôt une couleur , tantôt une autre , c’est une preuve que la maladie sera longue (32).
63. Des sueurs abondantes et continuelles , chaudes ou froides , indiquent un excès d’humidité; il faut donc en provoquer la sortie , par le haut , chez les individus forts , par le bas chez les faibles (33).
64. Les fièvres qui n’ont pas d’intermission et qui redoublent tous les trois jours , sont très dangereuses ; mais si elles ont des intermissions, de quelque façon que ce soit , c’est un signe qu’elles sont sans danger.
65. Chez ceux qui ont des fièvres-de long cours , il survient des tumeurs ou des douleurs aux articulations (34).
66. Ceux qui , à la suite des fièvres , ont des tumeurs ou des douleurs aux articulations , prennent trop d’aliments (35)-.
67. Si vous faites prendre à un fébricitant et à un homme sain la même nourriture, vous donnerez de la force à l’homme sain et vous rendrez plus malade celui qui l’est déjà (36).
68. Il faut examiner [dans une maladie] si les matières qui sortent par la vessie ressemblent à celles qui en sortent dans l’état de santé. Quand elles ne leur ressemblent pas du tout, elles sont mauvaises. Quand elles ressemblent aux urines des personnes saines , elles ne sont point mauvaises.
69. Lorsque les déjections, si vous les laissez reposer et si vous ne les agitez pas , donnent un dépôt semblable à des raclures , la maladie est peu de chose , si ce dépôt est en petite quantité ; s’il est considérable , elle est grave : il faut alors purger. Si, avant de le faire, vous prescrivez des bouillies, plus vous en donnerez, plus vous ferez de mal (37).
70. Quand les déjections alvines sont crues, elles proviennent de la bile noire ; si elle est abondante , la maladie est plus forte ; si elle est peu abondante , la maladie est plus faible (38).
71. Dans les fièvres qui n’ont point d’intermission, les crachats livides , les sanguinolents , les bilieux ouïes fétides, sont tous mauvais. Cependant s’ils sortent bien ils sont bons. Quand les évacuations qui se font par la vessie ou par les intestins, ou par quelque autre partie que ce soit, s’arrêtent avant que tout soit purgé, c’est mauvais (39).
72. Il faut rendre les voies faciles quand on veut purger. Si on veut rendre faciles les voies supérieures, il faut resserrer le ventre. Si on veut rendre faciles les voies inférieures, il faut l’humectcr (40).
73. Quand le sommeil et l’insomnie sont prolongés l’un et l’autre outre mesure, il y a maladie (41).
74. Dans les fièvres qui n’ont pas d’intermission , si l’extérieur est froid , et l’intérieur brûlant , et s’il y a de la fièvre, c’est mortel (42).
376 APHORISMES
7 5. Dans une fièvre qui n’a pas d’iutertuission , si la lèvre, ou la narine, ou l’œil , ou le sourcil est dévié ; si le malade , affaibli , ne voit plus, n’entend plus; quel que soit celui de , ces signes qui apparaisse , la mort est proche (43).
76. A la suite de la leucophlegmasie arrive l’hydropisie (44).