‹ Hippocrate le serment, la loi, de l'art ... par le dr. Ch. V. DarembergChapitre 19 sur 145 · Parmi les fébricitants, chez ceux qui ont des rou · texte numérisé non relu

Parmi les fébricitants, chez ceux qui ont des rou

PRÉNOTIONS DE COS. 109

geurs au visage, une douleur de tête intense , des pulsations vasculaires, il survient le plus souvent une hémorragie nasale ; chez ceux au contraire qui ont du dégoût, des douleurs au cardia , un ptyalisme , c’est un vomissement ; chez ceux qui ont des éructations, des vents , des borborygmes avec météorisme du ventre, ce sont des perturbations du ventre.

143. Chez ceux qui traînent sans danger une fièvre continue, avec absence de douleur, de phlegmasie, ou d’une autre cause apparente [qui l’entretienne] , on doit s’attendre à des dépôts, avec douleur et tuméfaction, surtout aux régions (60) inférieures. On doit particulièrement s’attendre à ces dépôts chez les individus âgés de trente ans , et on en soupçonnera la formation si la fièvre a passé le vingtième jour. Ils sont plus rares chez les sujets plus âgés, quoique la fièvre ait duré plus longtemps. Les fièvres qui quittent et reprennent irrégulièrement, dégénèrent facilement en fièvre quarte , surtout en automne , et principalement chez ceux qui ont plus de trente ans. Les dépôts arrivent de préférence en hiver, disparaissent plus lentement, et sont moins sujets à se répercuter à l’intérieur. ( Pronost . 24, initio. )

1 44. Chez ceux qui ont éprouvé plusieurs rechutes, s’ils sont malades depuis plus de six mois, il survient ordinairement une phthisie ischiatique (61).

145. Tout ce qui se substitue à la fièvre, et qui ne présente pas les signes d’un dépôt, est de mauvais caractère.

146. Parmi les fièvres, celles 'qui cessent à des jours non critiques et sans signes décrétoires, récidivent. {Pronost. 24, initio.)

Page 1