Les maladies aiguës se jugent en quatorze jours
148. Une fièvre tierce légitime se juge en sept, ou au plus tard en neuf périodes (62).
149. Au début des fièvres, si quelques gouttes de sang s’échappent des narines , ou s’il advient un éternument et que les urines donnent un dépôt blanc le quatrième jour, ce dépôt
PRÉNOTIONS DE COS.
indique la solution de la maladie pour le septième (63).
150. Les maladies aiguës se jugent par un saignement de nez qui arrive dans un jour critique , par des sueurs abondantes , par des urines purulentes ou vitrées , donnant un sédiment louable et sortant en abondance , par un dépôt proportionné à l’intensité de la maladie , par des selles muqueuses , sanguinolentes , qui sortent tout à coup et avec force , enfin par des vomissements qui n’ont pas de mauvais caractère et qui arrivent lors de la crise (65).
151. Le sommeil profond et sans trouble présage une crise sûre ; mais le sommeil troublé et accompagné de douleurs du corps présage une crise douteuse.
152. Au septième, ou au neuvième, ou au quatorzième jour, les saignements de nez résolvent le plus ordinairement les fièvres. Il en est de même d’un flux bilieux ou dyssentérique, de la douleur aux genoux ou aux hanches, de l’urine bien cuite aux approches de la crise ; et , pour les femmes, de l’écoulement des menstrues.
153. Ceux qui, dans le cours d’une fièvre , ont une hémorragie abondante , de quelque partie que ce soit , ont le ventre relâché lorsqu’ils entrent en convalescence. ( Prorrk . 133.)
155. Ceux qui, dans les fièvres, ont de petites sueurs générales , avec céphalalgie et resserrement du ventre , sont menacés de spasmes. ( Prorrk . 115.)
155. Le délire qui s’exaspère en peu de temps, est un délire fer in et présage un spasme (65). ( Prorrk . 26 et 123.)
156. La fièvre survenant dans le spasme, le fait cesser le jour même ou le lendemain matin , ou le troisième jour.
157. Le spasme survenant dans la fièvre et cessant le jour même, c’est bon; mais, dépassant l’heure à laquelle il avait commencé, et ne cessant pas, c’est mauvais (66).
158. Ceux qui ont des fièvres intermittentes, et chez lesquels la chaleur fébrile modérée se montre irrégulièrement , le ventre étant météorisé et ne rendant que peu de matières , ont des douleurs lombaires après la crise ; leur ventre
se relâche alors subitement et abondamment Mais ceux dont la peau est brûlante au toucher, qui sont engourdis, altérés et agités, tombent dans une prostration complète (67) si les selles se suppriment. Quelquefois des rougeurs inflammatoires qui paraissent aux pieds présagent cet étal.
159. Les fièvres quartes hivernales se transforment aisément en maladies aigues.