Les pleurétiques chez lesquels il se fait par les cra
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chats beaucoup de murmures dans la poitrine, dont le visage est abattu , dont les yeux sont jaunâtres et troubles , sont perdus.
389. Ceux qui deviennent empyématiques par suite d’une pleurésie, expectorent [complètement] le pus dans les quarante jours qui suivent l’ouverture [del’empyème.]
390. Dans toutes les pleurésies et les péripneumonies , il faut que les crachats soient expectorés facilement et de bonne heure, que la partie jaune y soit intimement mélangée; car expectorés longtemps après l’invasion de la douleur, jaunes ou sans mélange , et provoquant une forte toux , ils sont funestes. Sont tout à fait mauvais les crachats d’un jaune pur, les visqueux , les blancs , les arrondis , ceux fortement colorés en vert , les spumeux , les livides et les érugineux. Sont encore plus mauvais les crachats si peu mélangés qu’ils paraissent noirs. ( Pronost . 14, initio.) Si le jaune est mélangé avec un peu de sang au début de la maladie, c’est un signe de guérison; mais le septième jour ou plus tard, c’est un signe moins rassurant. Les crachats très imprégnés de sang, ou livides dès le commencement , sont dangereux. Sont également funestes les crachats spumeux , les jaunes , les noirs , les érugineux , les visqueux et ceux qui se colorent promptement. Les crachats muqueux et fuligineux se colorent promptement et sont plus rassurants. Ceux qui arrivent dans les cinq [premiers] jours à la couleur de la coction , sont meilleurs.
391. Tout crachat qui ne dissipe pas la douleur est funeste : celui qui la dissipe est avantageux. ( Pronost . 14, in fine.)
392. Tous ceux qui , en même temps qu’ils ont une expectoration bilieuse, crachent du pus, séparément ou mélangé avec la bile , meurent en général le quatorzième jour, à moins qu’il ne survienne quelqu’un des bons ou des mauvais signes qui ont été décrits ; s’il n’en survient aucun, la mort arrive comme il a été dit, surtout chez ceux qui ont commencé à cracher ainsi le septième jour (131). ( Pronost. 15, initio. )
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393. Il est bon en pareils cas , et dans toutes les maladies des poumons, de supporter facilement la maladie, d’être délivré de la douleur , d’expectorer sans gêne , de respirer librement , de n’être pas altéré , d’avoir une chaleur et une souplesse uniforme de tout le corps , de présenter dans le sommeil , les sueurs, les urines et les selles (132), les signes avantageux : les phénomènes contraires sont mauvais. Si donc tous ces avantages se trouvent réunis avec une telle expectoration , le malade réchapperait : mais si les uns se rencontrent sans les autres, il [ne] (133) vivra pas plus de quatorze jours ; et quand il s’y joint des symptômes contraires , il meurt plus vite. ( Pronost . 15, in fine.)
394. Toutes les douleurs qui siègent dans ces régions , et qui ne se dissipent ni par l’expectoration ni par la saignée, ni par le régime, entraînent la suppuration. ( Pronost . 15, initio.)
395. Tous ceux qui à la suite de péripneumonie ont aux oreilles ou aux parties inférieures des dépôts qui suppurent et deviennent fistuleux sont sauvés (134). Ces dépôts arrivent lorsque la fièvre et la douleur persistent et que les crachats [ne] sortent pas en quantité convenable ; que les selles ne sont pas bilieuses , qu’elles sont fluides et sans mélange , que l’urine n’est pas fort épaisse , et ne forme pas un dépôt abondant , et que d’ailleurs il se montre d’autres signes de salut. Or, ces dépôts se forment, aux parties inférieures, quand une phlegmasic s’est déclarée aux hypocondres ; aux parties supérieures , quand l’hvpocondre est souple et indolent et que les malades sont pris pendant quelque temps d’une dyspnéequi disparaît sans cause évidente. (Pronost AH, initio.)
396. Les dépôts qui se forment aux jambes dans les péripneumonics très dangereuses , sont tous utiles. Les meilleurs sont ceux qui arrivent lorsque les crachats deviennent purulents de jaunes qu’ils étaient. Mais si les crachats ne sortent pas en proportion convenable , si les urines ne déposent pas un bon sédiment , le sujet court risque d’être boiteux ou de donner beaucoup d’embarras au médecin ; mais si les dépôts rétrocèdent sans que le fièvre cesse , et
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sans que l’expectoration se fasse , le malade est dans le danger de mort ou de délire. ( Promit . 18, in mccUo.) Les péripneumoniques qui n’ont pas été purgés [des crachats] (135) dans les jours décrétoires, et qui ont passé les quatorze jours avec du délire, courent le danger de devenir empyématiques.
397. Les péripneumonies qui résultent de la répercussion d’une pleurésie, sont moins dangereuses que celles qui débutent d’emblée (136).
398. Ceux qui ont le corps dense et qui sc livrent aux exercices gymnastiques , sont plus vite enlevés par les pleurésies ou les péripneumonies que ceux qui ne se livrent pas [à ces exercices] (137).
399. Il est mauvais que le coryza et l’éternument précèdent et viennent compliquer la péripneumonie. Dans les autres maladies l’éternument n’est pas sans utilité. ( Pronost. 1 4, in meclio. )
400. Chez les péripneumouiques, quand la langue est tout entière blanche et rugueuse , les deux parties du poumon sont enflammées ; lorsqu’il n’y en a qu’une moitié , c’est la partie correspondante du poumon qui est enflammée. Quand la douleur sc fait sentir à une seule des clavicules , un des lobes supérieurs du jxmmon est malade. Quand elle se porte aux deux clavicules , les deux lobes du poumon sont entrepris. Quand elle se fixe au milieu de la poitrine , le lobe moyen est malade ; quand c’est à la base , c’est le lobe inférieur qui est entrepris : quand un côté tout entier est douloureux , toute la partie correspondante du poumon est malade (138). Si les bronches (1 39) sont tellement enflammées qu’elles s’appliquent contre la plèvre (140) , la partie du corps correspondante est paralysée , et il se forme des taches livides ( des ecchymoses ) sur le thorax. Les anciens appelaient ces malades frappes (141). Mais si elles ne s’enflamment pas assez violemment pour s’appliquer contre la plèvre , la douleur est à la vérité générale , néanmoins les malades ne sont pas paralysés et ils n’ont pas de taches livides.