Quand le poumon tout entier et le coeur sont en
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flammés de manière à s’appliquer contre les parois de la poitrine , le malade est entièrement paralysé ; il gît froid et insensible et meurt le deuxième ou le troisième jour ; mais si le cœur n’est pas entrepris en même temps , ou s’il l’est moins, les malades \ivent plus de temps, quelques-uns meme réchappent.
ù02. Chez ceux qui deviennent empyématiques, surtout par suite de pleurésie et de péripneumonie , la chaleur est continuelle , faible le jour, mais plus forte la nuit ; il n’y a point d’expectoration notable , il survient des sueurs au cou, à la clavicule; les yeux s’enfoncent, les joues rougissent, les doigts des mains sont chauds et rugueux , les ongles sc recourbent et se refroidissent; il s’élève des tumeurs aux pieds et des phlyctènes sur tout le corps ; l’appétit est perdu. Tels sont les signes que présentent les empyèmes dont la marche est chronique. ( Pronost . 17, initio.) Ceux qui s’ouvrent promptement se reconnaissent aux signes qui accompagnent [la suppuration] et aux douleurs qui se font sentir dès le début s’il survient en même temps plus de dyspnée. (Pronost. 17, in vned. ) La plupart des empyèmes s’ouvrent, ceux-ci le vingtième , ceux-là le quarantième , quelques-uns le soixan • tième jour. Chez ceux qui dès le début ont une douleur intense , de la dyspnée , de la toux avec expectoration , attendez-vous à la rupture de l’empyèrae pour le vingtième jour ou même plus tôt. Chez ceux qui présentent ces symptômes plus modérés , l’ouverture sera réglée en proportion. On calculera en partant du moment où pour la première fois le malade a été pris de douleur , de pesanteur , de fièvre et de frisson. La douleur, la dyspnée, un ptyalisme doivent nécessairement précéder la rupture [des empyèmes.] ( Pronost . 16, initio.) Ceux que la fièvre quitte aussitôt que la rupture a eu lieu et qui recouvrent l’appétit , qui expectorent facilement un pus blanc, inodore, lié, d’une couleur uniforme et non phlegmatique (non séreux) et qui rendent par en bas des matières un peu compactes, sont en général promptement guéris. Mais ceux que la fièvre ne quitte pas , qui
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sont altérés , sans appétit , et dont le pus est livide ou verdâtre , ou phlegmalique , ou spumeux , dont le ventre est relâché , meurent. Quant à ceux qui présentent quelques-uns de ces phénomènes sans les autres , les uns meurent , les autres guérissent après un long espace de temps. ( Pronos t. 17, in fine. )
403. Ceux qui sont menacés d’empyèmes expectorent des crachats d’abord salés et ensuite plus doux.
404. Ceux chez lesquels il se forme des abcès (142) dans le poumon , rendent le pus dans les quarante jours qui suivent la rupture [de cet abcès] ; s’ils dépassent ce terme [sans être purgés] , ils deviennent en général phthisiques.
405. Dans le cas de douleur de côté, un flux de sang par les narines est mauvais.
406. Les empyématiques qui vont mieux , et qui expectorent des crachats fétides , une rechute les tue.
407. Ceux qui, dans les cas de pleurésie rendent des crachats purulents , un peu bilieux , arrondis , ou purulents et sanguinolents , tombent après quelque temps dans un état pernicieux. Sont également dans un état pernicieux , ceux qui crachent des matières noires , fuligineuses , ou dont les crachats semblent colorés par un vin d’un rouge très foncé.
408. Ceux qui crachent du sang écumeux et souffrent à l’hypocondre droit , le crachent du foie , et périssent pour la plupart.
409. Ceux chez lesquels la succussion (143) fait rendre un pus bourbeux et fétide , périssent pour la plupart.
410. Ceux dont le pus colore une sonde comme elle le serait par le feu (144), périssent pour la plupart. ( Pronost . 18, in fine. )
411. Les individus qui ont une douleur de côté, mais non pleurétique et qui éprouvent des perturbations du ventre avec déjection de matières ténues, deviennent phréne tiques.
412. Dans les maladies du poumon, un flux de sang d’un rouge très foncé , c’est funeste.