‹ Hippocrate le serment, la loi, de l'art ... par le dr. Ch. V. DarembergChapitre 81 sur 145 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

fièvres aiguës , surtout dans les camus , ont un écoulement involontaire de larmes , on peut s’attendre à une hémorragie par le nez , quand d’ailleurs les autres signes ne sont pas funestes ; quand ils sont pernicieux , ce n’est pas une hémorragie, mais la mort que les larmes annoncent (7). Les parotides qui se formèrent dans ces fièvres, n’arrivèrent ni à résolution ni à suppuration chez quelques malades, bien que la fièvre eût cessé d’une manière critique ; dans ces cas une diarrhée bilieuse ou la dvssenterie , ou des urines épaisses avec sédiment, les dissipèrent, comme cela arriva à HermippusleClazoménien. Pour ce qui est des phénomènes critiques , à l’aide desquels nous reconnaissons les maladies , ils furent ou semblables ou dissemblables. Il en fut ainsi chez deux frères qui tombèrent malades à la même heure; c’étaient les frères d’Épigène ; ils étaient couchés près du théâtre ; le plus âgé eut une crise le sixième jour, le plus jeune, le septième. Le mal reprit chez tous les deux à la même heure; il y eut une intermission [pendant six jours chez le premier] , pendant cinq [chez le second]. Après la reprise du mal, une crise définitive arriva pour tous les deux le quatorzième jour; en tout quatorze jours. Chez le plus grand nombre, une crise arrivait au sixième jour ; il y avait une intermission pendant six jours , et le cinquième jour après la rechute , la maladie se jugeait [définitivement]. Chez d’autres , la crise venait le septième ; il y avait sept jours de relâche, et le troisième jour [après la reprise] la maladie était [définitivement] jugée. Chez d’autres, la crise arrivait le septième jour, et il y avait trois jours de relâche ; la crise définitive se faisait le septième [après la récidive]. Chez d’autres, la [ première] crise arrivait le sixième jour, la [première] rémission durait six jours , le mal reprenait pendant trois jours , puis il cessait un jour, reprenait un autre jour et se jugeait [définitivement], comme il arriva chez Évagon, fils de Daïtharsès. Chez certains, il se faisait une crise le sixième jour ; le mal s’arrêtait pendant sept jours, et le quatrième jour après lareprise , il était jugé [définitivement] , comme il arriva à la fille

ÉPIDÉMIES

d’Aglaïdas. La plupart des maladies, dans cette constitution, suivirent cette marche ; je ne sache pas qu’aucun malade ait échappé sans avoir éprouvé des rechutes suivant cet ordre, et tous ceux que j’ai conuus réchappaient quand les récidives arrivaient chez eux de cette manière. Je ne sache pas non plus qu’aucun de ceux chez qui les choses se passèrent ainsi ait eu de nouvelles rechutes. Dans ces maladies, ceux qui succombaient mouraient communément le sixième jour, comme l’jpaminondas, Silénus et Phiiiscus, fils d’Antagoras. Quand il se formait des parotides , la maladie sejugeait le vingtième jour ; chez tous elles arrivaient à résolution sans suppurer, et le mal se portait vers la vessie. Chez Cratistonax, logé près du temple d’ Hercule, et chez la servante de Scymuus le foulon, elles suppurèrent et ils périrent. Il y en eut qui eurent une crise le huitième jour, une intermission de neuf jours, une rechute et une crise définitive le quatrième jour après la rechute , comme Pantaclès qui demeurait près du temple de Bacchus. Il y en eut qui eurent une crise le septième jour, une intermission de six jours, une rechute et une [dernière] crise sept jours après la rechute, comme Phanocrite, couché chez Gnathou le peintre. Pendant l’hiver, vers le solstice d’hiver et jusqu’à l’équinoxe , régnèrent les cousus , les •phrenitis, et il mourut beaucoup de monde. Toutefois les crises se modifièrent. Chez la plupart , il en arrivait une première le cinquième jour , à dater de, l’invasion ; la maladie avait une rémission de quatre jours, puis elle reprenait; enfin, cinq jours après la reprise, arrivait une [dernière] crise; en tout quatorze jours ; les crises furent ainsi réglées chez presque tous les enfants , et aussi chez les personnes plus âgées. Il y en eut cependant chez qui une [ première ] crise se fit le onzième jour, une reprise le quatorzième, et une crise décisive le vingtième. S’il y avait des frissons le vingtième jour, la crise était différée au quarantième. Presque tous les malades avaient des frissons lors de la première crise. La plupart de ceux qui avaient eu ces frissons, lors de la première crise, les avaient aussi lors de la crise qui suivait la reprise du mal. U y eut moins de fris-

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