‹ Hippocrate le serment, la loi, de l'art ... par le dr. Ch. V. DarembergChapitre 82 sur 145 · SECTION TROISIÈME · texte numérisé non relu

SECTION TROISIÈME

1 0. (8) Nous diagnostiquons les maladies d’après la nature humaine en général, et la nature particulière de chaque individu, d’après la maladie et le malade, d’après les choses qui lui sont administrées, d’après celui qui les administre, car tout cela contribue à rendre le diagnostic facile ou difficile, d’après la constitution générale de l’atmosphère, et d’après celle qui est propre à chaque division du ciel , à chaque contrée , d’après les habitudes, le régime, le genre d’occupations habituelles, l’âge, les discours, les mœurs, le silence, les idées, le sommeil, les insomnies, la nature et le moment dès rêves , les mouvements des mains , les démangeaisons , les larmes , les paroxysmes , les excréments , les urines , les crachats , les vomissements. [ Il faut encore observer ] les substitutions des maladies ; si les dépôts sont critiques ou pernicieux , [ et considérer ] la sueur, le froid, les frissons, la toux, l’éternument, le hoquet, la respiration, les éructations , les vents rendus avec ou sans bruit , les hémorragies , les hémorroïdes ; il faut considérer ce qui résulte de ces signes et ce qu’ils comportent.

41. Il y a des fièvres continues, il y en a qui prennent pendant le jour et qui quittent dans la nuit ; d’autres qui prennent pendant la nuit et qui quittent pendant le jour ; il y en a d’hémitritées, de tierces , de quartes , de quintanes , de septimanes, de nonanes (9). Les maladies les plus aiguës , les plus fortes , les plus cruelles et les plus mortelles sont celles avec fièvre continue; la moins meurtrière de toutes, la plus supportable, mais la plus longue, c’est la fièvre quarte ; non-seulement elle est bénigne en elle-même , mais encore elle préserve d’autres grandes maladies. Quant à celle qu’on appelle hémitritée , il s’y joint souvent des maladies aigues; c’est aussi la plus mortelle; les phthisies et

ÉPIDÉMIES

toutes les autres maladies chroniques se compliquent principalement de Yhêmitritèe. La fièvre nocturne n’est guère . mortelle, mais elle est de longue durée; la diurne est encore de plus longue durée. Il en est chez qui elle dégénère même en phthisie. La septimane est longue, elle n’est point mortelle ; la nonane est plus longue, et non mortelle. La tierce légitime arrive vite à la crise , et elle n’est point mortelle. La quintane est la plus mauvaise de toutes ; en effet , qu’elle précède la phthisie ou qu’elle s’y joigne, elle tue. Chacune de ces fièvres a sa marche, son type et ses paroxysmes particuliers. Par exemple, il en est chez qui la fièvre continue est très vive, présente dès le début un haut degré d’intensité , fait tomber immédiatement dans l’état le plus grave, et diminue aux approches de la crise et pendant la crise. Il en est d’autres chez qui elle commence doucement et d’une manière lente, croît, s’exaspère de jour en jour et éclate avec violence au temps de la crise. Chez d’autres, elle débute modérément, s’irrite et s’accroît jusqu’à ce qu’elle soit à son apogée, puis se calme jusque vers le temps de la crise et pendant la crise. Cela arrive dans toutes les espèces de fièvres et dans toute maladie ; c’est d’après cette considération qu’il faut régler le régime. Il est eucore beaucoup de signes importants et qui se rattachent directement à ceux-là; j’ai déjà parlé des uns; je parlerai des autres. Il faut les apprécier par le raisonnement et s’eu servir pour reconnaître chez qui la maladie sera aiguë et mortelle, ou guérissable, chez qui elle sera longue , mortelle , ou guérissable ; dans quel cas il faut alimenter ou non, à quelle époque, en quelle quantité il faut le faire, et quelle substance on prescrira.

12. Les maladies qui redoublent aux jours pairs se jugent aux jours pairs, comme celles qui redoublent aux impairs se jugent aux impairs. La première période pour les maladies dont les crises arrivent aux jours pairs, est au 4% au 6e, au 8e, au 10% au 14% au 30% au 40% au 60% au 80% au 120* jour ; pour celles qui se jugent dans les jours impairs, la première période est au 3% au 5% au 7% au 9% au 11% au 17e,

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