‹ Hippocrate le serment, la loi, de l'art ... par le dr. Ch. V. DarembergChapitre 85 sur 145 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

les jambes très douloureuses; lesdouleursdu cardia revinrent; pesanteur de tète; elle n’eut point d’hallucinations; elle reposa davantage ; resserrement du ventre. — Le onzième jour, elle rendit des urines d’une bonne couleur, ayant un sédiment abondant ; elle se trouvait mieux. — Le quatorzième jour, retour du frisson ; lièvre aiguë. — Le quinzième jour, elle vomit des matières bilieuses, jaunes, assez abondantes ; elle eut de la sueur; apyrexie; mais dans la nuit, fièvre aiguë, urine épaisse avec sédiment blanc. — Le seizième jour, le mal s’exaspéra ; nuit agitée ; point de sommeil ; hallucinations. — Le dixhuitième jour, soif; la langue était brûlée ; elle ne dormit pas, eut beaucoup d’hallucinations, et ressentit de fortes douleurs aux jambes. — Vers le vingtième jour au matin , elle eut quelques frissons ; tomba dans le coma , et par intervalles dormit paisiblement ; elle vomit des matières bilieuses, noires, en petite quantité; surdité dans la nuit. — Vers le vingt-unième jour, pesanteur douloureuse dans tout le côté droit; elle toussa un peu ; urines épaisses , troubles , rougeâtres , ne déposant pas par le repos; du reste, tout alla mieux. Cependant elle n’eut point une nouvelle apyrexie. — Dès le début, pharynx douloureux et rouge; gonflement de la luette; flux d’humeur âcre, piquante, salée, qui persista jusqu’à la fin. — Vers le vingt-septième jour, apyrexie; dépôts dans les urines; douleurs au côté. — Vers le trente-unièine jour, une fièvre violente la reprit ; le ventre fut troublé par des matières bilieuses. — Le quarantième jour , elle vomit un peu de ma tières bilieuses. — Le quatre-vingtième jour , la maladie fut [définitivement] jugée; apyrexie [complète].

18. Sixième malade. — Cléonactidès , logé au-dessus du temple d’Hercule , fut pris d’une fièvre très forte , irrégulière ; au début , il eut des maux de tète , des douleurs au côté gauche et dans le reste du corps, avec sentiment de brisure. La fièvre redoublait , tantôt d’une façon , tantôt d’une autre ; tantôt il suait, tantôt il ne suait pas ; les paroxysmes arrivaient avec violence, surtout aux jours critiques. — Vers le vingt-quatrième jour, il eut un refroidissement aux mains; il vo-

ÉPIDÉMIES

mit des matières assez abondantes, [d’abord ] bilieuses, jaunes, mais bientôt érugineuses. II éprouva un soulagement général. — Vers le trentième jour, il eut pour la première fois une hémorragie par les deux narines ; elle revint irrégulièrement de temps en temps, jusqu’à la crise. Pendant tout le temps il n’eut ni dégoût, ni soif, ni insomnie. Urines ténues, mais colorées. — Vers le quarantième jour, il rendit des urines un peu rouges , qui déposaient un sédiment rouge abondant. U se trouva mieux ; mais ensuite les urines varièrent , tantôt elles avaient un sédiment et tantôt [elles n’en avaient] point. — Le soixantième jour, dans les urines, sédiment abondant, blanc, homogène. Tout se calma. La fièvre eut une rémission. Urines ténues, mais de bonne couleur. — Le soixante-dixième jour , apvrexie ; la fièvre cessa pendant dix jours. — Le quatre-vingtième jour il fut repris de frisson ; fièvre aigüe ; il sua beaucoup. Sédiment rouge , homogène dans les urines. La maladie fut complètement jugée.

19. Septième malade. — Méthon fut pris d’une fièvre très vive; pesanteur douloureuse aux lombes. — Le deuxième jour, ayant bu beaucoup d’eau , il alla convenablement du ventre. — Le troisième jour, pesanteur de tête , excréments ténus , bilieux , rougeâtres. — Le quatrième jour, tous les symptômes s’aggravèrent. A deux reprises, un peu de sang s’échappa de la narine droite; nuit pénible; selles comme au troisième jour ; urines noirâtres avec un nuage noirâtre , éparpillé ; il n’y avait point de dépôt. — Le cinquième jour, hémorragie abondante d’un sang pur par la narine gauche ; sueurs. La maladie fut jugée. Mais après la crise, il eut de l’insomnie et de la divagation ; urines ténues, brunes. On fit des affusions sur la tête. Il reposa et reprit connaissance. Il n’eut point de rechute, mais il fut pris de fréquentes hémorragies après la crise.

2 0. Huitième malade. — Érasinus qui habitait près la fosse du Bouvier , fut pris d’une fièvre violente après le repas du soir. Nuit pleine de trouble. — Le premier jour fut calme , mais la nuit fut laborieuse. —Le deuxième jour tout s’ag-

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